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L'incendie des Belles Lettres

54 min
À retrouver dans l'émission

L'heure du documentaire mène l'enquête
Un documentaire d’Olivier Chaumelle et Yvon Croizier

Rediffusion de Sur les Docks du 09/05/2007

Faits divers (3/5) - L'incendie des Belles Lettres
Faits divers (3/5) - L'incendie des Belles Lettres
Faits divers (3/5) - L'incendie des Belles Lettres Jacki Mas© Dans la nuit du 29 au 30 mai 2002, un entrepôt situé à Gasny, dans l’Eure, brûle entièrement. C’est ce que l’assureur appelle un « sinistre total » : rien, absolument rien, n’a pu être sauvé. Cet entrepôt appartenait à l’éditeur et diffuseur de livres *Les Belles Lettres* ; il contenait trois millions d’ouvrages émanant d’une cinquantaine de petits éditeurs. Le bâtiment a été la proie des flammes pendant toute la nuit. L’incendie a été d’une violence terrifiante. Dès le lendemain matin, la tâche pour les gens des Belles Lettres a été de répandre cette nouvelle incroyable, auprès des éditeurs hébergés, que leur stock était détruit. Comme ces derniers étaient rarement assurés, ils ont pour la plupart énormément perdu dans cette affaire. La catastrophe se situait cette nuit-là à trois niveaux : on perdait les livres comme objets, les livres comme œuvres, et les livres comme moyen de subsistance. Il s’agissait là du travail de petits éditeurs, tirant à petits nombres ; de petites entreprises intellectuelles qui, néanmoins, diffusent une grande part du savoir et de la littérature dans ce pays. Cet incendie unique en son genre a été un vrai séisme dans ce petit monde, où on a pu constater, pendant les mois qui ont suivi, un curieux mélange de sentiments, fait d’un découragement abyssal et d’une énergie désespérée pour relancer ce qui pouvait l’être dans les multiples maisons d’édition concernées. Bizarrement, les causes de l’incendie n’ont jamais été clairement élucidées, malgré les investigations de la gendarmerie et des assureurs. Normalement, dans un incendie, les livres ne brûlent pas, et sont plus détruits par l’eau déversée par les pompiers que par le feu lui-même. Ce qui est surtout étrange, c’est qu’on n’ait pas affirmé clairement l’origine du sinistre à l’issue des enquêtes, et qu’absolument personne n’avait intérêt à un tel désastre. Avec : **Sabine Bucquet** , éditrice sinistrée ; **Jean-Paul Lefèvre** , pompier ; **Jacki Mas** et **Bruno Simon** , photographe et journaliste au *Démocrate Vernonnais* ; **Patricia Menay** , libraire ; **Olivier Renault** , libraire ; **Jean-Paul Rocher** , éditeur sinistré.
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