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Arts plastiques: les choix de Jean-Louis Comolli

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À retrouver dans l'émission

Cette semaine, l’invité de la Dispute est Jean-Louis Comolli
Ce soir, il nous fait part de ses choix en arts plastiques « J’ai vu récemment l’exposition Pierre Bonnard au Musée d’Orsay qui est géniale.

Voir les œuvres en vrai, c’est un choc, un évènement. La reproduction est une altération profonde.

Je me souviens d’une exposition récente autour de Sade (Exposition Sade. Attaque le Soleil au Musée d'Orsay). Et là, j’ai vu ce tableau incroyable qui s’appelle La Guerre du Douanier Rousseau . C’est de la sidération ».

Jean-Louis Comolli lit le théoricien Jean-François Chevrier

« La réflexion sur la peinture m’aide énormément à penser le cinéma. Car les coïncidences et les oppositions sont très fortes.

La peinture a évolué y compris vers la représentation de la défiguration de la figure humaine. Une grande partie de l’art du XXème siècle défigure savamment et expressément.

La peinture est autrement exigeante. Elle porte atteinte à la dignité de la figure humaine. On est dans un monde où on a besoin que l’image rende compte d’un peu de dignité. Dans le monde des médias, elle est décisive. Les médias ont construit une possibilité de non dignité pour la société dans laquelle nous sommes et c’est très grave. »

Jean-Louis Comolli est réalisateur, scénariste, critique et théoricien du cinéma, né en Algérie en 1941.

Jean-Louis Comolli
Jean-Louis Comolli Crédits : Arnaud Laporte - Radio France

Il commença comme animateur du ciné-club d’Alger entre 1959 et 1960, sous la présidence de Barthélémy Amengual. C’est lors de ses études de philosophie à la Sorbonne qu’il rencontre Jean Douchet, Jean-André Fieschi ou encore Jean Eustache à la Cinémathèque française d’Henri Langlois.

Il entre alors aux Cahiers du Cinéma de 1962 jusqu’en 1978, dont il sera le rédacteur en chef de 1966 à 1971.

Parallèlement, il commence la réalisation documentaire dès l’année 1969 avec le film Les Deux Marseillaises , coréalisé avec André S. Labarthe pour la série « Cinéastes de notre temps » . Il s’essaye pour la première fois à la fiction en 1974 avec le film intitulé La Cecila .

A partir de 1989, il réalise le premier volet d’une série de treize documentaires sur la ville de Marseille avec Michel Samson.

Sera publié en 2009, Cinéma contre spectacle , originellement tiré d’une suite d’articles écrits en 1971 et 1973 pour les Cahiers du cinéma .

Il recevra un Prix en 2005 par le revue italienne Film Critica pour son essai Voir et pouvoir , publié en 2004 aux éditions Verdier.

Jean-Louis Comolli est un passionné de Jazz, art pour lequel il a consacré plusieurs ouvrages.

Il participe actuellement au blog Ces films qu’on nomme « documentaires » .

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