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en haut à gauche : FRED SANDBACK, Untitled (Corner Piece), 1967, à droite : l’exposition "Le talisman de Paul Sérusier", en bas : l'affiche de l'exposition "Amour" et "Éblouissante Venise".

Arts plastiques : "J'ai trouvé l'éblouissante assez terne"

55 min
À retrouver dans l'émission

Ce soir dans La Dispute, les arts plastiques sont à l’honneur avec « EBLOUISSANTE VENISE ! » au Grand Palais, « AMOUR » au Louvre-Lens et « FRED SANDBACK » à la galerie Marian Goodman. Sans oublier le coup de cœur du jour : « Le Talisman de Paul Sérusier, une prophétie de la couleur ».

en haut à gauche : FRED SANDBACK, Untitled (Corner Piece), 1967, à droite : l’exposition "Le talisman de Paul Sérusier", en bas : l'affiche de l'exposition "Amour" et "Éblouissante Venise".
en haut à gauche : FRED SANDBACK, Untitled (Corner Piece), 1967, à droite : l’exposition "Le talisman de Paul Sérusier", en bas : l'affiche de l'exposition "Amour" et "Éblouissante Venise".

"EBLOUISSANTE VENISE ! - Venise, les arts et l'Europe au XVIIIe siècle", exposition jusqu'au 21 janvier au Grand Palais, Galeries nationales

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Présentation officielle : Héritière d’une tradition multiséculaire, la civilisation vénitienne brille de tous ses feux à l’aube du XVIIIe siècle, dans le domaine des arts plastiques,  des arts décoratifs, de la musique et de l’opéra. Grâce à la présence de très grands talents, parmi lesquels et pour ne citer qu’eux, les peintres Piazzetta et Giambattista Tiepolo, le vedustiste Canaletto, les sculpteurs Corradini et Brustolon, Venise cultive un luxe et une esthétique singuliers. La musique y vit intensément à travers les créations de compositeurs comme Porpora, Hasse, Vivaldi, servies par des chanteurs de renommée internationale comme le castrat Farinelli ou la soprano Faustina Bordoni.

Tout au long du XVIIIe siècle, le mythe de Venise, cité unique par son histoire, son architecture, son mode de vie, sa vitalité festive, se développe peu à peu. La ville est ouverte à tous les plaisirs et sa modernité s’exporte partout en Europe et fonde de nouvelles esthétiques. 

L’exposition est un hommage à cette page d’histoire artistique de la Serenissima, en tout point remarquable, par le choix des peintures, sculptures, dessins et objets les plus significatifs ainsi que par la présence de comédiens, danseurs et musiciens se produisant in situ chaque mercredi soir de 19h à 22h* dans des "Éclats nocturnes".

L'avis des critiques : 

Je trouve dommage cette exposition un peu mélancolique, Venise étant aujourd’hui encore une ville d’arts. Je trouve cette exposition scolaire, notamment toute sa deuxième partie à l’étage. On se lasse un peu, malgré la convocation d’une metteure en scène comme scénographe. Cela pouvait être une bonne idée d’aller dans l’exubérance, mais on est un peu déçu, malgré quelques bonnes idées. Sandra Adam Couralet

J’ai trouvé qu’en filigrane l’exposition repose peut-être sur la façon dont Venise s’est montrée pour elle-même et pour les autres depuis le début du XVIIIe siècle. On a du mal à savoir pourquoi ces œuvres ont été choisies, pourquoi elles ont été mises là. Parfois on a des espèces de disjonctions chronologiques. Boris Atrux

Le déroulé m’a laissé perplexe, j’ai trouvé l’éblouissante assez terne. Je me demande toujours qu’elle est son propos et à qui elle s’adresse. On a un sujet tapageur, mais lorsque l’on rentre dans l’exposition, on voit un saupoudrage de choses sur Venise, sans thèse, sans fil. On a quand même quelques perles, comme « Le fleuve des mendiants », un très beau tableau de Canaletto qui renverse la perspective sur Venise et donne à voir la Venise des miséreux. Frédéric Bonnet

"AMOUR", exposition jusqu'au 21 janvier au Musée du Louvre-Lens

Tableau de Jean-Honoré Fragonard, "Le Verrou", 1777 (© Musée du Louvre, dist. RMN-GP / Angèle Dequier)
Tableau de Jean-Honoré Fragonard, "Le Verrou", 1777 (© Musée du Louvre, dist. RMN-GP / Angèle Dequier)

Commissariat : Zeev Goureriez et Dominique de Font-Réaulx Scénographie : Agence NC / Nathalie Crinière

Présentation officielle : Si l’amour est un sentiment universel, les manières d’aimer sont multiples et n’ont cessé d’évoluer au cours de l’Histoire. D’une époque à une autre, les transformations de la relation amoureuse constituent une inépuisable source d’inspiration pour les artistes.

L’exposition se propose d’écrire une histoire des manières d’aimer, depuis le péché originel jusqu’à la quête de liberté. Cette histoire d’amours évoque tour à tour l’adoration, la passion, la galanterie, le libertinage ou encore le romantisme. Elle montre comment, partant d’une stigmatisation du féminin, chaque époque a réhabilité successivement la femme, l’amour, la relation, le plaisir et le sentiment, pour aboutir à l’invention de l’amour libre.

Rendue sensible à travers un florilège de quelque 250 œuvres d’art, croisant les techniques et les civilisations, cette histoire ne prétend pas à l’exhaustivité mais privilégie un point de vue d’auteur. Chacun des sept chapitres met en lumière un tournant majeur dans l’histoire de la relation amoureuse. Au fil de ce récit ponctué de citations littéraires et d’extraits de films, l’exposition dévoile des chefs-d’œuvre de la statuaire antique, des objets précieux du Moyen Âge, des peintures de Memling, Fragonard, Delacroix, ou encore des sculptures de Rodin, Claudel et Niki de Saint Phalle.

