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En haut : Gaëlle Chotard (©Rebecca Fanuele) / Les Pissenlits, Systèmes de projections variables © Edmond Couchot et Michel Bret. En bas : Johann Walter Jeune paysanne (©Normunds Braslinš)

Arts plastiques : "C'est une exposition à voir absolument car chaque artiste exposé est une découverte !"

55 min
À retrouver dans l'émission

Ce soir le musée d'Orsay célèbre le centenaire de l'indépendance des pays baltes avec "Âmes sauvages", les artistes s'intéressent à l'intelligence artificielle au Grand Palais dans "Artistes & Robots" et Gaëlle Chotard expose ses dessins au Drawing Lab dans "Ce qui me traverse".

En haut : Gaëlle Chotard (©Rebecca Fanuele) / Les Pissenlits, Systèmes de projections variables © Edmond Couchot et Michel Bret. En bas : Johann Walter Jeune paysanne (©Normunds Braslinš)
En haut : Gaëlle Chotard (©Rebecca Fanuele) / Les Pissenlits, Systèmes de projections variables © Edmond Couchot et Michel Bret. En bas : Johann Walter Jeune paysanne (©Normunds Braslinš)

"Âmes sauvages - Le symbolisme dans les pays baltes" jusqu'au 15 juillet au Musée d'Orsay

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Présentation officielle :
Les pays baltes, Estonie, Lettonie et Lituanie, se sont constitués en états indépendants peu après la fin de la première Guerre mondiale. Pour célébrer ce centenaire, cette exposition invite à découvrir le symbolisme balte, des années 1890 aux années 1920-1930.
Le symbolisme européen et l'émancipation de la conscience qu'il véhicule sont indissociables dans les pays baltes de leur indépendance. L'exposition retrace les jeux d'influences et de résistances à travers lesquels les artistes ont forgé un langage propre à leur univers.
En ayant recours aux éléments de la culture populaire, du folklore et des légendes locales, ainsi qu'à la singularité de leurs paysages, ils font émerger un art d'une réelle originalité.
Si l'on excepte le Lituanien Mikalojus Konstantinas Čiurlionis, peintre et compositeur mondialement célèbre, la plupart des artistes sont remis en lumière pour la première fois hors de leur pays.

Commissaire général : Rodolphe Rapetti, conservateur général du Patrimoine 

Je me suis promené avec un grand plaisir dans cette exposition, j’ai croisé des artistes pour qui la lumière était importante, des œuvres qui ont trait à des vues de l’esprit et des manières très différentes de représenter la nature. Frédéric Bonnet

Il y a dans cette exposition une pluralité d’influences, de techniques, de sujets. Mais il m’a peut-être manqué la distinction entre ces trois pays baltes, on ne voit qu’un «bloc». Mais j’ai tout de même découvert de beaux artistes. Florent Gaité

On va voir cette exposition pour découvrir des artistes ! Ils nous semblent «illuminés» car leurs œuvres ne rentrent pas dans nos critères. L’accrochage même est fait pour nous signifier où rencontrer ce qu’on ne connait pas. Il y a une réelle ouverture sur la peinture. C’est une exposition sur le crépuscule et sur la lumière. C’est formidable ! Corinne Rondeau

"Artistes & Robots" jusqu'au 9 juillet au Grand Palais

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Cette exposition invite tous les publics à expérimenter des oeuvres créées par des artistes à l’aide de robots de plus en plus intelligents. Une trentaine d’oeuvres nous donne accès au monde virtuel immersif et interactif, à l’expérience sensible du corps augmenté, de l’espace et du temps bouleversés. 

Dans une société de plus en plus machinisée, les artistes s’intéressent d’autant plus aux robots que l’intelligence artificielle est en train de bouleverser l’existence des humains et jusqu’à la condition de l’oeuvre d’art : sa production, son exposition, sa diffusion, sa conservation, sa réception.

À ce jeu dangereux, ils ont une longue expérience : depuis les grottes préhistoriques, les artistes ont su jouer de leur milieu technique. Leur travail est d’autant plus surprenant qu’ils ont à leur service des logiciels de plus en plus puissants, qui donnent à l’oeuvre une autonomie de plus en plus grande, une capacité de générer des formes à l’infini et une interactivité qui modifie le jeu en permanence. 

