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Les labels nutritionnels

3 min
À retrouver dans l'émission

Alors que le Salon de l’agriculture va fermer ses portes dans quelques heures, je voulais vous parler de la jungle des labels de qualité nutritionnelle qui visiblement préoccupent grandement producteurs et distributeurs et qui font devenir chèvre le consommateur.

Crédits : Zoranm - Getty

Il faut dire que cette semaine le consommateur a, de fait, touché le fond de la confusion, puisque c’est au Salon, que Mickey et Rémy le jeune rat de Ratatouille ont annoncé leur arrivée dans les rayons, affublés du label nutritionnel « Disney cuisine ».  Sur fond de quelle couleur le logo qui va avec ? Et oui, vous l’avez deviné : vert. Vert comme bon pour l’environnement, vert comme une pomme verte fraîchement cueillie, mais surtout vert comme la nature qui transparaît immédiatement à la vue des produits Kellogg’s, les stars de la marque Disney, qui vont être l’un des ambassadeurs de ce nouveau label.

En revanche, vert comme un feu vert de Nutri-score, ça risque fort heureusement de coincer un peu. Car voici un label qui est lui, un indicateur officiel, instauré en 2016, dans le cadre de la loi de la modernisation du système de santé. Il a pour objectif de favoriser un choix de produits plus sains pour le consommateur avec dans son collimateur médical : obésité et diabète. Les produits se déclinent ainsi du A vert au E, rouge cramoisie : des plus sains aux plus redoutables pour la santé. Alors bien sûr, le Nutri-Score n’est pas parfait non plus, car il ne tient pas compte de la présence des additifs, colorants, conservateurs, édulcorants. Mais, disons que c’est un bon début et qu’il fallait bien commencer par un bout.

Et puis, vous vous souvenez peut-être que le chef Frédéric Simonin qui était votre invité il y a quelques semaines nous avait dit qu’il ne travaillait qu’avec les produits Bleu Blanc Cœur. Bonne initiative car ce label est également reconnu par les ministères de la Santé, mais aussi de l'Agriculture, comme « démarche d’intérêt générale ». L'association qui le porte défend notamment un engagement clair : labéliser ceux qui améliorent la teneur nutritionnelle en Oméga 3 de l'alimentation animale, et donc, à en croire les scientifiques, par ingestion, la nôtre.

Quid des critères comme le bien-être animal ou la traçabilité qui préoccupent tout autant les consommateurs 

Il nous faut saluer une initiative remarquable qui porte le nom de « Ferme France ». Alors, attention, à « Ferme France », on ne parle pas de label, mais d’une étiquette de notation sociétale. L’association qui travaille sur ce projet depuis déjà un an a d’abord distingué six piliers : bien-être animal et conditions de travail, environnement, nutrition et santé humaine, équité et contribution à l’économie française, traçabilité et intérêt général. Et pour chaque pilier, plusieurs objectifs. Par exemple, environnement comprend neuf objectifs dont l’impact sur le réchauffement climatique. Et avec la combinaison de tous ces critères pondérés, elle va générer pour chaque produit une note sur 100. Aujourd’hui, l’association a réussi à convaincre plus de trente adhérents, dont 70% des distributeurs français, à venir réfléchir avec elle. Mais elle considère que la réflexion des professionnels pourrait être entachée de parti pris, raison pour laquelle elle a lancé, au Salon, une consultation citoyenne.

Alors, fermefrance.org ou Disneyland.com, ce sera votre challenge pour ce dimanche !

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