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couverture des livres "Ce que je ne veux pas savoir", "Le coût de la vie", Un jour ce sera vide" et "Héritage" - Portraits de Miguel Bonnefoy et Deborah Levy

"Le Coût de la vie" et "Ce que je ne veux pas savoir" de Deborah Levy & "Héritages" de Miguel Bonnefoy : autobiographie et fresque familiale, quand les écrivains se racontent

27 min
À retrouver dans l'émission

"Le Coût de la vie" et "Ce que je ne veux pas savoir" de Deborah Levy et "Héritages" de Miguel Bonnefoy. Découvrez l'avis de nos critiques.

couverture des livres "Ce que je ne veux pas savoir", "Le coût de la vie", Un jour ce sera vide" et "Héritage" - Portraits de Miguel Bonnefoy et Deborah Levy
couverture des livres "Ce que je ne veux pas savoir", "Le coût de la vie", Un jour ce sera vide" et "Héritage" - Portraits de Miguel Bonnefoy et Deborah Levy Crédits : Editions du sous-sol, Bougois et Rivages // Sheila Burnett et Patrice Normand

Chaque vendredi à l'heure du déjeuner, Lucile Commeaux et ses critiques invités, débattent des oeuvres ou des événements (films, livres, expositions, séries, bandes dessinées...) qui font l'actualité culturelle de la semaine...

Sous les feux de la critique cette semaine, trois romans entre l'Afrique du Sud, le Chili, l'Angleterre et la France : Le Coût de la vie et Ce que je ne veux pas savoir, de la talentueuse romancière anglaise Deborah Levy (deux romans, tout juste couronnés du prix Femina étranger 2020, qui font partie d'un projet de trilogie autobiographique que l'auteur nomme "living autobiography") et Héritages, une sage familiale de français exilés au Chili signée Miguel Bonnefoy, dont les premiers roman, Le voyage d’Octavio et Sucre noir avaient été largement primés. Laurent Nunez nous parle également de son coup de coeur pour Un jour ce sera vide, le premier roman d'Hugo Lindengerg

Avec : Laurent Nunez (écrivain et éditeur) et Philippe Chevilley (chef du service culture aux Echos) 

📖  "Le Coût de la vie" et "Ce que je ne veux pas savoir" de Deborah Levy, un talisman sur la féminité, la dépression, et la littérature comme une opération à cœur ouvert.

Dramaturge, poétesse et romancière anglaise, Deborah Levy est l’autrice de trois romans remarqués, dont le dernier the Man Who Saw Everything a été finaliste du Man Booker Prize. L’œuvre de Deborah Levy est marquée par un vaste projet de trilogie autobiographique qu’elle nomme living autobiography.

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Déborah Lévy parle de sa vie à elle, à la première personne du singulier. Dans le premier, “Ce que je ne veux pas savoir”, il est question surtout de son enfance, partagée entre l’Afrique du Sud ségrégué et l’Angleterre, son père prisonnier politique, sa mère, une famille qui la recueille un temps, mais aussi déjà, son existence d’écrivaine, et sa position de femme. Dans le deuxième “Le coût de la vie”, la narratrice est à Londres, elle a quitté son mari et tente de se construire une nouvelle existence dans un nouveau lieu à elle, avec ses souvenirs, et ses angoisses.

L'avis des critiques (extraits) : 

_Je ne suis pas un fan d'autofiction, ni d'autobiographie, mais j'ai été complètement charmé par ces deux ouvrages_. Ce que je trouve formidable, c'est qu'il y a une dimension romanesque dans ces deux livres, qui sont très denses, très vagabonds, très construits et en même temps riche de sens, d'histoire et de littérature. (…)   
J'aime bien le côté patchwork de ce récit car il y a plusieurs strates. D’un côté elle raconte sa vie, des anecdotes qui sont d'ailleurs très théâtrales, et puis, d'un seul coup, on passe à des positions féministes. J’aime le côté instinctif, assez organique, de cette mise en scène concrète dans la vie réelle et sa façon d'être une féministe totale (…) Par moments, on est comme dans une conversation avec quelqu'un, qui, au cours de la lecture, devient presque comme une amie avec qui on n'est pas forcément d'accord.(…) En tant qu'homme, en tant que lecteur, je n’adhère pas à tout mais j'ai l'impression de le comprendre et de le ressentir. Philippe Chevilley

C’est la première tentative de Deborah Levy de parler à la première personne du singulier, et mon avis est mitigé. (…) J’y ai vu un écrivain pas très à l’aise avec l’autobiographie. _Il y a des passages absolument fabuleux,d’une incroyable de justesse_, par exemple sur le sur l'apartheid ou sur l'emprisonnement de son père, et puis, tout d'un coup on a l'impression que ce n'est pas Deborah Levy qui parle mais un personnage de roman qui serait en lutte contre le patriarcat. Il y a une sorte d'agacement, d'énervement, de colère autour des hommes qui m'a un peu étonné. Laurent Nunez

Plus d'informations : Déborah Levy sera l'invitée de Marie Richeux dans l'émission Par les temps qui courent, lundi 16 novembre

