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Pendant une tempête de sable, des enfants jouent dans l’ancien quartier rebelle de Karm al-Jabal. Alep, 10 mars 2017.

Pascal Maître et Jean-François Leroy : "Il n'y a pas une photo qui vaille une vie"

15 min
À retrouver dans l'émission

S'ouvrira demain le festival international de photojournalisme « Un visa pour l’image » à Perpignan qui met à l'honneur 25 reportages révélateurs d'une année mouvementée.

Pendant une tempête de sable, des enfants jouent dans l’ancien quartier rebelle de Karm al-Jabal. Alep, 10 mars 2017.
Pendant une tempête de sable, des enfants jouent dans l’ancien quartier rebelle de Karm al-Jabal. Alep, 10 mars 2017. Crédits : Joseph Eid - AFP

La guerre en Syrie, le conflit en Ethiopie, les migrants du camp de la Moria ou encore la crise en Haïti, sont autant de sujets qui ont marqué l'année et qui marqueront ce festival.  

Comment les photojournalistes informent-ils sur les zones de conflit ? Comment le métier a-t-il évolué ces dernières années et depuis la crise sanitaire ? 

Jean-François Leroy, directeur du festival, est notre invité pour présenter les différentes expositions et revenir sur les conditions du métier de photojournaliste, entre les manques de moyens et l'adaptation aux nouvelles technologies.

Pascal Maître, photojournaliste, expose cette année son travail au festival.

Rendre visible le photoreportage

Au moment où le festival "Un visage pour l'image" a été créé il y a 25 ans, les festivals de photographie étaient consacrés à la mode ou à l'art plutôt qu'au reportage. Pour Jean-François Leroy, l'événement a donc permis de favoriser petit-à-petit la visibilité du photoreportage.

Photojournaliste : un métier dangereux

Jean-François Leroy insiste sur le courage qu'exige le métier de photoreporter pour faire face aux dangers qu'on y affronte. Il a vu tomber sur le terrain de nombreux photographes qui avaient exposé leur travail au festival, et met donc en garde les jeunes reporters pour leur dire que ce n'est pas nécessairement en prenant des risques qu'on prend de belles photos.

Aujourd'hui, je refuse de voir le travail de jeunes photographes qui partent sur des terrains dangereux sans être couverts par l'assurance d'un grand magazine. Il n'y a pas une photo qui vaille une vie. Quand je vois tous ces photographes débutants qui veulent partir en Afghanistan, je leur dis qu'ils sont fous : il y a des photographes sur place qui vont documenter cela, alors que ces jeunes se mettraient en danger pour rien.

Pascal Maître, lui, insiste sur le fait que les photojournalistes peuvent disposer de fixeurs, c'est-à-dire d'intermédiaires qui interagissent avec les locaux. Il retrouve Jean-François Leroy sur l'idée que sans financement suffisant, les risques sont accrus.

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