LE DIRECT
Portrait d'Aimé Césaire.
Épisode 4 :

Le seul culte de la poésie

58 min
À retrouver dans l'émission

La compagnie des œuvres clôture cette semaine consacrée au poète, dramaturge et homme politique Aimé Césaire en sondant les profondeurs volcaniques de sa poésie, qu’il définissait comme « parole essentielle », absolue, à rebours des compromissions de la vie politique.

Portrait du poète, dramaturge et homme politique Aimé Césaire
Portrait du poète, dramaturge et homme politique Aimé Césaire Crédits : Gilbert Nencioli/Gamma-Rapho - Getty

« Si je voulais situer le peuple martiniquais, je dirais que c’est un peuple péléen. [Sa] parole est une parole rare. Elle s’accumule pendant longtemps, elle s’accumule patiemment, elle fait son cheminement, on peut la croire éteinte. Et brusquement la grande déchirure », déclare Aimé Césaire au cours d’un entretien en 1982, publié dans la revue Présence africaine. Comment cette parole volcanique s’incarne-t-elle dans la poésie de Césaire ? Et comment expliquer cette grande déchirure entre le poète et les écrivains antillais Raphaël Confiant, Patrick Chamoiseau et Jean Bernabé, leur jaillissement de colère à son égard, et le qualificatif d’« anti-créole » qu’ils lui attribuèrent dans leur « Eloge de la Créolité » (Gallimard, 1993) ? De cela, mais également de la cohabitation chez Césaire du poétique et du politique, de son rapport aux peintres et de la présence des femmes dans sa poésie, Mathieu Garrigou-Lagrange disserte aujourd’hui en compagnie de Daniel Maximin. Romancier, poète, il fut également le grand ami de Césaire et lui dédia le récit Aimé Césaire, frère volcan (Seuil, 2013), après avoir rédigé pour lui la préface du recueil Ferrements et autres poèmes.

N'oublions pas que nous sommes des Terriens. C'est ce que dit la poétique de Césaire, et c'est en cela qu'elle dépasse les questions de race. Dans les trente dernières années de sa vie, sa poésie est centrée autour d'un retour de la nature dans le langage et de la prise de conscience du monde par les images. On a oublié ce que les yeux voient, c'est-à-dire la nature, la terre autour de nous. Sa poésie parle de cette nature, de cette terre. (Daniel Maximin)

Retrouvez en cours d'émission la chronique d'Aliette Armel, romancière, essayiste, et critique littéraire. 

MUSIQUE GÉNÉRIQUE (début) : Panama, de The Avener (Capitol)

MUSIQUE GÉNÉRIQUE (fin) : Nuit noire, de Chloé (Lumière noire)

Intervenants

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......