  • Le Coût de la vie de Déborah Lévy (Editions du sous-sol) // Prix Femina Etranger 2020
    Présentation de l'éditeur : Ce livre éblouissant d’intelligence et de clarté, d’esprit et d’humour, pas tant récit que manifeste, ouvre un espace où le passé et le présent coexistent et résonnent dans le fracas incessant d’une destinée. Le Coût de la vie tente de répondre à cette question : que cela signifie-t-il pour une femme de vivre avec des valeurs, avec sens, avec liberté, avec plaisir, avec désir ? La liberté n’est jamais gratuite et quiconque a dû se battre pour être libre en connaît le coût. Marguerite Duras nous dit qu’une écrivaine doit être plus forte que ce qu’elle écrit. Deborah Levy offre en partage cette expérience.
  • Ce que je ne veux pas savoir de Deborah Levy (Editions du Sous-Sol) // Prix Femina étranger 2020
    Présentation de l'éditeur : Deborah Levy revient sur sa vie. Elle fuit à Majorque pour réfléchir et se retrouver, et pense à l’Afrique du Sud, ce pays qu’elle a quitté, à son enfance, à l’apartheid, à son père – militant de l’ANC emprisonné –, aux oiseaux en cage, et à l’Angleterre, son pays d’adoption. À cette adolescente qu’elle fut, griffonnant son exil sur des serviettes en papier. Telle la marquise Cabrera se délectant du “chocolat magique”, elle est devenue écrivaine en lisant Marguerite Duras et Virginia Woolf. En flirtant, sensuelle, avec les mots, qui nous conduisent parfois dans des lieux qu’on ne veut pas revoir. Ce dessin toujours inédit que forme le chemin d’une existence. Ce que je ne veux pas savoir est une œuvre littéraire d’une clarté éblouissante et d’un profond secours. Avec esprit et calme, Deborah Levy revient sur ce territoire qu’il faut conquérir pour écrire. 
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📖 "Héritages" de Miguel Bonnefoy, une fresque familiale entre France et Amérique Latine

Dans cette fresque qui se déploie des deux côtés de l’Atlantique, Miguel Bonnefoy brosse le portrait d’une lignée de déracinés, dont les terribles dilemmes, habités par les blessures de la grande Histoire, révèlent la profonde humanité.
Miguel Bonnefoy est l’auteur de deux romans très remarqués, Le Voyage d’Octavio (Rivages poche, 2016) et Sucre noir (Rivages poche, 2019). Ils ont tous deux reçu de nombreux prix et été traduits dans plusieurs langues.

L'avis des critiques (extraits) : 

C’est un livre formidable. Miguel Bonnefoy a un vrai talent de compteur. C’est un roman pour ceux qui adorent raconter des histoires et les entendre. C’est un roman qu’on dévore. On le dévore d’autant plus que par moment ce qu’on lit n’est pas crédible. Il se met à faire apparaître des chamanes, des morts et une sorte de magie apparaît. On y croit, il nous embarque. C’est génial ! (…) Miguel Bonnefoy utilise le désir du public mais il ne lui donne pas entièrement ce qu’il veut. (…) Il arrive à raconter et à donner un vrai désir au lecteur de rester au coin du feu à l’écouter. Laurent Nunez 

Miguel Bonnefoy un écrivain séducteur et ce roman est, comme lui, charmant. En moins de 250 pages on a une saga sur deux continents et quatre générations. Il y a aussi une dimension fantastique, un rebondissement romanesque assez inattendu qui donne un souffle fantastique au livre assez incroyable. C’est assez remarquable. (…) J’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce livre. Un livre séduisant, charmant et brillant. Philippe Chevilley

  • Plus d'informations : Héritage de Miguel Bonnefoy // Editions Rivages
    Quatrième de couverture : La maison de la rue Santo Domingo à Santiago du Chili, cachée derrière ses trois citronniers, a accueilli plusieurs générations de la famille des Lonsonier. Arrivé des coteaux du Jura avec un pied de vigne dans une poche et quelques francs dans l’autre, le patriarche y a pris racine à la fin du XIXe siècle. Son fils Lazare, de retour de l’enfer des tranchées, l’habitera avec son épouse Thérèse, et construira dans leur jardin la plus belle des volières andines. C’est là que naîtront les rêves d’envol de leur fille Margot, pionnière de l’aviation, et qu’elle s’unira à un étrange soldat surgi du passé pour donner naissance à Ilario Da, le révolutionnaire.
    Bien des années plus tard, un drame sanglant frappera les Lonsonier. Emportés dans l’oeil du cyclone, ils voleront ensemble vers leur destin avec, pour seul héritage, la légende mystérieuse d’un oncle disparu.
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♥ Le coup de coeur ♥ de Laurent Nunez pour "Un jour ce sera vide" de Hugo Lindengerg

Ce un roman que j'ai beaucoup aimé. C'est comme un yaourt avec des vrais morceaux de fruit dedans, j'ai trouvé qu'il y avait dans ce livre des vrais morceaux d'enfance. C'est vraiment un premier roman épatant, avec un vrai talent poétique pour décrire la peur de l'avenir, L'enfance et la finitude. Laurent Nunez

Présentation de l'éditeur : C’est un été en Normandie. Le narrateur est encore dans cet état de l’enfance où tout se vit intensément, où l’on ne sait pas très bien qui l’on est ni où commence son corps, où une invasion de fourmis équivaut à la déclaration d’une guerre qu’il faudra mener de toutes ses forces. Un jour, il rencontre un autre garçon sur la plage, Baptiste. Se noue entre eux une amitié d’autant plus forte qu’elle se fonde sur un déséquilibre : la famille de Baptiste est l’image d’un bonheur que le narrateur cherche partout, mais qui se refuse à lui. Écrit dans une langue ciselée et très sensible, Un jour ce sera vide est un roman fait de silences et de scènes lumineuses qu’on quitte avec la mélancolie des fins de vacances. L’auteur y explore les méandres des sentiments et le poids des traumatismes de l’Histoire.

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