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Musique: les choix de Jean-Louis Comolli

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À retrouver dans l'émission

Cette semaine, l’invité de la Dispute est Jean-Louis Comolli
Ce soir, il nous fait part de son rapport à la musique « J’ai commencé à aimer la musique avec le Jazz. Dans ma ville natale, il n’y avait qu’un seul marchand de disques et il y avait en vitrine des disques de Blues. Je l’ai écouté et je l’ai aimé. Le Blues ne m’a jamais quitté. C’est de la musique, du rythme et des voix. Elle reste liée à une souffrance historique irrémédiable, qui est celle des esclaves mais qui est aussi celle des occidentaux qui ont fait la traite. C’est l’Histoire. C’est quelque chose qui m’émeut beaucoup.

Les deux arts qui m’intéressent le plus sont la musique et le cinéma car ils sont confrontés à la temporalité. Ces arts contraints m’intéressent beaucoup car il y a l’idée sous-jacente de s’affranchir, pour retrouver la servitude de la forme.

Je suis particulièrement touché par l’improvisation.

Comment à partir de l’improvisation la plus free, on peut retrouver les formes ?

Le Free Jazz est la musique que j’aime le mieux entendre. Dans le free, il y a une reconstruction de l’histoire du Jazz. C’est toute une culture qui se déroule à l’envers. »

Jean-Louis Comolli est réalisateur, scénariste, critique et théoricien du cinéma, né en Algérie en 1941.

Jean-Louis Comolli
Jean-Louis Comolli Crédits : Arnaud Laporte - Radio France

Il commença comme animateur du ciné-club d’Alger entre 1959 et 1960, sous la présidence de Barthélémy Amengual. C’est lors de ses études de philosophie à la Sorbonne qu’il rencontre Jean Douchet, Jean-André Fieschi ou encore Jean Eustache à la Cinémathèque française d’Henri Langlois.

Il entre alors aux Cahiers du Cinéma de 1962 jusqu’en 1978, dont il sera le rédacteur en chef de 1966 à 1971.

Parallèlement, il commence la réalisation documentaire dès l’année 1969 avec le film Les Deux Marseillaises , coréalisé avec André S. Labarthe pour la série « Cinéastes de notre temps » . Il s’essaye pour la première fois à la fiction en 1974 avec le film intitulé La Cecila .

A partir de 1989, il réalise le premier volet d’une série de treize documentaires sur la ville de Marseille avec Michel Samson.

Sera publié en 2009, Cinéma contre spectacle , originellement tiré d’une suite d’articles écrits en 1971 et 1973 pour les Cahiers du cinéma .

Il recevra un Prix en 2005 par le revue italienne Film Critica pour son essai Voir et pouvoir , publié en 2004 aux éditions Verdier.

Jean-Louis Comolli est un passionné de Jazz, art pour lequel il a consacré plusieurs ouvrages.

Il participe actuellement au blog Ces films qu’on nomme « documentaires » .

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