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Mario Vargas Llosa au Mexique en 2010.
Épisode 4 :

Devenir écrivain

58 min
À retrouver dans l'émission

Dans ce dernier volet en deux parties, Guy Scarpetta nous parle d'abord de l'art du roman chez Mario Vargas Llosa, puis Zoé Valdés évoque l'influence de cet auteur sur la littérature en général, et sur la sienne en particulier.

Mario Vargas Llosa au Mexique en 2010.
Mario Vargas Llosa au Mexique en 2010. Crédits : JAVIER LIRA OTERO / NOTIMEX - AFP

En première partie, Guy Scarpetta évoque l'art du roman chez Mario Vargas Llosa. En seconde partie, Zoé Valdés parle de l'influence de Mario Vargas Llosa sur son écriture.

"Par bonheur, les maîtres étaient là pour qu’on apprenne d’eux et qu’on suive leur exemple. Flaubert m’a enseigné que le talent est une discipline tenace et une longue patience. Faulkner, que la forme – écriture et structure – est ce qui grandit ou appauvrit les sujets. Martorell, Cervantès, Dickens, Balzac, Tolstoï, Conrad, Thomas Mann, que le nombre et l’ambition sont aussi importants dans un roman que l’habileté stylistique et la stratégie narrative. Sartre, que les mots sont des actes et qu’un roman, une pièce de théâtre, un essai, engagés dans l’actualité et le meilleur choix, peuvent changer le cours de l’histoire. Camus et Orwell, qu’une littérature dépourvue de morale est inhumaine, et Malraux, que l’héroïsme et la poésie épique avaient leur place dans l’actualité autant qu’à l’époque des Argonautes, l’Iliade et l’Odyssée. Si je convoquais en ce discours tous les écrivains à qui je dois un peu ou beaucoup, leurs ombres nous plongeraient dans l’obscurité. Ils sont innombrables. Non seulement ils m’ont révélé les secrets du métier d’écrire, mais ils m’ont fait explorer les abîmes de l’humain, admirer ses prouesses et m’horrifier de ses égarements. Ils furent les amis les plus serviables, les animateurs de ma vocation, et j’ai découvert dans leurs livres que, même dans les pires circonstances, il reste de l’espoir et qu’il vaut la peine de vivre, ne serait-ce que parce que sans la vie nous ne pourrions lire ni imaginer des histoires. " Mario Vargas Llosa, Discours de réception du Prix Nobel, 7 décembre 2010.

A 15h30 Bernard Geniès de L'Obs nous parle de l'entretien de David Caviglioli avec Eric Chevillard.

MUSIQUE GÉNÉRIQUE: Panama, de The Avener (Capitol) fin : Dwaal, de Holy Stays (Something in Construction).

MUSIQUE CHRONIQUE: Self portrait de Chilly Gonzales (Gentle threat).

Rediffusion de l'émission du 12 janvier 2017

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