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Arts plastiques: les choix de William Friedkin

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À retrouver dans l'émission

Pour la dernière semaine de la saison, l’invité de la Dispute est le réalisateur William Friedkin
Ce soir, il nous fait part de ses choix en arts plastiques Je reste influencé par l’école flamande du 17ème siècle avec Rembrandt, Vermeer … Et les artistes de la Renaissance, les Titiens en particulier. La grande influence pour moi, c’est l’Impressionnisme français avec Vincent Van Gogh.

Vincent Van Gogh qui n’a pas connu le succès de son vivant. Je ne comprends toujours pas pourquoi. Cela ne cesse de me surprendre. La tragédie de Vincent Van Gogh continue de m’émouvoir.

Le mystère Picasso , d’Henry-Georges Clouzot est un film très intéressant. C’est un film un peu trop formel et structuré. Il semble scénarisé. Picasso qui avait une immense liberté dans son expression liberté est réduit à une forme de malaise devant la caméra. Au cours de cet entretien avec Picasso, Clouzot lui a fixé une limite de temps pour exécuter une toile. Picasso a réalisé un dessin en toute hâte, ce qui implique du suspense »

En Art Contemporain, je m’arrête à Francis Bacon et Lucian Freud . Malgré tout, je vais voir ces œuvres partout dans le monde quand je voyage.

William Friedkin est un réalisateur et producteur américain , né le 29 août 1939 à Chicago.

 William Friedkin et l'interprète Xavier Combe
William Friedkin et l'interprète Xavier Combe

Il commence à travailler dès l’âge de seize ans, au sein d’une chaîne de télévision américaine, dans laquelle il fera ses armes de réalisateur et de metteur en scène, en produisant des émissions en direct, des dramatiques et des documentaires tel que The People versus Paul Crump en 1962, qui reçu un Golden Gate Award. De 1954 à 1963, il réalisera près de 2000 programmes.

Son premier film, Good Time , sort en 1967. Il adapte ensuite au cinéma trois pièces de théâtre avant de connaître le succès avec le film, devenu un classique du cinéma américain, French Connection en 1971. Il recevra pour ce film l’Oscar du Meilleur Réalisateur .

Fort de ce succès, il réalise alors L’Exorciste en 1973, avec un plus grand budget, qui hisse le film de genre au statut de superproduction. Avec ces deux films, William Friedkin connaît le succès critique et la reconnaissance du public. Il devient un de ces réalisateur prodige de la génération Nouvel Hollywood.

Son cinéma emprunte au cinéma de genre, nourrit de violence, de malaise et d’histoire fantastique. La figure du diable est relativement présente dans toute sa filmographie.

Il revient en 1977 avec Sorcerer (Le Convoi de la Peur), remake du film français d’Henri-Georges Clouzot Le Salaire de la peur réalisé en 1953. Après cela, ses films n’auront pas le succès escompté, ni la réussite formelle jusqu’à ces derniers films Bug en 2006 et Killer Joe en 2011 qui le ramène au devant de la scène.

Sorcerer (Le Convoi de la peur)
Sorcerer (Le Convoi de la peur)

Parallèlement, il s’est consacré à la réalisation d’un grand nombre de documentaires. Aussi, depuis les années 1990, il s’est initié à la mise en scène d’Opéras (huit au total) tels que Wozzeck d’Alban Berg ou encore Samson et Dalila de Camille Saint-Saëns.

Il recevra un Lion d’Or pour toute sa carrière à la Mostra de Venise en 2013.

Et pour l’anecdote, c’est en voyant pour la première fois Citizen Kane d’Orson Welles qu’il découvre sa vocation et son envie de faire du cinéma.

Actualité :

  • Ressortie en salles le 15 juillet du film Sorcerer (le Convoi de la Peur), de William Friedkin, restauré en haute définition
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