LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

Un bilan des huit ans de Barack Obama à la Maison Blanche

59 min
À retrouver dans l'émission

avec Nicole Bacharan, politologue spécialiste des Etats-Unis.

Nicole Bacharan
Nicole Bacharan Crédits : Adrien Naselli - Radio France

Le 12 janvier dernier, après sept ans à la Maison Blanche, Barack Obama prononçait son dernier « discours sur l’état de l’Union » devant le Congrès à Washington.

Barack Obama a dressé un bilan positif de sa présidence, soulignant les points forts de sa politique intérieure comme la mise en place d’un plan de relance de 787 milliards de dollars en 2009 qui a contribué à faire baisser le taux de chômage de 11% en 2011 à 5% en 2015, ou par la création de l’Obamacare en 2010, réforme sociale emblématique instaurant une « assurance santé universelle » qui a généré 6 millions de nouveaux inscrits. Abordant sa politique étrangère il a évoqué la traque de Ben Laden, abattu en 2011 et le retrait des dernières troupes américaines en Irak la même année. Premier président américain depuis cinquante ans à effectuer un voyage en Malaisie en 2014, on a pu voir dans ce voyage le changement d’axe d’une diplomatie désormais très préoccupée par l’Asie. Plus récemment, en septembre 2014, le président américain a mis en place la coalition contre Daech, conclu en juillet 2015 un accord historique sur le nucléaire iranien, et entamé à partir de décembre 2015 un rétablissement des relations diplomatiques avec Cuba.

Ce bilan est critiqué, principalement pour la faiblesse et les contradictions de sa politique extérieure, ses hésitations à s’impliquer directement en Syrie, le désengagement étatsunien du conflit israélo-palestinien, ou encore son impuissance face au problème de Guantanamo, ainsi que dans la résolution de problèmes internes comme les fortes inégalités sociales.

Des questions restent en suspens, comme les négociations avec les pays européens du Traité de libre échange transatlantique, commencées en 2013 et que le président américain souhaite faire aboutir avant la fin de son mandat. Malgré son discours pro-européen de Hanovre, son plaidoyer pour des relations transatlantiques fortes et ses appels à l’union des Européens, l’issue de ces négociations semble compromise.

La société américaine connaît aujourd’hui d’importants défis qui constituent autant de thèmes de campagne pour les candidats à la présidence : inégalités croissantes, pauvreté, contrôle des armes à feu, immigration et réfugiés, intervention en Syrie….

Nicole Bacharan, vous êtes politologue spécialiste des Etats-Unis et franco-américaine. Vous êtes chercheuse associée à la Fondation Nationale des Sciences Politiques et national fellow de la Hoover Institution à l’Université de Californie. Vous êtes l’auteure de nombreux essais et ouvrages sur l’Amérique et la politique internationale. Vous déclariez en janvier dernier à M6 que les succès de Barack Obama sont principalement la réforme santé et la baisse du chômage, mais que sa politique extérieure durant les deux mandats n’a pas été concluante, car les menaces des Etats-Unis n’ont souvent pas été suivies d’effets et que « l’Amérique ne fait plus peur ». Le refus d’Obama d’intervenir en Syrie en 2013 malgré le franchissement de la « ligne rouge » que constituait l’utilisation par Bachar el-Assad d’armes chimiques contre la population, aurait selon vous contribué à rendre possible l’annexion de la Crimée par Vladimir Poutine et la guerre en Ukraine. Par ailleurs, le désengagement des Etats-Unis d’Obama du Moyen-Orient aurait joué un rôle dans la montée en puissance du terrorisme. Vous affirmez enfin que la politique extérieure du président sortant sera jugée dans l’avenir à l’aune de la portée de l’accord sur le nucléaire iranien, qui pourrait permettre une stabilisation de la région par l’Iran, mais qui reste selon vous un « pari risqué ». Pouvez-vous détailler ce risque ?

1. Peut-on considérer que le bilan des deux mandats d’Obama est obscurci par sa politique extérieure ?

2. Le traité transatlantique a-t-il une chance d’être ratifié par l’Union européenne et sous quelle forme ?

3. Estimez-vous qu’on puisse parler d’une « nouvelle guerre froide » entre la Russie et les Etats-Unis ?

L'équipe
Production
Réalisation
Avec la collaboration de
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......