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Portrait d'Alain-Fournier (1886-1914)
Épisode 2 :

Un livre en tête

58 min
À retrouver dans l'émission

Écrivain d'une grande sensibilité, il était volontiers enclin à la poésie, comme l'attestent les quelques vers de jeunesse qu'on a pu retrouver. Mais en choisissant résolument la prose et le roman, Alain-Fournier se trouve un style, une voix où la poésie est toujours présente, mais en sourdine.

Alain-Fournier en 1905.
Alain-Fournier en 1905. Crédits : JNS-Gamma-Rapho - Getty

Nous serons en compagnie de Philippe Berthier, professeur émérite de littérature française à la Sorbonne Nouvelle, responsable de l’édition de "Le Grand Meaulnes" suivi de "Choix de lettres, de documents et d'esquisses" dans la Bibliothèque de la Pléiade (Gallimard, 2020) pour nous présenter l'oeuvre d'Alain-Fournier, en commençant par quelques mots sur son roman le plus célèbre, Le Grand Meaulnes.

Le bruit court que la parution des Souffrances du jeune Werther à la fin du XVIIIème siècle est cause d'une série de suicides à travers la jeunesse européenne de l'époque, sujette à ce mélancolique "vague des passions" dont parlait Chateaubriand et soucieuse de suivre la voie tracée par le héros de Goethe. Peut-être non moins forte fut l'influence du Grand Meaulnes à partir de 1913, qui déclencha une véritable pandémie de "meaulnite" (Philippe Berthier), qui en dit long sur le fanatisme suscité par le roman et le prestige de son héros charismatique, Meaulnes, auprès des lecteurs.

En nous donnant à lire à la suite du Grand Meaulnes une partie de la correspondance d'Alain-Fournier, Philippe Berthier nous permet de comprendre ce qu'a représenté cette oeuvre dans la vie de l'écrivain. On y découvre également une conception originale du roman, marquée par l'esthétique du poète Jules Laforgue et par la volonté de mêler ses propres souvenirs à la fiction. "Une oeuvre de biographe poète", voilà, selon les termes que l'on peut lire dans la correspondance, quelle fut la visée d'Alain-Fournier.

À retrouver en fin d'émission, la chronique de Valérie Toranian, directrice de la Revue des Deux Mondes.

MUSIQUE GÉNÉRIQUE (début) : Panama, de The Avener (Capitol)

MUSIQUE GÉNÉRIQUE (fin) : Nuit noire, de Chloé (Lumière noire)

Intervenants
  • spécialiste de la littérature du XIXème siècle, professeur émérite à l'université Paris III-Sorbonne Nouvelle
  • directrice de la Revue des deux Mondes

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