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Pendant toute la guerre, malgré les interdictions répétées et les condamnations morales, ils ont dansé quand même...

Danser quand même, les bals clandestins pendant la guerre

52 min
À retrouver dans l'émission

Danser pour s'étourdir, se distraire, pour être tenus dans des bras, pour oublier, séduire, pour être ensemble, pour que jeunesse se passe... Et à force de bals clandestins, non seulement ils dansaient bien, mais ils se construisaient des souvenirs, parce que pendant la guerre, la vie continue...

Pendant toute la guerre, malgré les interdictions répétées et les condamnations morales, ils ont dansé quand même...
Pendant toute la guerre, malgré les interdictions répétées et les condamnations morales, ils ont dansé quand même... Crédits : Imperial War Museum - Getty

Ils sont jeunes, adolescents parfois, ils aiment les airs à la mode et l'accordéon impertinent. Ils sont la jeunesse des campagnes et ils se retrouvent dans des granges, dans des maisons abandonnées, dans des clairières, dans des champs, sur des terrains de boules, dans des couloirs, dans des étables, dans les cours de fermes isolées, à l'abris des talus, dans d'anciennes carrières, partout que ce soit en Bretagne, ou dans le Tarn. Pendant toute la guerre, malgré les interdictions répétées et les condamnations morales, ils ont dansé quand même... 

Danser pour s'étourdir, pour se distraire, pour être tenus dans des bras, pour oublier, pour séduire, pour être ensemble, pour que jeunesse se passe, pour braver leurs parents, pour laisser derrière eux leur journée de travail, mais surtout pour le plaisir de tourner, dans un sens puis dans l'autre et de danser la valse, la rumba, le tango ou la marche. Et à force de bals clandestins, non seulement ils dansaient rudement bien, mais ils se construisaient des souvenirs, parce que pendant la guerre, étrangement la vie continue.

De la Bretagne aux vignobles de Gaillac en passant par le centre de la France, avec Germaine Olivier, danseuse, Eugénie Torchard-Daniou, danseuse, Joseph Cresseveur, danseur, René Carluer, danseur et accordéoniste amateur, André Roques, accordéoniste professionnel de Gaillac, Serge Doat, accordéoniste amateur, Marcel Azzola, accordéoniste professionnel, (c’est le « Chauffe Marcel » de Jacques Brel), Pascal Lamige, accordéoniste et concepteur de rave musette, Alain Quilleveré, historien des bals clandestins en Bretagne.

Et merci à Hubert Vialard , Claude Penisson , Michel Blanc , Claude Nurit et Jean Baptiste Turpin.

Ce documentaire,  de Perrine Kervran réalisée par Françoise Camar, diffusée pour la première fois dans l'émission La Fabrique de l'Histoire  le 17 octobre 2014, a reçu la médaille d'argent du New York Festival, dans la catégorie « Histoire-information et documentaire » en 2014.

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