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 Portrait de Luchino Visconti (1971, New York)
Épisode 3 :

Comme la peinture le cinéma de Visconti

58 min
À retrouver dans l'émission

Amoureux de la peinture et collectionneur de tableaux, Visconti a manifesté cette passion dans son cinéma, sans pour autant revendiquer l’influence d’un art qu’il n’entendait en rien copier.

Visconti et Helmut Berger sur le tournage de "Ludwig ou Le crépuscule des dieux" (1972)
Visconti et Helmut Berger sur le tournage de "Ludwig ou Le crépuscule des dieux" (1972) Crédits : Hug/ullstein bild - Getty

Quelle différence Visconti établissait-il entre l’art pictural et l’art cinématographique ? Qu’entendait-il en demandant à ses acteurs de jouer « comme s’ils sortaient d’un tableau » ? Quels sont enfin ces effets picturaux à l’œuvre dans ses films ? 

Matthieu Garrigou-Lagrange explore aujourd’hui le rapport qu’entretenait Visconti à la peinture en compagnie de Laurent Darbellay, enseignant à la faculté de lettres de l’université de Genève et auteur de l’essai « Luchino Visconti et la peinture » (MetisPresses, 2011).

Visconti était un grand amateur de peinture, aux goûts variés, qui l'amenaient souvent vers la fin du XIXe siècle, c'est-à-dire vers Odilon Redon, Gustave Moreau. Ce dernier lui parle parce qu'il choisit, en tant que peintre symboliste dans ce fin XIXe industrialisé et moderniste, de revenir à Salomé, à Ulysse, à Alexandre le Grand. Il ne s'agit pas toutefois pour Visconti d'être résolument moderne. Il y a chez lui le sentiment d'être un artiste à cheval entre le classicisme et la modernité, entre la fin d'une tradition et l'arrivée d'une autre. (Laurent Darbellay)

Visconti ne cherche pas à faire du cinéma comme on ferait de la peinture. Il craint qu'on lui reproche de faire des citations picturales, de reproduire à l'identique un tableau - comme le font des cinéastes plus modernes tels que Pasolini ou Godard -, de traduire en somme la nature profondément réaliste de l'image filmée. Visconti vient tout de même du néoréalisme. (Laurent Darbellay)

MUSIQUE GÉNÉRIQUE (début) : Panama, de The Avener (Capitol)

MUSIQUE GÉNÉRIQUE (fin) : Nuit noire, de Chloé (Lumière noire)

Intervenants
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