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"En thérapie" et "WandaVision"

"En Thérapie" et "WandaVision", deux séries très attendues

32 min
À retrouver dans l'émission

Nos critiques ont vu « En thérapie » d’Eric Toledano et Olivier Nakache et « WandaVision » la nouvelle série des studios Marvel. Découvrez leurs avis…

"En thérapie" et "WandaVision"
"En thérapie" et "WandaVision" Crédits : En Thérapie : Carole Bertuel - Arte // WandaVision : WaltDisney Germany - Disney

Chaque vendredi à l'heure du déjeuner, Lucile Commeaux et ses critiques invités, débattent des oeuvres ou des événements (films, livres, expositions, séries, bandes dessinées...) qui font l'actualité culturelle de la semaine... 

Sous les feux de la critique cette semaine, deux séries :

- "En Thérapie", portée par le duo de cinéastes Eric Toledano & Olivier Nakache et par un prestigieux casting (Frédéric Perrot, Mélanie Thierry, Clémence Poésy, Pio Marmaï, Céleste Brunnquell, Reda Kateb et Carole Bouquet), En Thérapie est l’adaptation de la série israélienne Betipul, recontextualisée au lendemain des attentats de Paris en 2015.  À travers les séances hebdomadaires de cinq patients, elle porte un regard plein d’humanité sur les failles et les contradictions d’une société française en état de choc.

-  "WandaVision", la première série des studios Marvel créée en exclusivité pour Disney et marque également la première incursion des studios Marvel dans le monde des sitcoms. 

Pour en parler aux côtés de Lucile Commeaux : Jérôme Momcilovic, critique cinéma et Olivier Joyard, critique et réalisateur de documentaires

📺  -  Serie : « En Thérapie », l’adaptation d’une série au succès mondial par le duo Toledano/Nakache 

Ce que je fantasme dans "En thérapie", c'est la télé qui serait collée au quotidien et qui s’écrirait presque en direct. J'aimerais que la série revienne tous les deux ou trois ans pour nous donner des nouvelles d'il y a deux ou trois ans. Olivier Joyard

Eric Toledano et Olivier Nakache travaillent en duo depuis leur premier court-métrage. Ils ont réalisé sept films (Nos jours heureux, Intouchables, Le sens de la fête, Hors Normes…), proposant un regard drôle et humain, abordant parfois des sujets difficiles. En Thérapie est leur première série.

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Synopsis : Paris, automne 2015. Philippe Dayan (Frédéric Pierrot) reçoit chaque semaine dans son cabinet à deux pas de la place de la République, une chirurgienne en plein désarroi amoureux (Mélanie Thierry), un couple en crise (Clémence Poésy et Pio Marmaï), une ado aux tendances suicidaires (Céleste Brunnquell) et un agent de la BRI traumatisé par son intervention au Bataclan (Reda Kateb). A l’écoute de ces vies bouleversées, le séisme émotionnel qui se déclenche en lui est sans précédent. Pour tenter d’y échapper, il renoue avec son ancienne analyste, Esther (Carole Bouquet), avec qui il avait coupé les ponts depuis près de 12 ans. 

L’avis des critiques, extraits : 

Une série qui demande de l’engagement comme dans une analyse…

Cette série est la rencontre entre la forme télé et le dispositif de la cure psychanalytique. Cela produit une forme de télé épurée. Sur la durée, cela demande une sorte d’engagement comme dans une analyse. Il y a d’abord une forme de fixité qui se dégage, puis quand on s'est habitué aux dialogues et aux dispositifs, qui ont une qualité un peu frontale et parfois très explicative, peu à peu, ça devient comme une petite musique qui va au delà du sens, au delà des explications. J'ai commencé à être extrêmement captivé au bout de cinq ou six épisodes. Au moment où je vous parle, j’en suis à une vingtaine d’épisodes et je suis vraiment dans la série, dans une sorte d'identification très mouvante et assez troublée par le langage change tout le temps. C’est une série qui m’a assez passionnée. Olivier Joyard

J'ai vraiment été sincèrement horrifié par les deux premiers épisodes mais il y a quelque chose qui prend petit à petit. Il faut attendre un peu pour se laisser convaincre (…) J'ai commencé à être pris par l’épisode réalisé par Pierre Salvadori (la jeune nageuse). Il y a un vrai dialogue entre un cinéaste et une actrice qui se crée et ça donne des moments assez beaux, à condition toutefois de faire le deuil de l'idée qu'on pourrait apprendre ici quelque chose sur la psychanalyse (…) Je pense qu’il y a une sorte d'effet d'écho discret entre les personnages qui se met en place petit à petit qui est assez intéressant. Jérôme Momcilovic

