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Les élections départementales - Les relations israélo-américaines

59 min
À retrouver dans l'émission

Les forces politiques françaises avant les élections départementales

Les élections départementales se tiendront en France les 22 et 29 mars prochains. La loi du 17 mai 2013 a modifié les modalités de ces élections, jusqu’alors appelées cantonales. Ces modifications ont pour premier objectif le rééquilibrage démographique des circonscriptions. La carte électorale a été redessinée, faisant passer de 4 035 à 2 054 le nombre de cantons, chacun représenté par deux élus, ce qui portera le nombre de conseillers départementaux à 4 108. Un second objectif concerne le respect du principe de parité par le choix d’un mode de scrutin binominal paritaire. Les candidats des différents partis se présentent en doublette compose obligatoirement d’un homme et d’une femme. Une fois élus, les deux membres de cette paire exercent leur mandat indépendamment l’un de l’autre. Enfin, les conseils départementaux, jusqu’ici renouvelés par moitié tous les 3 ans, seront désormais renouvelés entièrement tous les 6 ans.

L’incertitude demeure cependant quant aux pouvoirs exacts des assemblées qui vont être élues. Cette question est actuellement débattue à la chambre des députés, où a été repris lundi dernier l’examen du projet de loi Notre – ou loi sur la nouvelle organisation territoriale de la République. L’objectif affiché du gouvernement était de renforcer les régions et les intercommunalités. Plusieurs transferts de compétences des départements vers les régions sont envisagés, comme la gestion des collèges ou des transports publics. L’opposition a jugé ce calendrier incohérent et, selon le président du groupe UMP au Sénat, l’élu vendéen Bruno Retailleau, il n’y a jamais eu une telle confusion.

Crédité en début de semaine de 33% des intentions de vote par un sondage Odoxa-Le Parisien, le Front National polarise l’attention des responsables politiques nationaux. Le Premier ministre Manuel Valls a qualifié le parti de Marine Le Pen d’adversaire principal , tandis que le chef de l’opposition, Nicolas Sarkozy, a dénoncé la réalité électorale FNPS . Le Président de la République lui-même a annoncé vouloir arracher ses électeurs au Front National.

Ces élections sont pour les différents partis politiques l’occasion de clarifier leurs alliances. La droite parlementaire a ainsi rejeté toute possibilité d’accord avec le FN. Dans la logique de l’Alternative signée avec l’UDI, le MoDem de François Bayrou n’aura recours à aucune alliance avec des partis de gauche, contrairement aux précédentes élections locales. Le PS sera quant à lui en concurrence avec les écologistes ou le front de gauche dans 90% des cantons où il présentera des candidats.

Les relations israélo-américaines et la question du nucléraire iranien

Des négociations entre les Etats-Unis et l’Iran sur le développement de technologies nucléaires par Téhéran se sont tenues toute la semaine à Montreux. Selon le calendrier arrêté en novembre dernier par les cinq membres du conseil de sécurité et l’Allemagne (le groupe P5 1), un accord de principe doit être obtenu avant le 31 mars prochain. Un texte complet garantissant la nature exclusivement civile du programme nucléaire iranien en échange d’une levée des sanctions internationales devrait alors être proposé avant le 1er juillet.

Le Premier Ministre israélien Benyamin Netanyahou s’est exprimé sur ce sujet à Washington mardi dernier. Organisée à l’invitation du speaker de la Chambre des Représentants, le républicain John Boehner, cette visite n’avait pas été annoncée à la Maison Blanche, au mépris des usages diplomatiques. La conseillère à la sécurité nationale du président Obama, Susan Rice, a regretté une initiative destructrice pour les bases mêmes des relations américano-israéliennes . En guise de protestation, près du quart des élus démocrates de la Chambre n’ont pas assisté au discours de Monsieur Netanyahou. Celui-ci a réaffirmé son opposition aux accords de paix, qui enclencheraient selon lui le compte à rebours du cauchemar nucléaire . Plusieurs élus ont applaudi les propos du Premier ministre, tandis que la chef de file des représentants démocrates a critiqué la condescendance du chef du gouvernement israelien et dénoncé une insulte faite aux Etats-Unis. Le Président Obama a estimé que ce discours ne proposait aucune alternative viable .

Le 2 décembre dernier, le chef du gouvernement israélien a renvoyé ses ministres centristes des finances et de la justice, à qui il reprochait d’être une opposition de l’intérieur . Ne disposant plus de majorité au Parlement, il a appelé à des élections anticipées. Le 17 mars, les citoyens israéliens éliront donc les 120 membres de la Knesset. Onze formations politiques sont susceptibles d’y envoyer des représentants. Les deux plus importantes sont le Likoud de Netanyahou et l’Union Sioniste, réunissant les centristes de l’ancienne ministre de la justice et les travaillistes d’Isaac Herzog. La coalition capable de réunir une majorité de 61 députés choisira le futur chef du gouvernement.

Invités

Alexandra SCHWARTZBROD, journaliste à Libération

Jean-Louis BOURLANGES, professeur à l'Institut d'études politiques de Paris

Thierry PECH, directeur général de la fondation Terra Nova

Marc-Olivier PADIS, directeur de la rédaction de la revue Esprit

Brèves

Philippe MURAY, Chers djihadistes (Editions des mille et une nuits, 2002)

Jean-Pierre PERRIN, La mort est ma servante (Fayard, 2013)

Sylvie GRANOTIER, Personne n'en saura rien (Albin Michel, 2014)

Pierre-Jean LUIZARD, Le piège Daech (La Découverte, 2015)

Julia CAGE, Sauver les médias (Seuil, 2015)

Patrick ARTUS et Marie Paule VIRARD, Croissance zéro (Fayard, 2015)

Philippe MEYER a évoqué le refus de la démission de Michèle LERIDON par le PDG de l'AFP, Emmanuel HOOG

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