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Albert Camus (1913-1960) en 1957
Épisode 2 :

L'aveu (l'oeuvre de Camus)

58 min
À retrouver dans l'émission

"Je suis tous mes personnages" déclarait en 1957 le lauréat du prix Nobel de littérature, Albert Camus. Toute sa vie durant, à travers l'écriture, il aura défendu tout ensemble ses personnages, son oeuvre, sa vie. Avec, toujours, une inaltérable exigence de sincérité.

Albert Camus (1913-1960), entretien pour la première de Caligula à l'Embassy Theatre. Londres.
Albert Camus (1913-1960), entretien pour la première de Caligula à l'Embassy Theatre. Londres. Crédits : Kurt Hutton / Intermittent - Getty

Nous sommes en compagnie aujourd'hui d'Agnès Spiquel, Professeure émérite de littérature française à l'Université de Valenciennes, spécialiste de l'œuvre d'Albert Camus, membre de la Société des études camusiennes. Elle a dirigé avec Anne Prouteau l’ouvrage collectif « Lire les Carnets d’Albert Camus » paru aux éditions du Septentrion en 2012, et avec Raymond Gay-Crosier le Cahier de l’Herne Albert Camus, paru en 2013 pour le centenaire de la naissance de l'écrivain.

Agnès Spiquel nous accompagne pour faire le panorama d'une oeuvre immense et extrêmement diversifiée, allant de l'essai philosophique au roman en passant par le théâtre et les articles de journaux. Cette oeuvre, Albert Camus n'hésitait pas à la défendre et à en défendre les prémisses idéologiques, à travers des essais comme Le Mythe de Sisyphe ou L'Homme révolté

Si l'écrivain prend position sur la scène publique et met son écriture au service des causes auxquelles il croit et auxquelles il tient, il ne se départ jamais de la grande humilité qui le caractérise. Il mobilise sa plume dans divers combats politiques (dénonciation du franquisme, critique du communisme soviétique), mais reste lucide sur lui-même : ni héros, ni prophète, mais un homme qui reconnaît ses faiblesses et ses échecs, un homme qui se voulait proche de ses contemporains afin de leur adresser, non pas du haut d'une chaire ou du sommet d'une tour d'ivoire, mais auprès d'eux, son message humaniste.

Camus n'est pas quelqu'un qui a bonne conscience de tout par ce qu'il a réussi ; au contraire, il ne cesse de s'interroger, de s'interroger sur d'éventuelles impostures entre ce qu'il serait, entre ce qu'il est et ce qu'il écrit [...]. La position héroïque n'est pas la sienne. (Agnès Spiquel)

La chronique qui conclut l'émission est assurée par Étienne de Montety, écrivain et directeur du Figaro littéraire. Il nous parlera de L’homme en rouge de l'écrivain britannique Julian Barnes, traduit de l’anglais par Jean-Pierre Aoustin au Mercure de France (2020).

MUSIQUE GÉNÉRIQUE (début) : Panama, de The Avener (Capitol)

MUSIQUE GÉNÉRIQUE (fin) : Nuit noire, de Chloé (Lumière noire)

Intervenants
  • Professeure émérite de littérature française à l'Université de Valenciennes, spécialiste de l'oeuvre d'Albert Camus et présidente de la Société des études camusiennes.
  • écrivain et directeur du Figaro littéraire
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