Tout le monde n’a pas du temps pour regarder 35 épisodes d'une série, mais là, je pense que ça vaut vraiment le coup d'essayer d'aller au bout parce qu'il y a quelque chose qui se délient, notamment chez Mélanie Thierry, qui devient assez géniale. Elle incarne quelque chose d'une presque mutation en direct sous nos yeux. Olivier Joyard

Un peu de trop…

C’est une série que je trouve sur-écrite du côté des dialogues. Pour le personnage de Mélanie Thierry ça marche assez bien, en revanche, pour Reda Kateb, je trouve qu'il y a une sorte de hiatus un peu déplaisant par moments, entre la spontanéité qu'il est censé incarner et le respect à la virgule du texte. Jérôme Momcilovic

Le spectateur aurait tout à fait pu s'intéresser à cette série sans qu'on lui donne cette espèce de grain pédagogique pour lui expliquer ce qu'il est en train de regarder, parce que ce n'est pas là que ça se joue, ça n’est pas un documentaire sur la psychanalyse. Il s'agit de s'intéresser à des personnages et je trouve que, malheureusement, ces moments un peu trop didactique ont tendance à faire écran à ce qui est censé être la personnalité des personnages et les émotions qu'on est censé partager avec eux. Jérôme Momcilovic

📺  -  Série : « WandaVision", la nouvelle série des studios Marvel

Je ne m'attendais pas du tout à être captivé par une série Marvel car habituellement ça n’est pas ma tasse de thé. Mais mon petit coeur pop a été assez vite très conquis, y compris par cet espace d'interrogation perpétuelle dans lequel on se retrouve. Olivier Joyard

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Synopsis : WandaVision combine des éléments de sitcom traditionnelle à ceux de l’Univers Cinématographique Marvel. Wanda Maximoff alias Scarlet Witch et Vision sont des super-héros, vivant dans une banlieue idéalisée mais commençant à soupçonner que tout n’est peut-être pas ce qu'il paraît être...

L’avis des Critiques - extraits :

Ce qui est étonnant, et paradoxal ici, c'est qu’on n'a jamais vu autant de mises en scène ou presque depuis longtemps dans un produit Marvel, puisqu'il s’agit ici d'un geste maniériste consistant à filmer exactement comme les Sitcom des années 50 ou 60. On n’est pas seulement dans un maniérisme, en fait, on est dans une logique de pastiche et je trouve cela assez dommage. On voit des acteurs qui ne jouent pas comme les acteurs de sitcom des années 50 mais comme des acteurs contemporains jouant des acteurs des années 50. C'est à dire qu'on n'en finit pas de souligner, avec moult clins d'œil au spectateur, le décalage et, évidemment, l'innocence qui paraît comique aujourd'hui de ces séries-là. Cela provoque chez moi un questionnement : Pourquoi ? Je ne pense pas qu'il s'agisse d'un commentaire des années 50 ni des Sitcoms de cette époque là (…) Les personnages attendent de comprendre ce qui va se passer au moment où le public va lui-même comprendre et on est dans une situation d'attente que trouve un peu ennuyeuse. Au moment du quatrième épisode l’espèce d'imbroglio narratif s'éclaire soudain et on devine qu'il va s'éclairer de plus en plus. Jérôme Momcilovic

Cette série me semble assez simple, finalement. Au-delà de tous ses dispositifs très complexes, elle ne dit pas qu'il faudrait faire un commentaire sur l'Amérique d'avant. Ça, Mad Men l'a très bien fait. (…) On sent autour des personnages des mondes un peu glissants, quelque chose très étonnant. (…) Il y a comme un hommage aux images du passé, à la télévision à l'ancienne. On voit bien qu'il s'agit de réfléchir à notre position de spectateur et donc aux positions des acteurs eux mêmes aussi, comme personnages d’une fiction. Sans trop en dévoiler, la série devient un spectacle pour certains des personnages et ça me touche vraiment très personnellement dans ma position de spectateur. Je me retrouve devant un objet méta, ultra sophistiqué, mais qui me réapprend à regarder. Olivier Joyard

  • Série : « WandaVision » de Jac Schaeffer, avec Elisabeth Olsen, Paul Bettany, Kathryn Hahn… diffusion à partir du 15 janvier sur Disney
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