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Portraits des écrivaines Monique Wittig et Virginie Despentes en 1966 et 1998.
Épisode 1 :

Les formes de vie de Virginie Despentes

58 min
À retrouver dans l'émission

La compagnie des œuvres évoque aujourd’hui la vie et l’œuvre de Virginie Despentes, romancière, essayiste et figure majeure du féminisme moderne.

Virginie Despentes, lauréate du prix Anaïs Nin (2015)
Virginie Despentes, lauréate du prix Anaïs Nin (2015) Crédits : JACQUES DEMARTHON - AFP

Elle ne recherche pas l’élégance de la phrase, mais l’expression de la pensée dans sa forme la plus simple, la plus brute, capable de « toucher l’os » comme le fait la musique punk, qui a irrigué son adolescence. Paru en 1994, son premier roman, Baise-moi, lourd de colère, révolté, a certes touché un nerf. Il en ira de même douze ans plus tard avec King Kong théorie. Avec cet essai féministe, Virginie Despentes met en mots l’expérience du viol, dont elle fait un élément fondateur de son œuvre. « Ce trauma-là n’entrait pas en littérature », écrit-elle. Près de trente ans après la parution de son premier roman, quelle forme a pris la colère de Virginie Despentes, quel regard porte-t-elle sur la société française, que traverse son œuvre ? Sa littérature touche-t-elle encore l’os ? Et quelle fut sa vie jusqu’à cette année 1994 où elle quitte le nom de Daget pour celui de Despentes ? 

Pour évoquer la vie et l’œuvre de l’autrice de la trilogie Vernon Subutex, Matthieu Garrigou-Lagrange est en compagnie d’Alexis Brocas. Directeur adjoint chez Lire-Le Magazine littéraire, chroniqueur dans La compagnie des œuvres et romancier, il a récemment publié La Honte de la Galaxie aux éditions Sarbacane.

On a présenté Virginie Despentes comme un ovni dès ses débuts en 1994, quand elle a publié Baise-moi aux éditions Florent Massot. On n'avait jamais vu une écriture comme cela en France, aussi tonique, aussi violente, et en même temps complexe, et déjà assez travaillée. On n'avait jamais lu non plus de personnages féminins aussi violents, capables de vivre leur sexualité comme la vivent les hommes, en allant chercher leur plaisir là où elles veulent. Tout cela a provoqué un choc et un mouvement de rejet. Il y a eu d'un côté une presse qui l'a beaucoup portée et de l'autre une presse qui cherchait à la réassigner, comme elle le dit elle-même, à sa place de femme, qui n'aurait pas le droit d'aborder de tels sujets. (Alexis Brocas)

MUSIQUE GÉNÉRIQUE (début) : Panama, de The Avener (Capitol)

MUSIQUE GÉNÉRIQUE (fin) : Nuit noire, de Chloé (Lumière noire)

Intervenants
  • Romancier, critique et directeur-adjoint au nouveau magazine Lire-Magazine littéraire

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