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Portrait de Serge Gainsbourg en 1967
Épisode 1 :

Faire de sa vie une oeuvre d'art

58 min
À retrouver dans l'émission

La compagnie des œuvres retrace l’existence de l’auteur de La javanaise, que l’on pourrait prendre à rebours : la révérence tirée rue Verneuil, le surgissement de « Gainsbarre », la consécration d’artiste, les amours iconiques et la tendre enfance, bercée par la langue russe et yiddish des parents.

Serge Gainsbourg à la télévision en avril 1971 à Paris
Serge Gainsbourg à la télévision en avril 1971 à Paris Crédits : Bertrand LAFORET/Gamma-Rapho - Getty

« Je suis fragile et désabusé. J’ai tout eu et je n’ai rien. L’idée du bonheur m’est étrangère. Je ne cherche qu’une seule chose, la pureté de mon enfance », déclare Gainsbourg au critique d’art, essayiste et romancier Franck Maubert, un jour de 1986. Où commence la vie d’un homme, où s’achève son enfance ? La question taraude son interlocuteur. L’enfance de l’art, pour Gainsbourg, se termine sans doute dès lors qu’il découvre Boris Vian sur scène en 1956. Sa face blême, sa voix acide, ses textes agressifs hypnotisent le jeune Lucien Ginsburg, qui s’en prend « plein la gueule » et songe : « Je peux faire quelque chose là-dedans ». Fort de cette certitude, il court chez Philips où Boris Vian officie comme directeur artistique adjoint et lui soumet ses chansons. L’une d’elles se nomme Le poinçonneur des lilas

Matthieu Garrigou-Lagrange évoque aujourd’hui la vie et l’œuvre de cet artiste de génie en compagnie de Franck Maubert. Auteur de Gainsbourg for Ever (Scali, 2005) et Gainsbourg à rebours (Fayard, 2013), il eut également le privilège d’interviewer et fréquenter Gainsbourg. 

Gainsbourg est d'abord un amoureux des mots, mais il possède bien la musique grâce à l'éducation reçue à ce niveau dans son enfance. Le fait d'avoir écouté Vian a dû débloquer sa propre poésie, et il a trouvé son ton à lui. (Franck Maubert)

Il est difficile de définir le « son Gainsbourg ». Il en a changé si souvent. C'est lui qui relance le reggae en France à la fin des années 1980. Serge Gainsbourg s'adaptait selon les modes et les devançait souvent.  Il avait en la matière un instinct formidable. Il fréquentait les meilleurs musiciens de la capitale et choisissait de très bons directeurs artistiques, comme Jean-Claude Vannier, qui a travaillé avec lui sur l'album Melody Nelson. (Franck Maubert)

MUSIQUE GÉNÉRIQUE (début) : Panama, de The Avener (Capitol)

MUSIQUE GÉNÉRIQUE (fin) : Nuit noire, de Chloé (Lumière noire)

Bibliographie

Serge Gainsbourg : N ̊ 4

Serge Gainsbourg : N ̊ 4Serge GainsbourgPhilips Phonografic Industries, 1962

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