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Portrait non daté du romancier russe Fiodor Dostoievski, né en 1821, décédé en 1881.
Épisode 2 :

Un roman fantastique ?

58 min
À retrouver dans l'émission

Qu’est-ce qui motive les actions humaines, et en particulier les plus radicales ? Cette question et celle de la recherche de l’absolu traversent deux des plus grands romans de Dostoïevski, Crime et châtiment et Les Démons. En compagnie de Jean-Louis Backès, quelques pistes de réponse.

La place Sennaya à Saint-Pétersbourg, où se déroule l'action de "Crime et Châtiment" vers 1900.
La place Sennaya à Saint-Pétersbourg, où se déroule l'action de "Crime et Châtiment" vers 1900. Crédits : Source : Wiki

Jean-Louis Backès, professeur émérite de littérature comparée à l'université Sorbonne-Paris 4 et spécialiste de littérature russe, est l'auteur d'un essai sur Crime et Châtiment, publié dans la collection Foliothèque en 1995. Il a aussi réalisé une édition critique des Démons, au Livre de Poche (2011). Il est aussi l'auteur de plusieurs romans, dont Carènes publié chez Grasset en 1984.

La force de Crime et châtiment, c'est de ne jamais réduire en idées simples ce geste qui est presque indicible : j'ai tué la vieille.

Dostoïevski comprend qu'un homme ne peut se raconter lui-même que de plusieurs façons différentes.

(Jean-Louis Backès)

Dostoïevski est l’inventeur du caractère polymorphe : c’est à dire que Molière ou Racine ou les grands classiques ont des caractères d’un seul tenant, tant dis que Dostoïevski a fait une découverte en psychologie qui est l’équivalent de celle de De Vries dans le monde de l’histoire naturelle : la mutation spontanée... Vous voyez une crapule, comme dans Crime et Châtiment... qui tout à coup devient une espèce d’ange... C’est cette imprévisibilité, cet inconnu de la nature humaine qui est le grand intérêt de Dostoïevski. L’homme est un inconnu pour lui même et il ne sait jamais ce qu’il est capable de produire sous une provocation neuve.

(Paul Claudel, lettre à Jacques Rivière du 17 février 1912)

A 15h30, nous sommes en compagnie de Georges-Marc Habib, de la Librairie de l'Atelier.  

A la fin de l'émission, c'est un moment de poésie avec Jacques Bonnaffé.

MUSIQUE GÉNÉRIQUE: Ouverture : Panama de The Avener (Capitol) Fin : Dwaal, de Holy Stays (Something in Construction)

MUSIQUE CHRONIQUE: Self portrait de Chilly Gonzales (Gentle threat).

Chroniques
15H54
3 min
Jacques Bonnaffé lit la poésie
Sport (Chino aime le sport)
Intervenants
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