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Philippe Apeloig et Nathan Paulin

Philippe Apeloig et Nathan Paulin nous ouvrent le regard

14 min
À retrouver dans l'émission

Rencontre avec le typographe Philippe Apeloig, qui projette cette semaine ses photos des plaques commémoratives des rues de Paris sur le Panthéon et le funambule Nathan Paulin, à l'occasion des Journées européennes du patrimoine.

Philippe Apeloig et Nathan Paulin
Philippe Apeloig et Nathan Paulin Crédits : Alfredo Salazar et Quentin Sixdeniers

Deux invités pour ouvrir cette matinale qui ont sûrement en commun, toutes choses égales par ailleurs, un goût de l’absolu, un côté obsessionnel, une soif de vertige, une envie de communion, peut-être aussi une volonté d’ouvrir le regard, à travers des projets proposés dans le cadre des Journées du patrimoine qui se tiennent tout le weekend dans toute la France.

Nathan Paulin est un « highliner », un funambule de l’extrême. Le jeune homme qui s’apprête à traverser la Seine dans les airs, pieds nus sur une sangle à 70m de hauteur pour relier la tour Eiffel et le Trocadéro, soit 670 mètres de long. 

Marcher dans le vide sur un fil est le moyen pour moi de trouver une concentration intense, un genre d'état méditatif. Cela m'apaise et m'oblige à canaliser mon attention. Quand je marche sur un fil, je suis d'un sensibilité extrême.  En fonction du lieu, je peux être plus ou moins apaisé ou stressé. Mais je peux trouver une forme de paix intérieure. 

Nathan Paulin, sur un fil.
Nathan Paulin, sur un fil. Crédits : Quentin Sixdeniers

Philippe Appeloig, lui, a bien les pieds bien sur terre mais aussi le regard en l’air. Il est graphiste et typographe, et avec une équipe, il s’est lancé dans un véritable jeu de pistes pour dénicher toutes les plaques de rue commémoratives de la période 1939-1945 dans la capitale. Cette quête a débouché sur un livre de photographies, Enfants de Paris ­1939-1945 ­(Gallimard, 2018), véritable somme de plus de 1000 pages, bouleversant document d’histoire. Pour les Journées du Patrimoine, ces images sont projetées pendant trois jours sur la façade du Panthéon, au son de la voix du comédien Denis Podalydès. 

Notre environnement est saturé de signes à lire : on cherche à nous vendre quelque chose ou bien à nous orienter dans notre parcours, avec des enseignes, des affiches, des panneaux de signalisation. Là ce sont d'autres types de textes qui nous informent sure les traces du l'histoire, l'histoire du XXe siècle qui hante le XXIe siècle. 

Ces fragments de mémoire sont comme les pages d'un livre qui se seraient détachées et  collées sur les parois d'un mur. Elles racontent des événements tragiques : la mort de jeunes gens pour la Libération de Paris, l'arrestations des Juifs pendant l'Occupation. Ces plaques rendent aussi état des actes de bravoure, ceux des Justes, ceux d'artistes et d'intellectuelles qui parfois ont payé de leur vie pour leur engagement. 

"Ces murs qui nous font signe", au Panthéon à Paris
"Ces murs qui nous font signe", au Panthéon à Paris Crédits : Philippe Apeloig

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