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Henri Matisse (1869-1954) dans son atelier au Régina, Nice, 1952.
Épisode 3 :

Le nouvel amour de Matisse

59 min
À retrouver dans l'émission

Aujourd'hui nous vous proposons une émission spéciale enregistrée au Centre Pompidou à l'occasion de l'exposition "Matisse comme un roman", exposition célébrant le 150ème anniversaire de la naissance d'Henri Matisse (1869-1954).

Matisse dans son lit travaillant à des décorations d'église. Pour le magazine Vogue en 1949.
Matisse dans son lit travaillant à des décorations d'église. Pour le magazine Vogue en 1949. Crédits : Clifford Coffin / Condé Nast - Getty

Pour cette visite de l'exposition « Matisse comme un roman » nous retrouvons Aurélie Verdier, docteure en histoire de l'art, spécialiste des avant-gardes et conservatrice au Musée national d’art moderne de Beaubourg. Elle est également l'auteure de l’ABCdaire de Dada (Flammarion, 2003) et  de « Aujourd’hui pense à moi : Francis Picabia, ego, image »,  publié en janvier dernier aux éditions des Presses du réel.

Cet objet très, très singulier qu’est Henri Matisse, roman qu’Aragon publie en 1971 chez Gallimard, dans la foulée de l’exposition magnifique du centenaire, qu’avait organisée Pierre Schneider au Grand Palais, est un livre qui a fourni en quelque sorte la trame, je dirais presque « visuelle » de l’exposition, et puis une partie de son contenu. En tout cas, c’est une monographie qui ne ressemble à aucune autre. C’est même, au sein des livres d’art, un livre qui ne ressemble absolument à aucun autre. J’avais beaucoup, beaucoup d’intérêt d’emblée pour l’aspect graphique, le graphisme très particulier de ces années 1970, cette maquette très claire, et en même temps cet objet quand même un peu baroque… (Aurélie Verdier)

Sur les pas de Louis Aragon, qui écrivit ce texte profondément médité et sensible sur le peintre-sculpteur, Henri Matisse, roman, cette exposition cherche à rendre saillantes les particularités d'un artiste qui constituent, de façon privilégiée, l'objet de l'écriture romanesque. C'est donc cette intimité psychique et cette chair nue de l'artiste, toujours enclines à se dérober aux analyses savantes et aux inventaires érudits, qui se voient mises en avant.

Ériger Matisse en personnage de roman, et non en figurine de musée, c'est contourner l'appréhension encyclopédique et chercher à rendre possible une rencontre : personnelle, humaine. C'est, contre ce que Proust appelait le « moi social », retourner au « moi profond » de Matisse. 

Si elle ne renie, à aucun instant, les exigences du Centre Pompidou en termes de scientificité et d'actualité de la recherche, cette exposition Matisse est bien composée « comme un roman ». Il ne s'agit pas de donner un cours sur Matisse mais de le raconter. Il s'agit moins de donner de lui une connaissance exhaustive qu'une compréhension sensible et de l'offrir, comme dans les grands romans de la littérature, en personnage à aimer.

En fin d'émission, retrouvez la chronique de Jérôme Lambert qui nous présente le documentaire Dorian Gray, un portrait d’Oscar Wilde, diffusé sur Arte.

MUSIQUE GÉNÉRIQUE (début) : Panama, de The Avener (Capitol)

MUSIQUE GÉNÉRIQUE (fin) : Nuit noire, de Chloé (Lumière noire)

Bibliographie

Intervenants
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