LE DIRECT
Entre Newark et New York, le portrait qu'il peint de l'Amérique se fait parfois autoportrait
Épisode 4 :

Le refus de l'idylle

1h
À retrouver dans l'émission

Réaliste, satirique, sarcastique, voire érotique, Philip Roth écrit des romans complexes dans lesquels il se joue des clichés. Guy Scarpetta et Alain Finkielkraut analysent dans ce dernier volet les grandes thématiques rothiennes et son rapport à la politique américaine.

Philip Roth, mars 1993.
Philip Roth, mars 1993. Crédits : Joe Tabbacca/AP/SIPA - Sipa

Philip Roth s'emploie à mettre en évidence les dérives du politiquement correct et joue de l'artificialité de certaines représentations. Guy Scarpetta, romancier et critique et Alain Finkielkraut, philosophe et académicien, nous parlent dans ce dernier temps de la poétique de Philip Roth ainsi que de son rapport à la politique.

"Il y a chez Roth une grande capacité à produire du vertige" Guy Scarpetta à propos de La Contrevie

"L'histoire est toujours là. Mais ce qui intéresse Roth ce n'est pas l'histoire en tant que telle, (...) ce sont les effets qu'elle produit sur les subjectivités et les effets d'incertitude, de paradoxes, d'ambiguïtés, qui peuvent être révélés dans l'expérience humaine de certaines circonstances historiques." Guy Scarpetta

"Si le roman de Philip Roth nous dit quelque chose, c'est à travers précisément cette critique du politiquement correct, de cet antiracisme devenu fou, parce que précisément Donald Trump a joué sur cette idéologie. Il est en quelque sorte la Némésis du politiquement correct. Toute une part de l'Amérique étouffe sous le poids de cette bien-pensance idéologique et le malheur est qu'elle se soit choisi comme porte-parole un homme comme lui. Le politiquement correct est une calamité politique et morale, mais ce que Donald Trump combat sous ce nom c'est le tact, la nuance, la complexité, la civilisation elle-même". Alain Finkielkraut sur La tache

A 15h30 Bernard Geniès de L'Obs nous parle de l'exposition "L'histoire commence en Mésopotamie" qui se tient du 2 novembre au 23 janvier au Louvre-Lens.

Et à 15h55 Jacques Bonnaffé lit W.B. Yeats.

MUSIQUE GENERIQUE: Panama, de The Avener (Capitol) fin : Dwaal, de Holy Stays (Something in Construction)

Chroniques

15H54
3 min

Jacques Bonnaffé lit la poésie

William Butler Yeats, un égo folk (3/4) : Sad song… with love and glory.

Bibliographie

Intervenants
L'équipe

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......