C’est une exposition qui cède à beaucoup de facilité, un peu cacophonique, en recherche du spectaculaire. La dimension artistique se perd dans le côté ludique. Pourtant j’attendais beaucoup de cette exposition. Florian Gaité

Il y a des choses extrêmement plaisantes, surtout avec l’art génératif. C’est une exposition qui joue sur la magie. Mais j’attendais une approche plus actuelle de l’imagination artificielle, alors que je termine avec Orlan et Daft Punk. Corinne Rondeau

Cette expositions manque de d’exploration et d’imagination. J’aurais aimé qu’on aille au-delà de la question "est-ce qu’une machine peut créer une œuvre d’art ?" Frédéric Bonnet

C’est tout de même l’occasion de voir sur grand écran «Sayonara» de Koji Fukada. Bien qu’on attendait plus de cette exposition. Arnaud Laporte

"Ce qui me traverse - Gaëlle Chotard" jusqu'au 16 juin au Drawing Lab Paris

Gaëlle Chotard, Ce qui me traverse, © photo Rebecca Fanuele
Gaëlle Chotard, Ce qui me traverse, © photo Rebecca Fanuele

Présentation de l'exposition par sa commissaire, Valentine Meyer : 

Gaëlle Chotard s’intéresse avant tout au dessin et en expérimente tous les possibles, l’inventant aussi en 3D dans l’espace. Après avoir couché ses esquisses et lavis sur le papier, elle utilise l’inframince des cordes à piano, de gaines métalliques détournées de leur fonction initiale, qu’elle tend, tisse, troue, crochète et suspend. Pris comme une matière sculptée, toutes leurs propriétés physiques sont révélées : fragilité, légèreté, transparence permettant les jeux d’ombre et de lumière.

Nœuds lymphatiques ou bien comètes, son inspiration oscille entre l’organique et l’astro-physique, le mental et le paysage.

Oser aller à l’essentiel, oser l’exploration d’une intériorité, la quête d’une profondeur intime pour la projeter dans l’espace physique, c’est de cela dont il s’agit avec « Ce qui me traverse », titre emprunté aux vers d’Aragon.

« Sauras-tu jamais ce qui me traverse
Ce qui me bouleverse et qui m’envahit
Sauras-tu jamais ce qui me transperce
Ce que j’ai trahi quand j’ai tressailli »*

Être au plus près d’une émotion, celle devant un paysage, traduire cette fulgurance traversant le corps en une allégorie de météorite traversant l’espace.

Pour Drawing Lab, dans la première salle, Gaëlle Chotard réalise une installation in situ : la trame, commencée à l’atelier, a été finalisée dans le lieu afin d’expérimenter la spontanéité offerte par le dessin et la compréhension de l’espace.
Dans la seconde pièce, il est question de dessin en volume et en tension mais cette fois placé dans l’obscurité, comme un théâtre d’ombres.
Enfin dans la troisième salle, est présenté un choix inédit de dessins et de lavis réalisés entre 2014 et aujourd’hui.

* Louis Aragon « Le Fou d’Elsa », Paris, Editions Gallimard, 1963.

J’étais heureux de voir Gaëlle Chotard. C’est une impression de vide qui domine dans cette exposition pensée comme un fil, tremblante et tendue. C’est un travail de sculpture très minutieux. Le passage du graphique au plastique est l’essence de son travail. Florian Gaité

Je suis pour l’art pauvre, mais je ne marche pas du tout avec cette exposition. L’éclairage est mal réalisé. Les dessins sont très synaptiques et pas assez denses. Son travail a quelque chose de trop appliqué. Corinne Rondeau

Je retrouve dans son dessin des jeux de textures, quelque chose d’un peu viscérale. Cependant les sculptures ont un aspect un peu plus brouillon. Il manque des aspérités et quelque chose de râpeux. Frédéric Bonnet

Vos commentaires :

Avant et pendant l'émission, réagissez et donnez votre avis sur le compte Twitter et la page Facebook de la Dispute.

Générique de l'émission : Sylvie Fleury & Sidney Stucki, "She devils on wheels", extrait de l'album "Sound Collaborations 1996-2008" (label Villa Magica Records).

Intervenants
  • Maître de conférences en esthétique et sciences de l’art à l’Université de Nîmes et critique d'art
  • Docteur en philosophie, enseignant à l'Université Paris 1
  • Journaliste au Journal des Arts
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