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Épisode 3 :

Le Sud d'Autant en emporte le vent

58 min
À retrouver dans l'émission

À l'occasion de la parution d'une nouvelle traduction française d’Autant en emporte le vent, La Compagnie des œuvres se penche sur ce roman aussi célèbre que controversé et sur le film qui en a été tiré.

Affiche pour le film Autant en emporte le vent, adapté en 1939 du roman éponyme de Margaret Mitchell (1900-1949), paru en 1936.
Affiche pour le film Autant en emporte le vent, adapté en 1939 du roman éponyme de Margaret Mitchell (1900-1949), paru en 1936. Crédits : Universal History Archive/UIG - Getty

Nous parlerons dans cette émission du roman de l'écrivaine américaine Margaret Mitchell, Autant en emporte le vent (1936) en compagnie d'Oliver Gallmeister, fondateur des éditions Gallmeister (2020). 

Antant en emporte le vent (Gone With the Wind en version originale), c'est d'abord un immense succès éditorial et critique. L'autrice, Margaret Mitchell, reçoit le prix Pullitzer pour ce roman fleuve qui s'est vendu à plusieurs millions d'exemplaires. Si cette reconnaissance du public a inscrit le roman et, trois ans plus tard, son adaptation cinématographique dans le patrimoine culturel américain, l'œuvre n'en est pas moins l'objet de controverses.

Le livre a été écrit en 1936 par une femme qui était sudiste, qui a grandi dans une famille sudiste, dont les deux grands-pères avaient fait la Guerre de Sécession... (Oliver Gallmeister)

C'est l'histoire d'un monde qui vit bercé par ses illusions d'opulence, de noblesse. On est au début du roman dans la plantation de Tara et on va suivre cette jeune héroïne qui a seize ans, plusieurs soupirants et qui batifole, qui ne voit absolument pas venir la guerre qui se profile. Et petit à petit la guerre arrive et elle va devoir affronter cela. Alors qu'elle est très superficielle, très égoïste, assez antipathique pour être franc, au début du roman, elle va se révéler plus forte que les circonstances, elle va prendre en charge sa famille, elle va travailler, elle va briser les tabous et les conventions, elle refusera de porter le deuil trop longtemps, elle ne s'occupera pas de ses enfants, elle voudra faire fortune alors que ce n'est pas du tout ce qu'on attend des femmes, elle tracera son destin et elle portera son destin à bout de bras. Donc c'est vraiment un livre, comme disait Margaret Mitchell, sur la résilience, la capacité à survivre et à résister. (Oliver Gallmeister)

Témoignage manifeste du racisme d'une société, le Sud des États-Unis, Autant en emporte le vent nous sera présenté par Oliver Gallmeister, qui nous parlera des enjeux soulevés par sa retraduction.

En seconde partie d'émission, cette fois pour évoquer l'adaptation cinématographique de l'œuvre, nous serons en compagnie de Taïna Tuhkunen qui enseigne le cinéma et la littérature américaine à l’Université d'Angers. Elle a notamment écrit Demain sera un autre jour. Le Sud et ses héroïnes à l'écran (Rouge profond), où il est abondamment question du film Autant en emporte le vent.

Je crois que l'une des multiples raisons du succès, qui perdure, de ce récit, c'est qu'il est possible d'y projeter énormément d'enjeux, anciens et contemporains, y compris des spéculations futures. (Taïna Tuhkunen)

La chronique sera consacrée au documentaire intitulé Les Misérables et Victor Hugo. Grégoire Polet, le réalisateur de ce documentaire nous présentera son travail, à découvrir sur Arte le 28 octobre prochain.

MUSIQUE GÉNÉRIQUE (début) : Panama, de The Avener (Capitol)

MUSIQUE GÉNÉRIQUE (fin) : Nuit noire, de Chloé (Lumière noire)

Intervenants
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