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Jeune couple buvant dans le même verre, 1851
Épisode 3 :

Les femmes philosophes du marquis de Sade, et sa femme...

58 min
À retrouver dans l'émission

Cette émission est consacrée aux femmes du Marquis de Sade, celles qui l'ont entouré, ont pensé son oeuvre. De son épouse à ses muses et ses personnages féminins.

Jeune couple buvant dans le même verre, 1851
Jeune couple buvant dans le même verre, 1851 Crédits : Getty

Sade ou les malheurs du vice

Florence Lotterie est professeure à l'université Paris - Diderot et y enseigne la littérature de l'Antiquité au siècle des Lumières en particulier. Elle est notre première invitée et nous parle des femmes dans l'écriture de Sade. En effet, dans l'ouvrage de Sade, intitulé : Justine ou les malheurs de la vertu (1791), le récit est porté par la voix féminine. Le procédé amène à réfléchir à ce rôle et de manière générale, aux personnages féminins dans l'oeuvre de l'homme de lettres, aux femmes philosophes qui se sont penchées sur son oeuvre :

Sade a écrit le roman de la femme qui allait plus vite que les despotes, la femme révolutionnaire en somme, si toutefois elle avait pu exister. Florence Lotterie, « Sade et les fictions du despotisme. Roman de la courtisane et fable de la "parrêsia" » in Les Fables du politique des Lumières à nos jours, Strasbourg, Presses universitaires de Strasbourg, 2012, p.56

Cécile Guilbert, notre deuxième invitée, est une femme de lettres. Elle a par ailleurs consacré un ouvrage à la correspondance de Sade et son épouse, Renée-Pélagie Cordier de Launay de Montreuil, Marquise de Sade. Dans un autre ouvrage de portraits d'artistes, elle évoque le marquis de Sade derrière les barreaux. En effet, Sade a été emprisonné pendant 27 ans :

Sitôt enfermé, il transgresse naturellement les codes, subvertit les règles, contourne les interdits : écriture à l’encre sympathique pour déjouer la censure, vocabulaire crypté, insolentes apostrophes au « Gribouilleur », altercations avec ses gardes, dérapages verbaux. Cécile Guilbert, Sans entraves et sans temps morts II, Paris, Grasset, 2015, p.86-87

À 15 h 30 : Alexis Brocas du Nouveau Magazine Littéraire nous présente la chronique.

À 15 h 55 : Jacques Bonnaffé poursuit la semaine en poésie avec le recueil de Patrick Laupin, Impasse de l'Azur. 

MUSIQUE GÉNÉRIQUE : Panama, de The Avener (Capitol) fin : Dwaal, de Holy Stays (Something in Construction)

MUSIQUE CHRONIQUE : Self portrait de Chilly Gonzales (Gentle threat)

Chroniques

15H54
3 min

Jacques Bonnaffé lit la poésie

Patrick Laupin - L'être et sa parole. (3/4) : L’homme imprononçable
Intervenants

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