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Pierre Juquin, syndicaliste et membre du parti communiste au micro devant l’usine de l’Ardoise en 1981.

Les déshérités

58 min
À retrouver dans l'émission

L'usine électro-métallurgique de l'Ardoise a été créée en 1952, la production d'aciers inoxydables s'est arrêtée en 2004. Lieu de lutte et de combats émancipateurs, Stéphane Bonnefoi retrace dans ses lieux une généalogie familiale au travers des portraits d'ouvriers et de militants communistes.

Pierre Juquin, syndicaliste et membre du parti communiste au micro devant l’usine de l’Ardoise en 1981.
Pierre Juquin, syndicaliste et membre du parti communiste au micro devant l’usine de l’Ardoise en 1981. Crédits : Archives personnelles, collection privée.

Une Expérience signée Stéphane Bonnefoi, réalisée par Anne Perez

L’Ardoise. Gard. Un hameau coincé entre le Rhône et un camp de la légion étrangère, que les Trente glorieuses avaient su rendre fertile après des siècles d’ensauvagement. C’est en 1952 que sort de terre l'usine électro-métallurgique de l'Ardoise qui, à la fin du siècle, allait faire vivre plus de 2000 familles. C'est sur ce site que s'élabora l’un des aciers inoxydables les plus raffinés du monde. 

Le père et grand-père de Stéphane Bonnefoi y furent ouvriers, délégués syndicaux et fervents militants communistes. L’usine fut leur vie et le Parti leur famille. 

Chaque midi, j’attendais mon père devant ses grilles, occupé à distribuer des tracts. C’est là, me semble t-il, dans la crainte de sa fermeture et leur colère, que j’ai grandi. Stéphane Bonnefoi

L'usine électro-métallurgique de l'Ardoise, au moment de sa démolition en 2010.
L'usine électro-métallurgique de l'Ardoise, au moment de sa démolition en 2010. Crédits : Stéphane Bonnefoi

Dix-sept ans après la fermeture d’Ugine Aciers -en juin 2004-, Stéphane Bonnefoi revient à l’Ardoise. Que reste t-il de l'esprit de lutte et de fraternité auquel sa famille a tant donné ? Pour ne pas succomber à la nostalgie, il ouvre les portes de tous ces lieux clos, fermés à l’enfant qu'il fut : l’usine, le camp du 1er Régiment étranger de génie ou celui, honteux, des harkis de Saint-Maurice-l’Ardoise. Des lieux oublieux, propices à toutes sortes de réinventions. Comme une forme d'hommage aux combats éclatants de dignité qui furent menés ici. Et dont les éclats nourriciers se refusent à mourir en lui.

Nous, on se gare toujours dans le sens du départ. 

Aujourd'hui, quand tu parles du communisme tel que toi tu l'as vécu, à l'Ardoise -on te renvoie à l'image de Staline ou de l'Urss-, pour toi le communisme c'est Pierrot Massot, le papé, c'est des gens qui sont dans l'esprit l'esprit de lutte, qui tirent la société vers le haut -aux côtés des plus faibles- ; ce n'est pas l'Urss !

Aciérie peu après la fermeture de l’usine en 2004.
Aciérie peu après la fermeture de l’usine en 2004. Crédits : Stéphane Bonnefoi

Pour aller plus loin

Site d'un ancien ouvrier de l'usine sur l'histoire d'Ugine Aciers à l'Ardoise

Film tourné en mai 68 à l'usine de L'ardoise -Midi Libre-

Le camp de harkis de Saint-Maurice-l’Ardoise

Reportage sur le camp de harkis de l'Ardoise 

Générique

Avec : Pierre Massot, Michel Mazzoléni, Alain Bonnefoi, Ali, Mohamed Guemrirene, Rachid Zirem et Fabrice Testud

Prise de son : Yann Fressy

Mixage : Claude Niort

Réalisation : Anne Perez

Une création sonore de Stéphane Bonnefoi

Remerciements

Merci au bar du Bon coin, au 1er Régiment étranger de génie de l’Ardoise et à Guy Piard

L'usine électro-métallurgique de l'Ardoise, au moment de sa démolition en 2010.
L'usine électro-métallurgique de l'Ardoise, au moment de sa démolition en 2010. Crédits : Stéphane Bonnefoi
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