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Une manifestante contre la loi travail le 3 mai à Paris.

Jeunesses en quête d'alternatives

14 min
À retrouver dans l'émission

En pleine mobilisation contre la loi travail et à un an des élections présidentielles, la jeunesse revient au cœur des interrogations sociales et électorales .Quelles alternatives les mouvements de contestation portés par la jeunesse envisagent-ils ?

Une manifestante contre la loi travail le 3 mai à Paris.
Une manifestante contre la loi travail le 3 mai à Paris. Crédits : Jacky Naegelen - Reuters

En pleine mobilisation contre la loi travail et à un an des élections présidentielles, la jeunesse revient au cœur des interrogations sociales et des stratégies politiques. Quelles propositions sont faites aux jeunes par les partis politiques ? Quelles alternatives les mouvements de contestation portés par la jeunesse envisagent-ils de construire ?

Selon une étude de l’Ifop pour l’Association nationale des conseils d’enfants et de jeunes (Anacej) révélé par le Monde mardi 3 mai, si seuls les 18-25 ans votaient à la prochaine présidentielle, François Hollande ne passerait pas le premier tour de la présidentielle, et ce quelle que soit l’offre politique. Autre fait marquant de cette étude, Marine le Pen devancerait tous les candidats de gauche avec un score compris entre 27 et 31 % des intentions de vote des 18-25 ans. Seul rempart au premier tour face à Marine Le Pen d’après ce sondage : Alain Juppé, qui remporterait 29 % des intentions de vote.

François Hollande qui avait misé sur une amélioration des conditions de vie des jeunes à la fin de son quinquennat a-t-il d’ores et déjà perdu son pari ?

Après le premier tour des élections présidentielles de 2002, l’un des slogans les plus repris était : « la jeunesse emmerde le Front national ». Qu’est-ce qui fait qu’aujourd’hui, la jeunesse n’emmerde plus le Front national ?

Il y a un mois débutait le mouvement Nuit debout à Paris. Le mouvement dure et s’est exporté dans d’autres villes de France. Catalyseur de nombreuses contestations, il représente pour certains analystes le retour d’une jeunesse, que l’on disait désabusée, à la mobilisation et à la prise de conscience politique.

Ce mouvement reposant sur l’absence de revendications hiérarchisées incarne-t-il tous les doutes de la jeunesse, ou bien les doutes d’une certaine jeunesse elle-même séparée d’une autre, celle de Banlieue debout, mouvement qui peine à se développer ? De même que l’on parle de convergence des luttes dans le mouvement Nuit debout, les jeunesses peuvent-elles voir leurs revendications converger ?

Ecoutez la deuxième partie ici.

Chroniques

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4 min

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Intervenants
  • Maître de conférences en histoire contemporaine à l'Université de Rouen, chercheuse au Centre d'histoire de Sciences Po, membre de la rédaction de Vingtième Siècle
  • Démographe, directeur d'études à l'EHESS (Ecole des hautes études en sciences sociales) et chercheur émérite à l'INED (Institut national d'études démographiques)
L'équipe
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