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J. M. G. Le Clézio en 1992
Épisode 2 :

Une œuvre plurielle

58 min
À retrouver dans l'émission

L'écriture de Le Clézio se construit autour de références diverses (Nouveau Roman, surréalisme, existentialisme, phénoménologie de Merleau-Ponty, Lautréamont, Rimbaud et bien d’autres). Retour cette « œuvre plurielle ».

J. M. G Le Clézio lors du festival « Etonnants voyageurs » à Saint-Malo en 1999
J. M. G Le Clézio lors du festival « Etonnants voyageurs » à Saint-Malo en 1999 Crédits : Raphael GAILLARDE/Gamma-Rapho - Getty

Pour commencer à explorer l’œuvre de J. M. G. Le Clézio, nous recevons Isabelle Roussel-Gillet, maîtresse de conférences HDR en littérature à l'Université d'Artois. Elle a consacré sa thèse à étudier la quête d’harmonie et les mythes chez Le Clézio. Elle est également l’autrice de deux monographies consacrées à l’écrivain : J.M.G. Le Clézio, écrivain de l'incertitude, paru chez Ellipses en 2011, et  J.-M.G. Le Clézio, l'œuvre féconde, publié en 2016 aux éditions Passage(s).

Isabelle Roussel-Gillet revient avec nous sur les grands thèmes qui irriguent l’œuvre leclézienne : la pulsion de mort, la question du sommeil et du rêve, le temps cyclique, les mythes du féminin et du masculin… 

Dans toutes les premières œuvres des années 1963 à 1978, il fait exploser les mythes du masculin qui auraient pu être Icare ou Prométhée. On n’est pas dans le mythe masculin, peut-être parce qu’il y a le point de vue intérieur de l’homme qui écrit. Chez Le Clézio, les hommes ne sont pas des mythes, des héros ou des archétypes. Au début, ils ont même parfois du mal à être des personnages : ce sont presque des prototypes. – Isabelle Roussel-Gillet

Autant de mythes et de sujets que Le Clézio aborde dans des ouvrages aux tonalités parfois autobiographiques, même si l’écriture de soi se fait toujours de manière « oblique » selon Isabelle Roussel-Gillet. Ainsi, Le Clézio peut être considéré comme un véritable nomade de la littérature : il n’est donc pas étonnant qu’il puise en partie son inspiration de l’œuvre d’Henri Michaux. 

Michaux, c’est voyager contre. Il y a un désir de partir. Partir, c’est se déplacer, se décentrer, changer ses cadres de références : forcément, le point de vue est enrichi de tous ces grands départs. – Isabelle Roussel-Gillet

Et en fin d’émission, la chronique d'Etienne de Montety, écrivain et directeur du Figaro littéraire.

MUSIQUE GÉNÉRIQUE (début) : Panama, de The Avener (Capitol)

MUSIQUE GÉNÉRIQUE (fin) : Nuit noire, de Chloé (Lumière noire)

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