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Portrait de Claude Monet en 1898
Épisode 3 :

Les Nymphéas ou la jeunesse retrouvée de Monet

58 min
À retrouver dans l'émission

La compagnie des œuvres se penche aujourd’hui sur un pan majeur dans l’histoire de l’œuvre de Claude Monet : la genèse des Nymphéas, leur entrée au musée de l’Orangerie et leur réception chez les grands artistes américains.

Les nymphéas, Claude Monet, 1903
Les nymphéas, Claude Monet, 1903 Crédits : Leemage/Corbi - Getty

Les nymphéas furent longtemps pour Claude Monet objets de contemplation. Il les avait fait naître à la surface de l’étang de Giverny, au bord duquel il aimait s’asseoir chaque matin. Là, il demeurait de longues heures, immobile et silencieux, s’imprégnant du tableau sans songer à le peindre. Il ignorait alors que ces « paysages d’eau », comme il les nommerait par la suite, en hommage aux Paysages de mer du peintre Coubert, avant de les rebaptiser Nymphéas, occuperaient la part majeure de son œuvre à partir de l’année 1900, et ce jusqu’à sa mort. 

Matthieu Garrigou-Lagrange retrace aujourd’hui l’histoire des Nymphéas, ainsi que leur réception chez les grands artistes américains en compagnie de Cécile Debray, directrice du Musée de l’Orangerie, curatrice de l’exposition « Nymphéas, l’abstraction américaine et le dernier Monet », tenue au musée en 2018, et autrice des Nymphéas de Claude Monet (Hazan, 2020).

Les premiers Nymphéas de Monet, peints autour de 1900, s'inscrivent dans la veine des décorations, qui sont alors très à la mode. Appartenant au genre de l'ornement, elles ne nécessitent pas la construction d'une image ou d'une narration et figurent un premier pas vers l'abstraction. Monet mettra ensuite de côté son travail autour des Nymphéas, et le reprendra à partir de 1914, décidant cette fois d'affronter son motif à travers des formats extrêmement grands. Il se concentrera alors sur ce qu'il avait tenté de faire lorsqu'il était jeune peintre, à la fin des années 1860 : capter les reflets de l'eau, les paysages mouvants. (Cécile Debray)

Retrouvez en cours d'émission la chronique de Fabien Simode, rédacteur en chef de L’Œil

MUSIQUE GÉNÉRIQUE (début) : Panama, de The Avener (Capitol)

MUSIQUE GÉNÉRIQUE (fin) : Nuit noire, de Chloé (Lumière noire)

Intervenants
  • Conservatrice générale du patrimoine, directrice du musée de l’Orangerie depuis juin 2017, commissaire de l'exposition Viva Villa! 2019
  • Rédacteur en chef de L’Œil

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