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Lionel Terray et Louis Lachenal de retour de l'Eiger.

Louis Lachenal ou la résurrection d’un alpiniste

59 min
À retrouver dans l'émission

"La montagne n'était pas mon occupation du dimanche, c'était ma vie, à moi." Louis Lachenal

Lionel Terray et Louis Lachenal de retour de l'Eiger.
Lionel Terray et Louis Lachenal de retour de l'Eiger. Crédits : Collection Guérin-Paulsen

Le 3 juin 1950, Louis Lachenal devint, avec Maurice Herzog, le premier bipède à fouler un sommet de plus de 8000 mètres : l’Annapurna, au Népal. Il y laissa une partie de ses pieds, mais donna une incarnation et une portée sublimes à la phrase qu’il avait écrite avant son départ : « La gloire est une affaire privée ». Cet homme avait la montagne dans le sang et n’avait que faire d’une étoffe de héros. Il écrira plus tard, à propos de la marche vers le sommet, qui fut dramatique, ces lignes devenues célèbres : 

Nous étions tous les deux éprouvés par l’altitude, c’était normal. Herzog le note pour lui-même. Plus encore, il était illuminé. Marchant vers le sommet, il avait l’impression de remplir une mission et je veux bien croire qu’il pensait à sainte Thérèse d’Avila au sommet. Moi, je voulais avant tout redescendre. […]. Je savais que mes pieds gelaient et que le sommet allait me les coûter. Pour moi, cette course était une course comme les autres, plus haute que dans les Alpes, mais sans rien de plus. Si je devais y laisser mes pieds, l’Annapurna, je m’en moquais. Je ne devais pas mes pieds à la jeunesse française. Pour moi, je voulais donc descendre. J’ai posé à Maurice la question de savoir ce qu’il ferait dans ce cas. Il m’a dit qu’il continuerait. Je n’avais pas à juger ses raisons. L’alpinisme est une chose trop personnelle. Mais j’estimais que s’il continuait seul, il ne reviendrait pas. C’est pour lui et lui seul que je n’ai pas fait demi-tour. Cette marche au sommet n’était pas une affaire de prestige national. C’était une affaire de cordée. C’est tout ce que je voulais dire sur ce sujet.

Louis Lachenal devint moins célèbre que Maurice Herzog, qui, lui, a connu tous les honneurs. Mais il a beaucoup écrit, tout au long de sa vie. Ses textes, qui sont aujourd’hui rassemblés, le ressuscitent en quelque manière. Que nous disent-ils de lui-même, de l’alpinisme, de son époque ?

Avec Charlie Buffet, alpiniste, écrivain, journaliste, traducteur (anglais, italien) et membre du comité éditorial de la collection Guérin des Editions Paulsen, à l'occasion de la parution de Rappels, du Mont Blanc à l’Annapurna de Louis Lachenal (Guérin, 2020), la version non censurée (et augmentée d'inédits) de l'homme qui accompagna Maurice Herzog au sommet de l'Annapurna il y a 70 ans. 

Feuille signalétique de Louis Lachenal
Feuille signalétique de Louis Lachenal Crédits : Collection Guérin-Paulsen
Vue panoramique avec l'Annapurna Dakshin, premier sommet à gauche dans l'axe du chemin.
Vue panoramique avec l'Annapurna Dakshin, premier sommet à gauche dans l'axe du chemin. Crédits : Bijay Chaurasia

(Une rediffusion du 17 octobre 2020)

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