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Arts-Plastiques: Bohèmes et Bertrand Lavier

58 min
À retrouver dans l'émission

Ce soir, la Dispute portera sur l'actualité des arts plastiques en compagnie des critiques suivants:

  • Corinne Rondeau (France Culture)- Yasmine Youssi (Télérama)- Jean-Max Colard (Les Inrockuptibles)sur les expositions suivants:

  • Bohèmes , au Grand Palais, du 26 septembre au 14 janvier 2013.

Charles Amable Lenoir, Rêverie, collection particulière
Charles Amable Lenoir, Rêverie, collection particulière

Yasmine Youssi:

Au rez-de-chaussée, il y a un effort pédagogique important avec des tableaux qui ressortent véritablement et retiennent l’attention.

Mais c’est la deuxième partie de l’exposition m’a posée problème. La scénographie est tellement appuyée qu’elle annule toute l’exposition. Il y a trop d’effet. Robert Carsen a oublié qu’il était au service des œuvres.

Je me suis posée une question : Pourquoi n’ont-ils pas continué sur la période contemporaine ?

Corinne Rondeau:

La scénographie nous met tout de suite dans un parcours. Elle est très prégnante. On est pris dans une hétérogénéité inattendue, très improbable. J’ai eu beaucoup de difficultés. La scénographie a fait échapper un certain nombre de choses. Je regrette la dimension trop illustrative.

Malgré tout, il y a une dimension politique et historique très intéressante.

Les deux étages nous montrent des êtres historiquements marginalisés, stigmatisés par des clichés. C’est très fort.

La vraie question que pose l’exposition, c’est : savons-nous regarder ce qui nous est étrange r ?

Jean-Max Colard:

C’est une exposition intéressante par sa mise en perspective historique. Cette dimension inclue une dimension politique qui est très intéressante. La bohème est un sujet passionnant.

Cependant, la scénographie est exaspérante. La salle du rez-de-chaussée est tout en longueur et par conséquent, elle s’apparente à une route. Il y a un problème récurrent : c’est la non-visibilité des chefs-d’œuvre.

Beaunotte/ Nevada, 1989, Courtesy Monsieur et Madame Seguin
Beaunotte/ Nevada, 1989, Courtesy Monsieur et Madame Seguin Crédits : Bertrand Lavier

Corinne Rondeau: C’est une exposition rafraichissante avec une grande circularité. Il y a rien et tout à la fois, autant de sérieux que de liberté. Le mode d’être des œuvres est sans ruptures. Elles n’ont pas vieillit. C’est rare que Pompidou nous présente cela. J’ai été enchantée entre ce côté léger et sérieux de l’aspect dandy qu'incarne Lavier.

Jean-Max Colard:

Je suis très familier de l’œuvre de Lavier, il fait parti de mon paysage. Ce sont des œuvres importantes qui sur-jouent le ready-made. Tout cela m'a fait pensé à l’artiste Simon Starling.

J’ai été déçu en raison de cette attente. J’ai trouvé l’exposition courte en espace. Elle n’a pas l’espace nécessaire pour se développer à cause de choix institutionnels insuffisants. Il y a un manque de rythme et de volume. On a l’impression d’un échantillonnage.

Les coups de coeurs :

Corinne Rondeau :

Dance , Chorégraphie de Lucinda Childs , Film de Sol LeWitt , Musique de Philip Glass avec une tournée en France et en Belgique.

Je crois n’avoir jamais vécu ce que j’ai ressenti à l’égard de cette chorégraphie. C’est d’une rare intensité avec une musique ahurissante de Philipp Glass. La chorégraphie joue sur des rythmes, des répétitions, des entremêlements, des fragmentations entre doublement et dédoublement. C’est prodigieux.

C’est une manière déhiérarchiser les arts. C’est une forme aboutie, sans doute une des plus grandes œuvres du XXème siècle.

C'est de la danse à l’état pur et le plus hypnotique.

Dance
Dance

- 4-5 octobre à Reims, Le Manège http://www.manegedereims.com/des-spectacles/dance

- 9-10 octobre à Poitiers, TAP http://www.tap-poitiers.com/dance-0139- 12-13 octobre à Bruxelles, Kaaitheatre http://www.kaaitheater.be/productie.jsp?productie=1053&lang=fr

- 16 octobre à Gand, Vooruit http://vooruit.be/en/event/3156- 19-20 octobre à Grenoble, MC2 http://www.mc2grenoble.fr/mc2_programme_reservation/zoom.php?spec=1619

Jean-Max Colard :

La Biennale de Rennes du 15 septembre au 9 décembre 2012.

Il y a de nombreux lieux à faire, ce qui permet un grand tour.

C’est une Biennale pointue, radicale, expérimentale. Elle se porte sur des formes qui sont en recherche d’elles-mêmes. Les artistes sont remarquables.

Bien sûr, la revue de presse arts-plastiques d'Antoine Guillot: La mystérieuse dame de Doha.

Et le coup de fil de Seham Boutata à l'artiste Loulou Picasso qui fait partie du collectif Bazooka et qui est invité à la Biennale d'arts contemporains au Havre du 28 septembre au 15 mai 2013.

Pastille introductive: Zao WOO-KI .

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