LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.
Mad Men, de Matthew Weiner © AMC
Épisode 1 :

Les années 1960 de Matthew Weiner

58 min
À retrouver dans l'émission

Adulée ou décriée, "Mad Men" est en tout cas une série discutée, analysée encore aujourd'hui, près de trois ans après la dernière saison. Ce premier volet est consacré aux références cinématographiques et littéraires aux sources de cette série américaine à succès.

Matthew Weiner
Matthew Weiner Crédits : Frazer Harrison - Getty

Le critique de cinéma Emmanuel Burdeau a analysé la série lors d'un séminaire qui s'est tenu au Jeu de Paume à Paris, en 2017. Dans cette première émission, il nous dresse le portrait du showrunner Matthew Weiner.

Les sixties et les fantasmes

Matthew Weiner a créé Mad Men, la série aux sept saisons, diffusée entre 2007 et 2015, à partir de sa vision de l'Amérique des années 60, époque qu'il a connue pour être né en 1965 à Baltimore dans l'état du Maryland aux Etats-Unis. 

Dans la série, les publicitaires de l'agence de Madison Avenue à New York vendent du rêve : le rêve américain. Ils nous montrent aussi une société rêvée par les uns, mais symbole d'un carcan bien réel, bien au-delà des années 60 pour d'autres : 

"Quand les hommes étaient des hommes et les femmes portaient des jupes." Aucun doute possible : la nostalgie exprimée par le slogan de Mad Men ne peut s'entendre que dans un sens ironique. Alors qu'elle débute en 1960, peu avant l'élection de John Fitzgerald Kennedy, la série de Matthew Weiner est souvent située à tort dans les années 1950, tant elle montre une société conservatrice, rigide, étouffante, qui nous paraît très lointaine. Tout en dissimulant de leur mieux leurs failles intimes et leur désarroi existentiel, les publicitaires de Madison Avenue, à New York (les Mad Men), pratiquent un entre-soi arrogant, décomplexé, et affichent avec désinvolture leur machisme, leur homophobie, leur racisme, leur antisémitisme. Chaque scène, chaque épisode dépeint avec une acuité rare les moeurs qu'allait venir balayer l'explosion contestataire de la fin de la décennie, et permet de comprendre pourquoi elle était inéluctable. Mona Chollet, Beauté fatale. Les nouveaux visages d'une aliénation féminine, Paris, La Découverte, 2012, p.13.

À 15 h 30 : en compagnie des revues avec Philippe Roger.

À 15 h 55 : Jacques Bonnaffé débute la semaine consacrée aux poèmes du recueil de Cécile Coulon, Les Ronces, paru cette année aux éditions du Castor Astral.

MUSIQUE GÉNÉRIQUE : Panama, de The Avener (Capitol) fin : Dwaal, de Holy Stays (Something in Construction).

MUSIQUE CHRONIQUE : Self portrait de Chilly Gonzales (Gentle threat).

Chroniques
15H54
3 min
Jacques Bonnaffé lit la poésie
J’aimerais...

Bibliographie

Intervenants
  • Critique de cinéma et auteur
  • écrivain, directeur d'études à l'EHESS, chercheur au CNRS, directeur de la revue Critique
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......