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La remise en marche des machines de la ligne de production

Le combat des Fralib, la démocratie au cœur de l’entreprise

54 min
À retrouver dans l'émission

C’est l’histoire d’une lutte entre des salariés déterminés à défendre leur usine et une multinationale décidée à la fermer car « insuffisamment compétitive ».

La remise en marche des machines de la ligne de production
La remise en marche des machines de la ligne de production Crédits : Nicolas Joxe - Radio France

Première diffusion le 22/06/2015

Un documentaire de Nicolas Joxe et Diphy Mariani

Prise de son : Chantal Nouvelot- Mixage : Pierre Mine

C’est l’histoire des Fralib , comme on les a appelés durant leurs 1.336 jours de lutte : 76 ouvriers qui travaillaient à Gémenos, près de Marseille, dans une usine de conditionnement de thé aromatique, fabriquant notamment le Thé Eléphant. A l’été 2010, ils apprennent que leur usine va fermer sur décision de la multinationale anglo-néerlandaise Unilever. La direction organise le transfert de la production en Pologne. Cet été là, les salariés de Fralib décident d’entrer en résistance. Ils occupent jour et nuit leur entreprise pour empêcher le transfert des machines, multiplient les manifestations, rédigent des pétitions, appellent à boycotter les produits d’Unilever et se lancent dans une bataille judiciaire contre un groupe mondial pesant 46 milliards d’euros de chiffre d’affaires et employant 170 000 salariés.

Au cours de ces trois ans et demi de lutte, les salariés de Fralib vont progressivement élaborer un projet alternatif à la mort programmée de leur usine. Ils imaginent la création d’une SCOP, une société coopérative et participative, pour relancer l’activité du site.

Par trois fois, la justice annule le plan social présenté par la direction. En mai 2014, le géant de l'agroalimentaire cède sur les revendications des salariés. La direction d’Unilever et les syndicats de Fralib signent un accord de sortie de conflit.

Si une SCOP est une entreprise soumise comme les autres à l’impératif de rentabilité, elle bénéficie en revanche d’une gouvernance démocratique et d’une répartition des résultats favorisant la pérennité des emplois.

La lutte des Fralib questionnait la marche inhumaine de la mondialisation en refusant la destruction des emplois d’une usine rentable. Leur coopérative ébauchera sûrement des réponses, de nouvelles réponses pour penser l’entreprise autrement.

Avec :

Marc Decugis , ancien mécanicien, directeur général de la SCOP

Gérard Cazorla , secrétaire CGT au comité d’entreprise

Rim Hidri , ancienne ouvrière chez Fralib

Amine Ghenim , avocat des salariés Fralib

Yves Baroni , ouvrier aromatiseur

Olivier Leberquier , délégué CGT

Cyrille Rodriguez , Union régionale des SCOP

Henri Soler , magasinier Nadine Fiquet , ancienne salariée de Fralib

Pour aller plus loin :

Le site de Scopti

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