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Portrait non daté du romancier russe Fiodor Dostoievski, né en 1821, décédé en 1881.
Épisode 4 :

Un passage à l'acte

58 min
À retrouver dans l'émission

Les Carnets du sous-sol sont fortement liés aux expériences vécues de l'auteur. Texte dur et amer, il donne à voir une vision sombre de l'homme moderne égoïste, violent, irrécupérable et en cela, condamné à vivre dans un "sous-terrain". Alain Finkielkraut et Leslie Kaplan partagent leurs lectures.

La Madonne Sixtine de Raphäel (1514), que Dostoïevski a vu à Dresde, et dont il avait une reproduction dans son bureau, source d'inspiration pour "l'homme du sous-sol"
La Madonne Sixtine de Raphäel (1514), que Dostoïevski a vu à Dresde, et dont il avait une reproduction dans son bureau, source d'inspiration pour "l'homme du sous-sol" Crédits : Source : Wiki

En première partie d'émission, nous sommes en compagnie d'Alain Finkielkraut, philosophe, écrivain et académicien, auteur de Un cœur intelligent (Stock/Flammarion, 2009). Dans cet essai, il fait l'apologie de la littérature et de son pouvoir de nuances à partir de neuf lectures, dont une consacrée aux Carnets du sous-sol de Dostoïevski intitulée "L'enfer de l'amour-propre".

Quand il est seul, l'homme du sous-sol ne pense qu'aux autres. Quand il est avec les autres, il ne pense qu'à lui-même. C'est l'amour-propre.

La modernité postule qu'il est possible d'établir une société rationnelle sur la recherche du bien-être. L'homme du sous-sol ne cherche pas son bien-être, il se complaît dans son mal de dents. C'est une manière de montrer qu'il y a quelque chose d'irrécupérable dans l'homme, qu'il est impossible de montrer qu'il existe une solution définitive au problème humain. (Alain Finkielkraut)

En deuxième partie d'émission, la romancière et essayiste Leslie Kaplan pense avec Dostoïevski. Son essai Les Outils (P.O.L, 2003) explore les ramifications de la rencontre entre un sujet et une œuvre, que ce soit celle de Cassavetes, de Robert Antelme, ou de Dostoïevski. Plus récemment, elle a publié le roman Mathias et la Révolution (P.O.L, 2016). Elle a reçu, en 2017, le grand prix de la Société des Gens de Lettres (SGDL) pour l'ensemble de son œuvre.

La modernité de Dostoïevski a quelque chose à voir avec l'illimité de la conscience. L'homme du sous-sol, c'est l'expérience terrifiante de l'illimité de la pensée.

L'homme du sous-sol est pris dans un horrible ressassement. Il n'y a rien dans ce ressassement pour lui [permettre de s']arrêter de penser, parce que pour lui, il n'y a pas d'autre. (Leslie Kaplan)

A 15h30, Eric Marty, professeur de littérature contemporaine à l'université Paris-Diderot, chronique pour nous un point de l'actualité littéraire et parle de sa lecture de Dostoïevski.

Le monologue du sous-sol marque la position de solitude absolue à laquelle la société moderne nous contrait. (Eric Marty)

A 15h55, comme toujours, c'est le moment des lectures poétiques de Jacques Bonnaffé. Pour conclure cette semaine sur le thème des "Entrées en matière", une lecture "poétique et politique". Il lit Aragon, "La Rose et le Réséda" ainsi qu'un poème de Maïakowski, "Le poète est un ouvrier".

MUSIQUE GÉNÉRIQUE: Ouverture : Panama de The Avener (Capitol) Fin : Dwaal, de Holy Stays (Something in Construction)

MUSIQUE CHRONIQUE: Self portrait de Chilly Gonzales (Gentle threat).

Bibliographie

Intervenants
  • Philosophe, académicien, et producteur de l'émission "Répliques" sur France Culture
  • Écrivaine
  • Ecrivain, essayiste et professeur de littérature française à l’Université Paris Diderot-Paris 7
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