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José Saramago à Lanzarote en 2011.
Épisode 1 :

"Je suis un arbre"

58 min
À retrouver dans l'émission

De la région du Ribatejo où il naît en 1922, jusqu'au pied d'un olivier de Lisbonne où ses cendres ont été dispersées un an après son décès survenu le 18 juin 2010 en Espagne, en passant par l'obtention du prix Nobel en 1998, nous retraçons dans ce premier volet la vie de José Saramago.

José Saramago à Lanzarote en 2011.
José Saramago à Lanzarote en 2011. Crédits : ULF ANDERSEN / AURIMAGES - AFP

Unique lauréat lusophone du prix Nobel de littérature, écrivain autodidacte, José Saramago utilise l'image de l'arbre pour décrire son œuvre mais aussi sa famille. Annie Morvan, éditrice de Saramago aux éditions du Seuil, nous parle aujourd'hui de la vie de cet auteur.

"Plusieurs années après, alors que j'écrivais pour la première fois à propos de mon Grand-Père Jerónimo et de ma Grand-Mère Josefa, (J'ai oublié de signaler qu'aux dires de ceux qui l'avaient connue jeune fille, elle était d'une rare beauté) j'ai eu conscience du fait que j'étais en train de transformer les personnes communes qu'elles avaient été en personnages littéraires. Que c'était probablement la manière de ne pas les oublier en les décrivant et en faisant leur portrait d'un crayon qui change avec les souvenirs, colorant et illuminant la monotonie d'un quotidien terne et sans horizon comme quelqu'un qui recrée sur la carte instable de la mémoire l'irréalité surnaturelle du pays dans lequel il a décidé de passer sa vie."

"En peignant mes parents et grands-parents avec l'encre de la littérature, je faisais des personnes simples de chair et d'os qu'ils avaient été des personnages à nouveau et d'une autre manière constructeurs de ma vie. Je traçais, sans le comprendre le chemin par où les personnages que je venais d'inventer, les autres, les littéraires, allaient me fabriquer et m'amener les matériaux et les outils pour le bon et le moins bon, dans le suffisant et l'insuffisant, les gains et les pertes, l'excès et le manque, qui feraient de moi la personne en laquelle je me reconnais aujourd'hui : Créateur de ces personnages mais aussi créature d'eux. Dans un certain sens, on peut même dire que lettre après lettre, mot après mot, page après page, livre après livre, j'en suis venu successivement à implanter dans l'homme que j'étais les personnages que j'ai créés."

extraits du discours de José Saramago devant l'Académie royale de Suède à l'occasion de son Prix Nobel, 7 décembre 1998.

A 15h30 Pierre Krause de Babelio nous parle de littérature jeunesse à l'occasion du 32e Salon du livre et de la presse jeunesse qui se tient à Montreuil du 30 novembre au 5 décembre et dont le thème est "Sens dessus dessous".

A 15h55 Jacques Bonnaffé lit Dominique Sampiero.

MUSIQUE GÉNÉRIQUE: Panama, de The Avener (Capitol) fin : Dwaal, de Holy Stays (Something in Construction).

MUSIQUE CHRONIQUE: Self portrait de Chilly Gonzales (Gentle threat).

Chroniques

15H54
3 min

Jacques Bonnaffé lit la poésie

Sampiero Celui qui vit ce qu’il dit. (1/4) : Du silence aux paroles

Bibliographie

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