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En bas : Hicham Berrada, Masse et Martyr / en haut gauche : Sans titre, vers 1950 / à droite : Swing, Collier et boucles d’oreilles, 2012, Ed. Galerie kreo

Arts plastiques : "ses œuvres sont une mise en scène de la passivité"

57 min
À retrouver dans l'émission

Ce soir, dans la Dispute plastique : une exposition consacrée au design de Constance Guisset ; au photographe polonais Zbigniew Dlubak décédé en 2005 et à Hicham Berrada.

En bas : Hicham Berrada, Masse et Martyr / en haut gauche : Sans titre, vers 1950 / à droite : Swing, Collier et boucles d’oreilles, 2012, Ed. Galerie kreo
En bas : Hicham Berrada, Masse et Martyr / en haut gauche : Sans titre, vers 1950 / à droite : Swing, Collier et boucles d’oreilles, 2012, Ed. Galerie kreo Crédits : Catherine Brossais / Armelle Dłubak / Constance Guisset Studio

Constance Guisset Design, Actio ! jusqu'au 11 mars au musée des Arts décoratifs

Présentation officielle : Connue pour le caractère éclectique et poétique de ses réalisations, les champs d’investigation de Constance Guisset sont multiples : design, scénographie d’expositions ou de spectacles, architecture, installations et vidéos. Son travail renouvelle les perceptions, favorise les illusions et éveille les émotions.

Constance Guisset propose un parcours immersif articulé en deux volets ; le premier est dédié au travail de scénographe, le second est consacré au design. Couvrant une surface de plus de 1000 m2, l’exposition se déploie sur différents espaces du musée à travers un cheminement menant le visiteur des œuvres phares de la designer à ses dernières réalisations, en passant par le processus de création. Le titre Actio ! souligne à la fois la magie qui anime les créations, mais aussi la volonté et le travail en mouvement nécessaires pour dessiner des objets et les faire exister réellement. Il évoque également la dimension théâtrale ou cinématographique du travail de scénographe.

Chaque salle est nommée par un verbe d’action, qui évoque la vie, l’usage et l’intention des objets ou des installations. Ce lexique élargit l’horizon des objets et invite à voir plus loin que la fonction et les usages. Les titres s’accompagnent de manifestes dévoilant les intentions et la démarche de la designer dans ses recherches. La visite est également rythmée par des collaborations avec des artistes aux disciplines élargies et variées.

Son travail consiste à rendre les objets vivants. Florian Gaité

L'exposition combine le registre ludique et le registre savant. Anaël Pigeat

Suite Novotel, La Haye, conception du lobby et du restaurant, 2015
Suite Novotel, La Haye, conception du lobby et du restaurant, 2015 Crédits : Constance Guisset Studio

74 803 jours - Hicham Berrada, jusqu'au 22 avril à l'abbaye de Maubuisson

Présentation officielle : Hicham Berrada, dont on a pu voir récemment des œuvres au Palais de Tokyo et au Fresnoy, présente à l’abbaye de Maubuisson, sa nouvelle exposition personnelle.

Artiste-laborantin, il développe une pratique qui englobe l’installation, la performance, la vidéo, le son et la photographie. Ses créations s’appuient sur des connaissances scientifiques (chimie, physique des fluides, nanosciences, etc.). Il compose des tableaux chimiques qui évoluent constamment. Sa démarche s’apparente à celle d’un peintre. Hicham Berrada maîtrise des phénomènes et agit sur la réalité comme un peintre maîtrise ses outils et intervient sur sa toile. Son travail transporte le visiteur dans un monde à la fois vivant et inerte, proposant de réfléchir sur la nature, la matière et le temps.

Les œuvres d’Hicham Berrada naissent d’une conception de l’art associée aux dernières avancées scientifiques. Dans sa quête, l’artiste recherche ce moment de dévoilement où l’invisible prend forme devant nos yeux. Hicham Berrada associe intuition et connaissance, science et poésie.
Il met en scène les changements et les métamorphoses d’une « nature » activée, chimiquement ou mécaniquement. Du laboratoire à l’atelier, de l’expérience chimique à la performance, l’artiste explore dans ses œuvres des protocoles scientifiques qui imitent au plus près différents processus naturels et/ou conditions climatiques.

À Maubuisson, Hicham Berrada présente une exposition regroupant trois nouvelles pièces inédites produites pour le centre d’art contemporain, une vidéo et une performance réalisée à l’occasion de Nuit Blanche le samedi 7 octobre à 19h.

Ça peut être très séduisant, contemplatif mais j'ai du mal avec la fascination : ses œuvres sont une mise en scène de la passivité. Corinne Rondeau

Filmer du temps, c'est contempler des métamorphoses. Florian Gaité

Hicham Berrada, Le Jardin inalterable,
Hicham Berrada, Le Jardin inalterable, Crédits : Catherine Brossais

Zbigniew Dłubak - Héritier des avant-gardes, jusqu'au 29 avril à la fondation Henri Cartier-Bresson

Présentation officielle : Zbigniew Dłubak (1921-2005) a été, après-guerre, l’un des acteurs du profond changement de la scène artistique polonaise. Grand expérimentateur des formes photographiques, il fut également peintre, théoricien de l’art, enseignant et éditeur de la revue Fotografia pendant plus de vingt ans. Il y a introduit une critique photographique solide et une manière interdisciplinaire de penser le medium. Il jouissait, en Pologne, d’une certaine notoriété de son vivant. Plusieurs expositions monographiques lui furent consacrées, et ses œuvres majeures sont représentées dans les collections publiques polonaises.

Si Dłubak se fit d’abord connaître en tant que photographe, il aspirait initialement à devenir peintre, sans cesse à la recherche de matériaux pour dessiner durant la guerre. Très actif dans ces deux domaines traditionnellement séparés il a beaucoup influencé le décloisonnement des formes artistiques. Il défendait également le droit de la photographie à exister en tant que discipline à part entière.
Le commissariat de l’exposition est assuré par Karolina Ziebinska-Lewandowska, spécialiste de l’œuvre de Dłubak. L’exposition est accompagnée d’un ouvrage publié aux Éditions Xavier Barral sous la direction de Karolina Ziebinska-Lewandowska et qui propose une sélection d’images élargie, un essai d’Éric de Chassey ainsi qu’une introduction et sept textes de la commissaire. L’exposition est organisée en collaboration avec la Fondation Archeologia Fotografii de Varsovie qui détient les archives de l’artiste.
L’exposition bénéficie du soutien de l’Institut Polonais de Paris et de l’Institut Adam Mickiewicz, sous le label « Culture.pl », dans le cadre du programme international POLSKA 100 qui accompagne le centenaire de l’indépendance de la Pologne. POLSKA 100 fait partie du programme Niepodległa, financé par le ministère de la Culture et du Patrimoine national de la République de Pologne.

Ses influences sont multiples. Anaël Pigeat.

Quelle belle découverte ! Florian Gaité

Sans titre, vers 1946
Sans titre, vers 1946 Crédits : Armelle Dłubak / Archeology of Photography Foundation

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Intervenants
  • Maître de conférences en esthétique et sciences de l’art à l’Université de Nîmes et critique d'art
  • Editor-at-large du mensuel The Art Newspaper édition française, critique d’art et journaliste à Paris Match, productrice de documentaires sur France-Culture, ancienne critique à La Dispute sur France Culture
  • Docteur en philosophie, enseignant à l'Université Paris 1
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