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Arts plastiques : De l'Allemagne, 1800-1939

59 min
À retrouver dans l'émission

Ce soir La Dispute fait cause commune avec le journal La Croix et s’intéresse à l'actualité artistique en présence des critiques suivants :

  • Corinne Rondeau (France Culture)

  • Vincent Huguet (Marianne)

  • Sabine Gignoux (La Croix)

  • Emmanuelle Giuliani (La Croix)

Sera abordée l'exposition suivante:

De l'Allemagne, 1800-1939. De Friedrich à Beckmann au Musée du Louvre du 28 mars au 4 juin.

Portrait du comte St-Genois d'Anneaucourt
Portrait du comte St-Genois d'Anneaucourt Crédits : Christian Schad

Il faut commencer par resituer cette exposition, tout d’abord dans son cadre historique, le cinquantenaire du traité d’amitié franco-allemande de l’Elysée, mais aussi dire que c’est une exposition qui a beaucoup occupé, dans laquelle s’est beaucoup investi Henri Loyrette, le désormais ex-patron du Louvre, qui en est le commissaire général, avec Andreas Beyer, directeur du Centre allemand de l’histoire de l’art de Paris.

Parmi les gestes forts de cette exposition, il y a une commande qui a été faite à l’artiste allemand contemporain Anselm Kieffer de créer une œuvre installée dans la rotonde d’entrée de l’exposition.L'exposition est ensuite découpée en trois grandes sections, que nous allons tenter d’analyser : Apollinien et dionysiaque - Le paysage comme histoire - et Ecce Homo. Humain / Inhumain.

De nombreux événements, conférences ou spectacles autour de cette exposition, pour l’essentiel dans l’auditorium du Louvre.Notez par exemple la projection, durant trois jours, du vendredi 14 au dimanche 16 juin, des 14 épisodes du feuilleton télé « Berlin Alexanderplatz », réalisé par Rainer Werner Fassbinder.

Notez, auparavant, une soirée cabaret, le lundi 3 juin, avec la soprano Donatienne Michel-Dansac et le pianiste Vincent Leterme.Notez encore une lecture d’Iphigénie en Tauride, de Goethe, avec notamment Marina Hands, Didier Sandre et Clément Hervieu-Léger.

Arnaud Laporte

Nous parlerons également de la succession d'Henri Loyrette remplacé par Jean-Luc Martinez.

Ainsi que les coups de cœurs :

de Sabine Gignoux :

-La rénovation du Rijksmuseum à Amsterdam.

Rijksmuseum
Rijksmuseum Crédits : Radio France

Le célèbre musée rouvre enfin après dix ans de travaux. J’ai trouvé ça très réussi. On redécouvre ce bâtiment néo-gothique qui avait été très décrié lors de son inauguration en 1885 car c’était un architecte catholique qui l’avait conçu, et il avait voulu faire comme une cathédrale avec une grande nef et des décors polychromes. Evidemment, dans ce pays protestant on a trouvé que c’était de très mauvais goût et on a vite tout recouvert sous une couche de peinture blanche. La rénovation a d’une part exhumé des parties de ce décor, qui sont très beaux, et elle a enlevé beaucoup de faux plafonds, donc on retrouve la lumière naturelle, notamment dans les cours intérieures. De plus la scénographie mêle très habilement les peintures, les sculptures, les objets d’art, c’est extrêmement vivant, le Louvre prend un coup de vieux ! On a l’impression d’être dans un cabinet de curiosités ou chez un collectionneur, cela fonctionne extrêmement bien et les vitrines dessinées par Jean-Michel Wilmotte sont magnifiques, très aériennes, très transparentes. Elles épousent l’architecture. Bravo !

Sabine Gignoux

d'Emmanuelle Giuliani :

-Paradis ordinaires, l'artiste au jardin public d'Emmanuel Pernoud aux Editions Les presses du réel.

Paradis ordinaires – L’artiste au jardin public
Paradis ordinaires – L’artiste au jardin public

Emmanuel Pernoud est un historien d’art qui a écrit des essais sur Hopper, Corot et l’enfant dans la peinture. Ici, il étudie comment les peintres au 19ème siècle et au début du 20ème siècle représentent les jardins publics, les squares des grandes villes et notamment de Paris. Ce qui l’intéresse, c’est ce petit îlot de nature civilisée au cœur de la grande ville. C’est une histoire de la société à travers les jardins publics : le peuple qui les fréquente, depuis les vieux messieurs qui attendent on ne sait quoi sur un banc, jusqu’aux enfants qui font rouler leurs cerceaux ou leurs ballons et aux nurses qui poussent les landaux… Ce livre évoque des tableaux de Bonnard, de Caillebotte et d’autres. Pour le 20ème siècle, il montre la fausse indifférence que l’on voit dans ces jardins, et comment ils deviennent peu à peu des lieux hors du temps. C’est écrit dans un style mélodieux et simple. Un vrai plaisir.

Emmanuelle Giuliani

Sans oublier l’irremplaçable revue de presse culturelle d’Antoine Guillot.

Et le coup de fil passé à Emmanuel Papillon, directeur du cinéma le Louxor qui rouvre le 18 avril.

Pastille introductive : Shepard FAIREY

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