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Barbara (1930-1997) après la réception du grand prix national de la Chanson, remis par le ministre de la culture Jack Lang. 22 décembre 1882.
Épisode 1 :

Un sacré goût de vivre

58 min
À retrouver dans l'émission

Artiste jusqu'au bout des ongles, artiste entière, sensible, authentique. Comment rendre hommage à l'artiste et à la femme que fut Barbara sinon en racontant, avec Jean-François Kervéan, ce que lui-même appelle "la vraie vie de Barbara" ?

Barbara  (1930-1997) sur la scène du Théâtre du Châtelet, à Paris, le 18 septembre 1987.
Barbara (1930-1997) sur la scène du Théâtre du Châtelet, à Paris, le 18 septembre 1987. Crédits : Patrick Herzog - AFP

Pour aborder la biographie de la chanteuse Barbara, nous sommes en compagnie de Jean-François Kervéan, écrivain, journaliste et chroniqueur littéraire, auteur de Barbara la vraie vie (Robert Laffont, 2017).

Il nous présente une femme portée par le désir, un désir qui lui-même emportait tout : chanter. Un mot, un acte, un nécessaire don de soi qui pourrait à lui seul résumer toute la vie de Barbara. Toute sa vie en effet, une vie emplie jusqu'au débordement, jusqu'au trop-plein, aura tourné autour de cette unique obsession, autour de ce chant qui lui hantait le corps, l'esprit, la voix. Le chant, c'est bien ici ce qui sert de fil d'Ariane à une vie parcourue de drames : 

Son drame en tant que femme et sa chance en tant qu’artiste, c’est que pratiquement tous les événements de sa vie se superposent à un gouffre, quasi romanesque tellement il est dantesque. C’est hallucinant : elle est traquée petite juive pendant la guerre ; ils ne l’ont pas rattrapée, ni elle ni sa famille ; elle subit un inceste et une liaison avec son père entre dix et quinze ans ; la Libération éclate elle se sauve ; elle est encore mineure qu’elle cavale en Belgique ; en Belgique c’est tout juste si elle ne se trouve pas sur le trottoir… (Jean-François Kervéan)

Abusée par son père au cours de son enfance, marquée par la guerre, par l'occupation allemande, par la pauvreté, la jeune Monique Serf va peu à peu se construire grâce à la musique. Progressivement, elle accomplit cette métamorphose au terme de laquelle elle endosse ce nouveau nom, cette nouvelle identité de scène et de vie : Barbara. Entre la jeune fille juive miraculeusement soustraite à la déportation nazie et la grande dame noire de la chanson française, il y eut aussi ces années d'errance et de précarité : bohèmes, difficiles, mais chrysalidaires, formatrices. Durant cette période, Barbara acquiert l'essentiel : une voix, une technique, une écriture aussi sensible que sincère, et surtout un charisme unique, un charme, une aura qui en font, aujourd'hui encore, une indémodable diva.

En fin d'émission nos auditeurs pourront écouter la chronique de Marin de Viry, journaliste à la Revue des Deux Mondes. Il nous présente deux dossiers : "Penser la crise avec Hannah Arendt" et "La Haine d'Israël".

MUSIQUE GÉNÉRIQUE (début) : Panama, de The Avener (Capitol)

MUSIQUE GÉNÉRIQUE (fin) : Nuit noire, de Chloé (Lumière noire)

Intervenants
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