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Les élections sénatoriales - La lutte contre l'Etat islamique et le mouvement Not in my name

59 min
À retrouver dans l'émission

Les élections sénatoriales

Dimanche dernier, les élections sénatoriales organisées ont vu la gauche perdre la majorité qu’elle détenait depuis 2011, passant de 177 sièges à 156. La droite dans son ensemble (UMP, UDI et divers droite) passe de 171 à 190 sièges soit 15 de plus que la majorité absolue. L’UDI a remporté onze nouveaux sièges, le groupe centriste se pose ainsi en allié incontournable de l’UMP pour former une majorité de centre-droit. Le scrutin marque la troisième défaite électorale en an pour le camp gouvernemental après les municipales et les européennes.

La nouvelle chambre haute voit un sénateur sur deux exercer son premier mandat elle compte désormais 25% de femmes et 24 anciens membres du gouvernement. Des figures de l’opposition ont largement remporté le scrutin dés le premier tour : François Baroin a recueilli 76.5% des voix dans l’Aube, Jean-Pierre Raffarin, près de 60% dans la Vienne. Le PS perd notamment les deux sièges qu’il détenait en Corrèze, territoires historiquement acquis à François Hollande.

Le Front national entre au Sénat avec l’élection du maire de Fréjus David Rachline et du maire du VIIème secteur de Marseille Stéphane Ravier. Marine Le Pen a salué « une victoire historique pour le FN », son lieutenant Florian Philippot constatant que les « plafonds de verre sautaient les uns après les autres ».

Si le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis s’est refusé à considérer le scrutin comme « une vague bleue », le chef de file des sénateurs écologistes Jean-Vincent Placé a admit « une lourde défaite pour la gauche » tandis que le PCF estimait que « la défaite était celle du gouvernement Valls et du parti socialiste ».

Gérard Larcher a été élu mercredi président du Sénat après avoir largement battu Jean-Pierre Raffarin mardi au cours d’une primaire au sein de l’UMP, les deux hommes s’étaient déjà affronté pour le plateau en 2008 avec le même résultat.

Les travaux législatifs reprendront le 14 octobre et seront dominés par les textes budgétaires avant l’examen de la réforme territoriale dans ses deux volets (carte des régions et compétences des collectivités).

La lutte contre l'Etat islamique et le mouvement Not in my name

La Coalition internationale contre l'EI s’est élargie après l’annonce de la participation aux frappes du Royaume-Uni le vendredi 26 septembre. Le Danemark et la Belgique ont également rejoint la coalition le même jour, suivi par la Turquie et l’Australie le vendredi 3 octobre.

La lutte armée contre l’entité djihadiste se poursuit : les bombardements américains ont commencé le 23 septembre avec la participation de l’aviation de leurs alliés arabes. La France a commencé ses frappes vendredi 26 septembre. Si les peshmergas kurdes ont paru reprendre l’initiative dans un premier temps grâce à ce soutien aérien, les forces de l'EI ont finalement resserré leur étau autours de la ville stratégique de Kobané située aux marches de la Turquie. Au moins 160 000 réfugiés ont fui le secteur et traversé la frontière. L’armée turque a réagi en positionnant des blindés à proximité de la zone de combat.

Les exactions perpétrées par les djihadistes ont amené des musulmans vivant en Europe à réagir. Un mouvement de mobilisation « Not in my name » (pas en mon nom) s’est constitué au Royaume-Uni avant de s’étendre en France notamment en réponse à l’assassinat mercredi 24 septembre de l’otage français Hervé Gourdel, décapité par un groupe algérien affilié à l'Etat islamique. Une tribune signée par des personnalités musulmanes intitulée « Nous sommes tous de sales Français » dénonçant les crimes de l'EI est parue dans le Figaro du lendemain. Le président du Conseil français du Culte musulman Dalil Boubakeur à organisé un rassemblement devant la Grande mosquée de Paris vendredi 26 septembre en hommage à Hervé Gourdel. Des élus de droite et de gauche se sont joints à la centaine de participants présents.

L’appel du recteur de la Grande mosquée n’a pas fait l’unanimité au sein de la communauté musulmane de France. Le Collectif contre l’islamophobie a notamment déclaré que « les musulmans de France ne devaient pas jouer le jeu islamophobe qui consiste à les placer en coupable et suspect idéal, les poussant sans arrêt à se justifier pour les agissements de tiers ».

Invités

Michaela WIEGEL, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung

Jean-Louis BOURLANGES, professeur à l'Institut d'Etudes Politiques de Paris

Thierry PECH, directeur général de la fondation Terra Nova

Lionel ZINSOU, économiste franco-béninois et président d'un fond d'investissement

Brèves

  • Pierre Milza, Garibaldi (Pluriel, septembre 2014)

  • Claire Doutriaux, Karambolage (Arte France, 2004)

  • Lionel Zinsou a attiré l'attention sur le développement de l'épidémie d'Ebola avec un premier cas déclaré hors d'Afrique aux Etats-Unis.

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