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Arts plastiques : Antoine Watteau et Neo Rauch

59 min
À retrouver dans l'émission

Ce soir, les arts plastiques sont au cœur de la Dispute avec les critiques suivants :

  • Corinne Rondea u (France Culture)

  • Éric Loret (Libération)

  • Vincent Huguet (Marianne)

Seront abordées les expositions suivantes :

la partie carrée (détail)
la partie carrée (détail) Crédits : Antoine Watteau

Antoine Watteau . La Leçon de Musique.C'est le titre de cette exposition présentée au Bozar, à Bruxelles.Plus qu'une exposition, d'ailleurs, un projet interdisciplinaire autour du grand maître français du début du XVIIIe siècle, avec une exposition centrée sur les scènes musicales du peintre, mais aussi des concerts et des conférences. William Christie est le commissaire général de l’exposition, et le chef a bien sûr également conçu un cycle de huit concerts autour de la musique française, pour une évocation des toiles de Watteau.Un double CD a paru, une coproduction harmonia mundi & BOZAR Antoine Watteau est né en 1684, et mort en 1721, à l'âge de 37 ans, donc. Carrière courte, donc, mais dont il reste au moins un genre pictural, ce qui n'est pas si fréquent pour un artiste. Je veux parler bien sûr de la fête galante.Si l'on associe souvent Watteau à son fameux Gilles, aujourd’hui rebaptisé Pierrot, l'exposition bruxelloise met elle l'accent sur le rôle des musiciens dans l'eouvre peint de Watteau. On estime qu'un tiers de la production du peintre comporte des musiciens.Reprenons d'abord sur la fête galante, et notamment sur deux toiles de Watteau fameuses à juste titre : le Pélerinage à l'ile de Cythère, et sa cousine : l'Embarquement pour l'île de Cythère.La première , peinte en 1717, est la toile que peint Watteau comme morceau de réception à l'Académie royale de peinture, et représente une sorte de compromis qui a permis à Watteau de glorifier ses mécènes tout en satisfaisant aux impératifs moraux requis par l’Académie pour l’obtention du statut privilégié de « peinture d’histoire » pour ses œuvres. Ce nouveau genre, dit de « fête galante » désigne donc les tableaux qui représente les réunions ludiques en plein air organisées par de riches aristocrates. Dans ces fêtes galantes, bien sûr, nombre de musiciens pour égayer ces moments, la musique invitant dans ces toiles clairement à l'amour...Le genre va faire florés.Concentrons nous à présent sur l'exposition des Bozar, qui présente près de 150 pièces, dont une quinzaine de tableaux de Watteau et une trentaine de dessins de sa main. Estampes et gravures de ses contemporains complètent l'exposition, qui présente aussi des documents et des instruments d'époque... Arnaud Laporte

Courtesy
Courtesy Crédits : Neo Rauch, 2005.

Neo Rauch est né en 1960 à Leipzig, alors en république démocratique allemande, et il est d'ailleurs connu pour être le chef de file de « la nouvelle école de Leipzig », mouvement de peinture contemporaine figurative.Il reconnaît que sa peinture est influencée par le surréalisme, le pop art et la bande dessinée ainsi que par sa jeunesse et sa formation en ex-Allemagne de l'Est. Ne le reconnaîtrait-il pas que cela crève les yeux, si je puis dire, et je me disais que Dali avait du compter pour lui, avant de découvrir que le peintre catalan fut un des grands chocs pour Néo Rauch lorsque, enfant, il eut entre les mains un livre consacré à Dali.SI Néo Rauch n'est présent, sauf erreur, dans aucune collection publique française, le Metropolitan Museum de NY lui a consacré une grande exposition personnelle en 2007, et ses toiles atteignent des sommes records dans les ventes, ce qui en fait un des peintres contemporains les plus chers au monde.Neo Rauch : L'obsession du démiurge, est une exposition qui regroupe des oeuvres réalisées tout au long de sa carrière, entre 1993 et 2012, que ce soit des peintures ou des dessins, pour environ 70 oeuvres exposées.L'exposition se présente comme un voyage à rebours, puisqu'elle s'ouvre avec des toiles monumentales et très colorées, datées de 2012, pour remonter jusqu'aux tableaux bichromatiques des années 90.Un dernier mot pour dire que ses toiles sont souvent décrites comme des énigmes pour lesquelles chaque spectateur doit apporter sa solution, le peintre se refusant à livrer des clés qu'il dit ne lui-même pas maîtriser, en appelant à son inconscient et à ses rêves. Arnaud Laporte

Ainsi que les coups de cœur :

d'**Éric Loret** :

- Un espace indicible? de Guillaume Hillairet à la Maison Municipale Frugès-Le Corbusier à Pessac du 1er au 31 mars 2013.

Un espace indicible?
Un espace indicible?

Dans une des maisons de la Cité Frugès du Corbusier, à Pessac, le plasticien Guillaume Hillairet a installé plusieurs éléments sous le titre "Un espace indicible ?", reprenant une expression du Corbusier. La question est : comment en habitant un lieu, on le construit en même temps. La distribution de ses différentes installations à l’intérieur de la maison constitue un parcours qui oblige le corps et l’esprit du visiteur à envisager autrement sa propre adaptation à l’espace du Corbusier.

**Éric Loret**

de Vincent Huguet :

- L'origine des choses , Collection Nationale du Centre des Arts Plastiques à la Centrale de Bruxelles du 7 mars au 9 juin 2013.

L'origine des choses
L'origine des choses

Le beau lieu bruxellois La Centrale reçoit une exposition conçue avec le Centre National des Arts Plastiques qui a puisé dans ses immenses collections pour proposer un parcours qui se veut énigmatique. Dans la première partie, qui porte sur la façon dont l'artiste se met en scène, les œuvres sont presque toutes en noir et blanc. Les rapprochements sont féconds et sérieux avec un accrochage véritablement pensé. La dernière partie porte quant à elle sur la façon dont les œuvres disparaissent et contiennent le principe de leur destruction.

Vincent Huguet

Sans oublier, l’irremplaçable revue de presse culturelle d’Antoine Guillot

Et le coup de fil passé à Pierre Rosenberg dans le cadre de l'exposition "De poussin à Fragonnard: hommage à Mathias Polakovits" donnée au Cabinet de dessins de Jean Bonna à l'Ecole des Beaux Arts de Paris du 19 février au 10 mai 2013.

Pastille introductive: Anouk GRINBERG.

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