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Les attentats du vendredi 26 juin - la Grèce face aux échéances financières

59 min
À retrouver dans l'émission

Les attentats du vendredi 26 juin

Une vague violence a eu lieu vendredi dernier, en France comme dans le reste du monde. En Isère, un individu a été décapité dans une usine de gaz industriel à Saint-Quentin Fallavier. D’après les images des caméras de surveillance de l’usine, la tête de la victime aurait été accrochée sur un grillage, entouré de drapeaux islamistes, avant que l’auteur des faits ne se projette avec son véhicule sur des bobonnes de gaz. Un conseil de défense restreint s’est tenu dans l’après-midi de vendredi, à l’initiative du président de la République.

Le suspect présumé, Yassin Salhi, était connu des services de renseignement, comme l’étaient les autres auteurs d’attentats sur le territoire national Mohamed Merah, Mehdi Nemmouche ou les frères Kouachi.

Suite à cet attentat, le ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve a déclaré que le risque terroriste est actuellement extrêmement élevé en France, du fait notamment d’une propagande extraordinairement sophistiquée des groupes terroristes .

Le même jour, une fusillade dans un hôtel tunisien a causé la mort de 38 personnes dans la ville de Sousse, et des dizaines de victimes ont succombé à l’attaque d’une mosquée au Koweit. D’autres exactions ont eu lieu à Kobané, en territoire kurde, où 150 civils ont été mis à mort, ainsi qu’en Somalie, où les islamistes chababs ont attaqué une base militaire de l’Union Africaine. Cette vague meurtrière suit de près un appel de l’Etat islamique, incitant les musulmans à engager une guerre sainte contre les infidèles pendant le ramadan. Ces différents événements sont survenus alors que l'Etat Islamique a officiellement proclamé le Califat Islamique en Irak et au Levant il y a exactement un an, le 29 juin 2014.

La Grèce face aux échéances financières

Un accord n’a toujours pas été trouvé ce matin entre le gouvernement grec et ses différents créanciers. La Grèce doit rembourser mardi prochain 1,6 milliard d’euros au Fonds Monétaire International, et ne dispose pas des liquidités nécessaires pour honorer ce paiement.

Les rencontres se sont multipliées ces dernières semaines entre les différents acteurs du dossier. L’objectif de ces réunions était double. Les créanciers souhaitaient arrêter une liste de mesures concrètes destinées à permettre à la Grèce de dégager un excédent budgétaire primaire lors des prochaines années. De son côté, Syriza – le parti au pouvoir à Athènes – n’a pas caché sa volonté d’aboutir à une annulation partielle de la dette grecque, qui s’élève actuellement à 322 milliards d’euros, soit 177% du PIB. La question d’une seconde restructuration de la dette grecque, trois ans après celle organisée en 2012, divise les créanciers.

Hier, lors du troisième Eurogroupe organisé cette semaine, une liste de réformes proposées au gouvernement grec a été étudiée. Y est envisagé une hausse de la TVA ou encore une réforme des retraites comprenant notamment la suppression d’une prime pour les petites retraites. Ces mesures vont à l’encontre du programme sur lequel Syriza s’est fait élire en janvier dernier. Le premier ministre Alexis Tsipras a ainsi annoncé sa volonté de soumettre au vote des électeurs grecs par référendum les différentes propositions de réformes qu’il juge imposées par les créanciers. Ce vote est annoncé pour le 5 juillet, soit 5 jours après la date à laquelle le FMI doit être remboursé.

En cas d’absence d’accord avant ce mardi, l’État grec sera considéré en situation de défaut de paiement. Une sortie de l’euro serait alors possible, afin de permettre à Athènes de retrouver une marge de manœuvre monétaire.

Invités

Sylvie KAUFFMANN, directrice éditoriale au journal le Monde

Michaela WIEGEL, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung

Jean-Louis BOURLANGES, professeur à l’Institut d’études politiques de Paris

Marc-Olivier PADIS, directeur de la rédaction de la revue Esprit

Brèves

Louis MANARANCHE, Retrouver l'Histoire (Editions du Cerf, 2015)

Patrick WEIL, Le sens de la République (Grasset, 2015)

Mona OZOUF, De Révolution en République, les chemins de la France (Gallimard, 2015)

Christophe BLOT, Odile CHAGNY et Sabine LE BAYON, Faut-il suivre le modèle allemand ? (La documentation française, 2015)

Sylvie Kauffmann a salué l'hommage rendu par Barack OBAMA aux victimes de Charleston

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