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Hervé Guibert photographié en 1988
Épisode 3 :

L'écrivain-photographe

58 min
À retrouver dans l'émission

Dans cette troisième émission, nous explorons l'objectif d'Hervé Guibert, analysons ce qu'il nous montre à travers sa photographie. Le passage du texte à l'image est remarquable dans l'oeuvre d'Hervé Guibert, il la rend encore plus dense mais la complexifie aussi.

Hervé Guibert photographié en 1988
Hervé Guibert photographié en 1988 Crédits : Ulf Andersen/Hulton Archive - Getty

Arnaud Genon, professeur de lettres modernes et docteur en littérature française, évoque Hervé Guibert, non pas l'écrivain mais le photographe.

L'oeil d'Hervé Guibert

Avec ses textes, nous avons découvert un auteur rebelle, à la plume acérée, dévoilant ses obsessions, notamment celles relatives au corps humain. Sa photographie nous en dit autant sur ses sujets que sur lui-même :

Ce n'est pas seulement l'autre qui est happé dans le déclic photographique, mais c'est le reflet de sa propre situation amoureuse, de sa propre relation à l'objet photographié. Le mouvement qui se dessine est alors particulier, l'image semble miroiter ce qui se joue aussi derrière l'objectif. Jean-Pierre Boulé & Arnaud Genon, Hervé Guibert, l'écriture photographique ou le miroir de soi, Lyon, Presses universitaires de Lyon, 2015, p.123

Guibert est-il photographe et écrivain ? Au même titre ? Lui se considérait comme amateur, un photographe amateur. Pourtant, le mécanisme de descente en soi, d'exploration de ses propres tréfonds, de l'impur non sans une certaine impudeur, l'auteur le répète dans ses clichés :

Le beau et l'horrible, les vivants et les morts se mélangent dans les photos de Guibert, dans une esthétique viciée. Jean-Pierre Boulé & Arnaud Genon, Hervé Guibert, l'écriture photographique ou le miroir de soi, Lyon, Presses universitaires de Lyon, 2015, p.55

À 15 h 30 : La chronique littéraire nous est présentée par Alexis Brocas.

À 15 h 55 : Entrons en dissidence avec Black Label, l'autre recueil de poèmes épiques de Léon-Gontran Damas lus par Jacques Bonnaffé.

MUSIQUE GÉNÉRIQUE : Panama, de The Avener (Capitol) fin : Dwaal, de Holy Stays (Something in Construction).

MUSIQUE CHRONIQUE : Self portrait de Chilly Gonzales (Gentle threat).

Chroniques
15H54
3 min
Jacques Bonnaffé lit la poésie
Léon Gontran Damas - Bateleur de Rages 3/4 : Pas l'ombre d’un double

Bibliographie

Intervenants
  • Enseignant-chercheur
  • Romancier, critique et directeur-adjoint au nouveau magazine Lire-Magazine littéraire
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