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Pascal Brice

Les politiques d'accueil des réfugiés, avec Pascal Brice

58 min
À retrouver dans l'émission

Le directeur de l'Ofpra est notre invité pour notre première émission thématique de printemps. Nous abordons avec lui la crise migratoire et les politiques du droit d'asile.

Pascal Brice
Pascal Brice Crédits : Christian Hartmann - Reuters

Alors que l’année 2014 a été marquée par des arrivées massives de migrants sur les côtes italiennes depuis la Libye, 2015 a vu le flux migratoire se reporter vers la Grèce où plus d’un million de personnes ont accosté selon l’OIM (Organisation internationale pour les migrations). Les déplacements les plus importants ont eu lieu à la fin de l’été 2015 lors duquel le Haut-Commissariat aux réfugiés des Nations unies (UNHCR) a recensé jusqu’à 10.000 arrivées par jour. Mais le phénomène ne tarit pas puisque pour le seul mois de janvier dernier, plus de 58.000 personnes sont entrées en Europe via la Grèce. Les décès en mer sont de plus en plus nombreux : au 9 février, l’OIM dénombrait 319 morts en mer Égée contre 805 en tout pour l’année 2015.

Si une partie de ces migrants ne peut pas espérer obtenir le droit d’asile en raison de leur nationalité, l’UNHCR estime que 91% d’entre eux y aurait droit : dont 48% de Syriens, 33% d’Afghans et 10% d’Irakiens. L’Allemagne a accueilli près d’un million de réfugiés depuis le début de la crise à la faveur de la politique d’ouverture mise en place par Angela Merkel dès la fin de l’été 2015. Mais depuis, la route des Balkans est coupée, la Slovénie, la Macédoine, la Serbie et la Croatie ont fermé leurs frontières et parfois construit des murs pour empêcher les migrants sans visa de transiter par leur territoire. Les pays du « bloc de l’Est » comme la Pologne et la Hongrie ont affirmé leur hostilité au programme de « relocalisation » adopté au Conseil de l’Union européenne en septembre. Le dernier plan européen consiste en un accord de l’UE avec la Turquie qui est chargée de récupérer sur son sol un migrant entré illégalement en Grèce en échange de l’accueil d’un demandeur d’asile par l’UE. Ainsi, depuis le 20 mars, les réfugiés qui accostent en Grèce ne peuvent plus prétendre continuer leur route en Europe.

Conformément au plan de relocalisation, François Hollande s’est engagé à accueillir 30.000 demandeurs d’asile avant 2017. Au 24 janvier 2016, 208 personnes avaient été « relocalisées » dans l’Union européenne dont 94 en France.

Une réforme du droit d’asile est entrée en vigueur dans notre pays le 1er novembre dernier. Écrite avant que la crise migratoire ne devienne la préoccupation principale en Europe, elle a notamment pour objectif de réduire à neuf mois le traitement par l’Ofpra d’une demande d’asile alors qu’elle prenait jusqu’alors plus d’un an. L’Ofpra prend part au programme de relocalisation européen en menant des entretiens de sécurité sur place avant de prendre en charge l’acheminement des personnes jusqu’en France.

Intervenants
  • Président de la Fédération des acteurs de la solidarité, ancien directeur-général de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA)
  • Historienne et politiste, titulaire de la chaire « Union européenne » au Conservatoire national des arts et métiers.
  • diplomate
  • Député Modem des Hauts de Seine, vice-président de la commission des affaires européennes et ancien député européen, essayiste
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