LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.
Jean-Marie Guéhenno

Les tensions internationales avec Jean-Marie Guéhenno

59 min
À retrouver dans l'émission

Jean-Marie Guéhenno, le président de l'International Crisis Group, revient avec Philippe Meyer et les invités de L'Esprit public sur les conflits majeurs dans le monde en 2016.

Jean-Marie Guéhenno
Jean-Marie Guéhenno Crédits : Anne-Sophie Pieri

En janvier dernier, Jean-Marie Guéhenno, vous recensiez dans la revue Foreign Policy les dix conflits majeurs dans le monde en 2016, de la Syrie à la mer de Chine méridionale, en passant par la Colombie ou le bassin du Tchad. Cette région, qui regroupe le Niger, le Nigéria, le Tchad et le Cameroun, a dû faire face ces dernières années à la montée du groupe djihadiste Boko Haram, mouvement à l’origine de nombreux massacres, attentats et enlèvements à l'encontre de populations civiles de toutes confessions. Le groupe a par ailleurs prêté allégeance à Daesh l’année dernière et s’appelle désormais l’Etat islamique en Afrique de l’Ouest.

La Syrie est le pays dans lequel les conséquences humanitaires sont les plus graves : plus de 250 000 ressortissants ont été tués depuis 2011 et onze millions déplacés, soit près de la moitié de la population totale du pays. Un tiers d’entre eux a fui à l’extérieur du territoire. Le Haut-commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR), estimait en juillet dernier que c’était «la plus grande population de réfugiés pour un seul conflit en une génération ». Par ailleurs, l’essor de l’Etat islamique en Syrie puis en Irak et en Lybie contribue au déséquilibre de la région. L’enlisement de la crise des migrants en Europe s’explique par le flux abondant de réfugiés qui fuient ces pays devenus invivables, notamment la Syrie, l’Irak ou l’Afghanistan.

Jean-Marie Guéhenno, vous luttez contre la tendance actuelle qui vise à considérer les mouvements terroristes comme de grandes unités, et estimez que si Al-Qaeda est moins médiatisé que Daesh, l’organisation reste néanmoins puissante et tout aussi dangereuse. Par ailleurs, vous affirmez qu’une stratégie d’endiguement, en anglais de « containement », qui vise à contenir plutôt qu’à écraser et à diviser l'ennemi au lieu de l'unifier, serait plus efficace pour lutter contre l’Etat islamique et permettrait de l’affaiblir progressivement.

Vous analysez aussi la situation au Soudan du Sud, pays qui, deux ans après avoir obtenu son indépendance en 2011, a dû faire face à l’éclatement d’une guerre civile entre les forces gouvernementales du président Salva Kiir et les rebelles menés par Riek Machar. Bien qu’un accord de paix ait été convenu en août dernier, la situation pourrait dégénérer en conflit multipolaire. En deux ans, plus de deux millions et demi de personnes ont été déplacées et des dizaines de milliers tuées. Un rapport de l’Union africaine, publié en octobre dernier avec un an de retard, relate les massacres engendrés par les deux camps sur les populations civiles, évoquant ainsi « des charniers » et « des femmes de tous âges violées, vielles et jeunes ». Aujourd’hui, près de 200 000 Soudanais sont sous protection des casques bleus onusiens.

Intervenants
L'équipe
Production
Réalisation
Avec la collaboration de
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......