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Robert Adams, Sans titre, No Small Journeys, ©​ Robert Adams / Will it Ever Work © David Hockney / August Sander © Die Photographische Sammlung/SK Stiftung Kultur

Arts plastiques : "Cette exposition est un remède à la morosité ambiante"

55 min
À retrouver dans l'émission

Ce soir dans La Dispute David Hockney revient avec sa série de dessins réalisés sur iPad et iPhone, mais aussi un des essais visuels les plus frappants de Robert Adams sur le catastrophisme écologique et le portrait photographique de la société allemande du XXe siècle dressé par August Sander.

Robert Adams, Sans titre, No Small Journeys, ©​ Robert Adams / Will it Ever Work © David Hockney / August Sander © Die Photographische Sammlung/SK Stiftung Kultur
Robert Adams, Sans titre, No Small Journeys, ©​ Robert Adams / Will it Ever Work © David Hockney / August Sander © Die Photographische Sammlung/SK Stiftung Kultur Crédits : Photo Credit : Richard Schmidt - Courtesy Galerie Lelong & Co. Paris

David Hockney - "Pictures of Daily Life" et "Portraits" jusqu'au 13 juillet à la galerie Lelong & Co. 

David Hockney - Waiting at York, 2010 iPad drawing printed on paper - Edition of 25 - 94 x 71 cm
David Hockney - Waiting at York, 2010 iPad drawing printed on paper - Edition of 25 - 94 x 71 cm Crédits : © David Hockney / Photo Credit : Richard Schmidt / Courtesy Galerie Lelong & Co.

Présentation officielle : Un an après sa triomphale rétrospective marquant ses 80 ans (Tate Britain, Londres – Centre Pompidou, Paris – Metropolitan Museum, New York), David Hockney revient avec une série de dessins réalisés sur iPad et iPhone. Sous le titre Pictures of Daily Life, ce sont vingt-trois sujets quotidiens (intérieurs, fleurs, animaux, compotiers, objets familiers, paysages vus par la fenêtre…). L’œuvre de Hockney est une autobiographie en images : il peint ce qui l’entoure, ce qui arrête son œil toujours curieux et en éveil. A la sortie de son exposition au Centre Pompidou, David Hockney avait écrit de sa main sur le mur : Love Life C’est son mot d’ordre. Il en donne ici une nouvelle preuve.
Parallèlement à cette exposition qui se tient dans les salles de la rue de Téhéran, la Galerie Lelong & Co. ouvre un espace additionnel au 38 avenue Matignon (Paris 8e) et y présente une exposition de Portraits de David Hockney. Elle comporte quatre nouveaux autoportraits (faits sur iPad) et une anthologie de portraits réalisés au fil des années dans des techniques diverses.

L'avis des critiques : 

David Hockney est un peintre classiciste et même conservateur, même quand il utilise les nouvelles technologies cela n’entre pas dans la logique de l’innovation. Cette production est prise en étau entre la photographie et le dessin. Il nous présente ici une nouvelle matérialité car il rappelle que l’espace virtuel est avant tout le lieu du toucher. Florian Gaité

Cette exposition est un remède à la morosité ambiante, on sent la liberté et le bonheur qu’il a de créer. L’insolence de David Hockney éclate au grand jour ici ! Yasmine Youssi

Il y a une forme d’amusement contagieux dans l’exposition. On le voit à l’œuvre. Je conseille d’ailleurs le livre de Jean Frémon « David Hockney à l’atelier. » Anaël Pigeat

Robert Adams - "Our lives and our children" jusqu'au 29 juillet à la Fondation Henri Cartier-Bresson

Robert Adams, Sans titre, Our Lives and Our Children, 1979-1982 © Robert Adams / Collection Centre national des arts plastiques
Robert Adams, Sans titre, Our Lives and Our Children, 1979-1982 © Robert Adams / Collection Centre national des arts plastiques Crédits : Photo : Yves Bresson.

Présentation officielle : Robert Adams (né en 1937) est reconnu pour son travail photographique sur la transformation du paysage de l’Ouest américain et sa conscience environnementale. L’exposition présente pour la première fois à Paris, l’intégralité de la série Our Lives and Our Children, un des essais visuels les plus frappants de l’artiste sur le catastrophisme écologique. Un jour, dans les années 1970, le photographe aperçoit une colonne de fumée s’élever au-dessus de l’usine de production d’armes nucléaires de Rocky Flats près de Denver, dans le Colorado. Il décide alors de mettre en images ce qu’une catastrophe nucléaire pourrait détruire.

