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"Trio" de William Boyd (© Le Seuil) et "Drive" de Hettie Jones (© Editions Bruno Doucey)

Littérature : "Drive" de Hettie Jones et "Trio" de William Boyd

26 min
À retrouver dans l'émission

Au sommaire : un recueil de poèmes inédit de l'autrice américaine Hettie Jones et le nouveau roman de l'auteur multi-récompensé William Boyd.

"Trio" de William Boyd (© Le Seuil) et "Drive" de Hettie Jones (© Editions Bruno Doucey)
"Trio" de William Boyd (© Le Seuil) et "Drive" de Hettie Jones (© Editions Bruno Doucey)

La Critique : commentaire expert et subjectif de l’actualité culturelle. Chaque semaine, des critiques invités par Lucile Commeaux se rencontrent autour de deux disciplines dans l’amour de l’art et de la dispute.

Au sommaire du jour, Drive, recueil de poèmes de Hettie Jones resté jusqu'à présent inédit en France et disponible dans une édition bilingue chez Bruno Doucey (traduction de l'anglais (Etats-Unis) : Florentine Rey et Franck Loiseau), et Trio, le nouveau roman de William Boyd paru au Seuil et traduit de l'anglais par Isabelle Perrin.

Nos critiques du jour : Marie Sorbier, rédactrice en chef du magazine I/O Gazette et productrice d'Affaire en Cours sur France Culture,et Laurent Nunez, écrivain et éditeur. 

"Drive" de Hettie Jones (Editions Bruno Doucey)

Le mot de l’éditeur : "La femme à la voiture verte ne / sait pas où elle va / donc elle y va à fond… » Dès les premiers poèmes le ton est donné : Drive est un hymne à la route, à l’évasion et à la liberté. Liberté de dire. De vivre. D’aimer. De traverser la vie comme les Beatniks traversaient les États-Unis, dans l’urgence de l’instant. Ce courage d’être soi, Hettie Jones en fait le mot d’ordre d’un féminisme joyeux, intrépide et assumé. Qu’elle dénonce le sort fait aux femmes en Afghanistan ou en Turquie au nom du patriarcat, qu’elle parle d’amitié ou d’amour, qu’elle évoque les règles, la ménopause ou l’influence de la lune, elle est cette femme vive et indépendante que la route de la Beat Generation a conduit jusqu’à nous. À toute vitesse. Cheveux au vent. Et ne faisant courir qu’un seul risque à qui entre dans ces pages : celui de tomber en amour au premier virage !

Extrait de Drive de Hettie Jones :

"alors jeunes femmes

voici le dilemme

   

qui est en soi la solution :

    

j’ai toujours été à la fois

suffisamment femme

pour être émue aux larmes

et suffisamment homme

pour conduire ma voiture

dans n’importe quelle direction"

Extraits :

J'avais oublié ce pouvoir qu'a la voiture de libérer une mécanique qui conduit progressivement à une liberté de pensée. Apollinaire écrivait : "Crains qu'un jour un train ne t'émeuve plus". Grâce à Hettie Jones, on se rappelle que la voiture peut nous émouvoir. [...] Drive est le recueil plein d'humour d'une poète libre et bien vivante qui se retourne vers son passé. Laurent Nunez

J'ai eu le sentiment assez familier de lire une femme qui se livre. Ce qui m'a particulièrement plu, c'est la liberté. Malgré quelques poncifs, il y a une vraie jouissance de la liberté, y compris dans la forme des poèmes. [...] L'édition bilingue est un vrai cadeau fait au lecteur, qui permet d'apprécier les vers originels, le rythme, qu'on soit bilingue ou non. Marie Sorbier

"Trio" de William Boyd (Le Seuil)

Quatrième de couverture : Dans la station balnéaire de Brighton, indifférents au tumulte du monde en cet été 1968, trois personnagessont réunis pour les besoins d’un film dans l’esprit des « Swingin’ Sixties ». Tous ont une double vie. Talbot Kydd, producteur chevronné, affronte les embûches du tournage (réécritures du scénario, erreurs de casting, défection de l’actrice principale) et se demande comment faire son coming out. Anny Viklund, jeune beauté américaine à la vie amoureuse chaotique voit réapparaître son ex-mari, terroriste en cavale, et suscite l’intérêt de la CIA. Quant à l’épouse délaissée du metteur en scène, Elfrida Wing, autrefois saluée comme « la nouvelle Virginia Woolf » avec son premier roman, elle combat sa panne d’écrivain à grand renfort de gin tonic.

À travers ces trois êtres désemparés et attachants, Boyd nous entraîne dans les coulisses de la duplicité et de la simulation, là où se trame le scénario de nos vies secrètes au détriment des apparences. Il nous livre un récit tendre et jubilatoire, qui restitue avec brio l’esprit d’une époque.

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Extraits :

Trio est un vrai bon roman d'été, bien écrit, avec une maitrise incroyable de la construction. [...]  William Boyd peint des personnages assez caricaturaux pour lesquels il a une vraie tendresse, une tendresse qui leur octroie une grande épaisseur. Marie Sorbier

Ecoutez la deuxième partie de La Critique du 2 juillet 2021 :

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