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L'avis des critiques :

La première salle est assez magistrale, comme une sorte de célébration de l’amour idéal avec des représentations de couples antiques. On pose d'emblée un pouvoir de séduction assez destructeur de la femme et on voit s’enchaîner les maltraitances qu'égraine l'histoire de l'art. On a une entrée en matière très intéressante sur la femme dangereuse. Frédéric Bonnet

On a un postulat téléologique qui à travers un certain nombre de périodes, se dirige vers une idée de progrès que je trouve vraiment problématique. Il y a un certain nombre de choix dans l’exposition que je trouve orientés pour proposer une sorte de linéarité historique. J’ai l’impression qu’il y avait déjà un récit et que les œuvres ne servent qu’à appuyer le récit. Pour moi le grand problème de l’exposition c’est qu’on a l’impression qu'à un moment, la misogynie s’arrête. Boris Atrux

C'est une exploration transversale de la philosophie de l'amour. Je trouve que ça crisse parfois, qu'on n'est pas forcément dans une linéarité tout au long de l’exposition. Ce que j'ai trouvé formidable dans cette exposition, c'est la mise en avant de la valorisation de l'individu au cours des siècles. Pour ce qui est de la question d’une certaine misogynie omniprésente dans l’exposition, je trouve qu’elle le dit très bien et l’avoue dès le début. Sandra Adam Couralet

"FRED SANDBACK - Le Fil d'Occam", exposition jusqu'au 27 octobre à la galerie Marian Goodman

FRED SANDBACK, Untitled (Corner Piece), 1967, corde élastique grise, 45.7 x 172.4 x 45.7 cm
FRED SANDBACK, Untitled (Corner Piece), 1967, corde élastique grise, 45.7 x 172.4 x 45.7 cm

Présentation officielle : La Galerie Marian Goodman est heureuse de présenter la première exposition dédiée au travail de Fred Sandback à Paris depuis 2008. Le Fil d'Occam, organisée en collaboration avec l'Estate de Fred Sandback rend hommage à la radicalité et à l'épure de son oeuvre à travers une sélection de sculptures et oeuvres sur papier réalisées entre 1967 et 2002. Montrée pour la première fois à la galerie de Paris, l'oeuvre de Sandback a déjà été exposée par Marian Goodman à New York en 1983 et 1985.

Fil d’Imprégné de la scène artistique américaine des années 1960 et en particulier du Minimalisme, Fred Sandback (1943-2003) ambitionne de sublimer la ligne. Composées exclusivement de fils d’acrylique monochromes tendus de façon multidirectionnelle, ses sculptures d’une fragile matérialité dessinent avec précision des formes et volumes géométriques dans l’espace.

L'avis des critiques :

La magie qui opère avec Fred Sandback, c’est que par la simple tension de fils, il fait apparaître des surfaces. On a vraiment l’impression d’être placé devant des volumes, on n’ose d’ailleurs pas entrer dans les espaces. C’est une œuvre à la fois minimale par définition et d’une humanité incroyable. Sandra Adam Couralet

Je conseille à tout le monde d’aller se couler dans l’univers de Sandback. C’est un travail que je trouve assez essentiel. Il a tellement extrait la matière qu’il ne reste presque plus grand-chose, hormis quelques fils. Il y a une pudeur de la sculpture que je trouve remarquable et très touchante. On a une expérience optique et vibratoire. Frédéric Bonnet

C’est la première exposition « Fred Sanback » à Paris depuis une dizaine d’années. Il a été très peu montré en France. C'est je pense, l’artiste le plus déceptif en photo qui soit. C'est impossible à photographier et on rate quasiment tout. Il utilise un matériau, le fil acrylique, extrêmement pauvre donc qui ne se conserve pas. Boris Atrux

>> LE COUP DE CŒUR DE SANDRA ADAM COURALET POUR : "Le Talisman de Paul Sérusier, une prophétie de la couleur", exposition jusqu'au 6 janvier au Musée de Pont Aven

l'affiche de l'exposition "Le talisman de Paul Sérusier, une prophétie de la couleur" au Musée de Pont-Aven
l'affiche de l'exposition "Le talisman de Paul Sérusier, une prophétie de la couleur" au Musée de Pont-Aven

Présentation officielle : Icône de l’histoire de l’art et œuvre manifeste du synthétisme mis au point à Pont-Aven autour de 1888, Le Talisman a été très peu étudié, et sa légende a éclipsé la vérité. Organisée en partenariat avec le musée d’Orsay, l’exposition-événement marque le retour du tableau dans la petite ville bretonne où il a été peint, le replace dans le contexte particulier de sa création, et fait le point sur les dernières analyses scientifiques menées par le Centre de Recherche et de Restauration des Musées de France (C2RMF). L’objectif ? Redécouvrir l’oeuvre, et tordre le cou aux idées reçues !

J’ai trouvé cette exposition réjouissante. On peut déjà souligner l’initiative du Musée d’Orsay de montrer cette œuvre dans son contexte et puis c’est une exposition avec des prêts assez incroyables. Sandra Adam Couralet

Vos commentaires :

Avant et pendant l'émission, réagissez et donnez votre avis sur le compte Twitter et la page Facebook de la Dispute.

Générique de l'émission : Sylvie Fleury & Sidney Stucki, "She devils on wheels", extrait de l'album "Sound Collaborations 1996-2008" (label Villa Magica Records)

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