Commissaire de l'exposition : Agnès Sire, directrice artistique de la Fondation HCB

L'avis des critiques : 

C’est un régal absolument glaçant. Cette série, à mes yeux, expose vraiment le pouvoir des images. Par le pouvoir de la photographie, de l’instant, de la lumière, Robert Adams parvient à nous faire croire à l’apocalypse. Yasmine Youssi

L’accrochage donne vraiment quelque chose de cinématographique aux photographies. L’histoire se passe sous nos yeux. Cela évoque quelque chose de très mélancolique également, et ça m’a fait penser à La Jetée de Chris Marker. Anaël Pigeat

Dès les premières photos nous sommes dans la vie quotidienne, des images qu’on pourrait croire sorties d’un album familial, prises à la volée, mais peu à peu, l’inconfort de la prise de vue devient celui de la situation et l’angoisse se fait sentir. Florian Gaité

August Sander – "Persécutés / Persécuteurs des hommes au XXe siècle" jusqu'au 15 novembre au Mémorial de la Shoah 

August Sander, Manœuvre, 1929, tirage gélatino-argentique, 1990. © Die Photographische Sammlung/SK Stiftung Kultur – August Sander Archiv, Cologne; VG Bild-Kunst, Bonn; ADAGP, Paris, 2018.
August Sander, Manœuvre, 1929, tirage gélatino-argentique, 1990. © Die Photographische Sammlung/SK Stiftung Kultur – August Sander Archiv, Cologne; VG Bild-Kunst, Bonn; ADAGP, Paris, 2018. Crédits : Courtesy of Gallery Julian Sander, Cologne and Hauser & Wirth, New York.

Présentation officielle : Le Mémorial de la Shoah consacre une grande exposition à des séries de portraits réalisés pendant le IIIe Reich par l’une des figures majeures de la photographie allemande, August Sander (1876-1964). Internationalement reconnu comme l’un des pères fondateurs du style documentaire, August Sander est l’auteur de nombreuses photographies iconiques du XXe siècle. Il entreprend au sortir de la Première Guerre mondiale un projet qui deviendra celui d’une vie : dresser, sous le titre d’« Hommes du XXe siècle », le portrait photographique de la société allemande. Il réalise vers 1938 de nombreuses photographies d’identité des Juifs persécutés, ainsi que des portraits de nazis qui se présentent à son studio photographique de Cologne. À la fin de la guerre, August Sander décide d’intégrer ces images ainsi que celles faites par son fils Erich, mort en prison en 1944, à son projet. La force d’August Sander réside dans la mise à plat par le portrait de la diversité sociale, politique, mais aussi et surtout de l’unicité des Hommes. Et à cet égard, il renouvelle notre questionnement sur l’impossible, dont le Mémorial a pour mission de rappeler, sans relâche, qu’il a été possible.

L'avis des critiques : 

Cette exposition est intéressante à beaucoup d’égards, notamment par la présence du fils d’August Sander, père de la photographie. Ces regards tournés vers l’intérieur que l’on croise sont bouleversants et prouvent la dimension humaniste du travail de Sander. Anaël Pigeat

Eric Sander est le point central de cette exposition, son travail m’a énormément touché. Il fige ces vies fauchées, la photographie devient vitale dans son pouvoir testimonial et pour le destin de ce jeune homme. Florian Gaité

Le maitre mot de cette exposition est humanisme. J’ai eu le sentiment de rencontrer August Sander pour la première fois. Cet homme que je pensais austère, nous ouvre ici son intimité. Yasmine Youssi

Vos commentaires :

Avant et pendant l'émission, réagissez et donnez votre avis sur le compte Twitter et la page Facebook de la Dispute.

Générique de l'émission : Sylvie Fleury & Sidney Stucki, "She devils on wheels", extrait de l'album "Sound Collaborations 1996-2008" (label Villa Magica Records).

Intervenants
  • Editor-at-large du mensuel The Art Newspaper édition française, critique d’art et journaliste à Paris Match, productrice de documentaires sur France-Culture, ancienne critique à La Dispute sur France Culture
  • Journaliste à Télérama
  • Docteur en philosophie, enseignant à l'Université Paris 1
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