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Arts plastiques : "Entre guerre et paix" et "Mind Breath and Beat Drawings"

58 min
À retrouver dans l'émission

Ce soir, Les arts plastiques occupent la Dispute, présentée par Antoine Guillot, en compagnie des critiques suivants :

  • Léa Bismuth (ArtPress)

  • Corinne Rondeau (France Culture)

  • Vincent Huguet (Marianne)

Seront abordées les expositions suivantes :

Morceau diffusé : Bob l'oiseu de feu , Stravinsky

Le musée national Marc Chagall de Nice propose jusqu’au 20 mai sa propre exposition, au titre proche : Marc Chagall, d’une guerre l’autre , Et du 15 juin au 7 octobre, Marc Chagall, Devant le miroir, autoportraits, couples et apparitions , toujours au Musée National Marc Chagall.

La danse, 1950-1952
La danse, 1950-1952 Crédits : Marc Chagall

Comment faire aujourd’hui une exposition rétrospective sur Chagall ? Sans remonter aux hommages qu’il a reçu de son vivant, celui de 1969 au Grand Palais, depuis les trois grandes expositions qui avaient célébré le quatre-vingt-dix-septième anniversaire de l’artiste en 1984, au Centre Pompidou, à la Fondation Maeght et au Musée National Marc Chagall à Nice, il y a une exposition Chagall en gros tous les dix ans : en 1995, celle consacrée à sa grande époque, 1907-1922 au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, et en 2003, une exposition fleuve au Grand Palais, à nouveau, qui faisait de Marc Chagall un artiste A contre-courant de l’art moderne.

Alors que proposer de nouveau aujourd’hui sur Marc Chagall ? C’est sans doute la question que s’est posée Jean-Michel Foray, le spécialiste du peintre qui avait conçu l’exposition du Musée du Luxembourg, mort quelques mois avant son ouverture, et dont la veuve, Julia Garimorth-Foray, conservateur au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, a repris le flambeau du commissariat. Pour Chagall, entre guerre et paix, le choix des commissaires a été de proposer un parcours biographico-thématique, autour d’une dialectique de la guerre et de la paix, le titre de l’exposition ne ment pas. Une centaine d’œuvres qui illustrent quatre moments clés de la vie et de l’œuvre de Chagall : la Russie en temps de guerre, autour de 1915 l’entre deux-guerres, à Berlin et Paris l’exil aux Etats-Unis, pendant la guerre et enfin l’après-guerre et le retour en France. Le tout avec une centaine d’œuvres, certaines bien connues, puisqu’elles viennent du Centre Georges Pompidou et du Musée Chagall de Nice, d’autres beaucoup plus rares, prêtées par la Galerie Trétiakov de Moscou et quelques collectionneurs privés.

Antoine Guillot

-Mind Breat and Beat Drawings, de Julie Mehretu à la Galerie Marian Goodman du 26 janvier au 26 mars.

Morceau diffusé :

Vue de l'installation
Vue de l'installation

Très cotée aux Etats-Unis, Julie Mehretu, puisque si jamais vos affaires vous mènent à la banque Goldman Sachs à New York, vous pourrez découvrir dans l’enceinte de l’établissement une fresque de 24 mètres de long signée de l’artiste.

La galerie Marian Goodman avait déjà présenté ses travaux l’été dernier à Kassel dans le cadre de la dOCUMENTA (13), une œuvre en quatre partie intitulée Mogamma, du nom du bâtiment emblématique du gouvernement égyptien sur la place Tahrir au Caire. Pour cette toute première exposition parisienne de l’artiste née en 1970 à Addis Abeba en Ethiopie, la galerie nous propose seize dessins sur papier réalisés au graphite noir et dix œuvres à l’encre, plus une série d’eaux fortes.

Le titre de l’exposition, Mind Breath and Beat Drawings, qu’on pourrait traduire par « Respiration de l’esprit et dessins beat » , renvoie à un recueil de poèmes du mentor de la beat generation, Allen Ginsberg, Mind Breaths, et les dessins de Julie Mehretu peuvent effectivement faire penser à l’écriture et au dessin automatique, quelque chose de très spontané et qui donnent en même temps l’impression d’une organisation secrète, qui serait peut-être celle de l’urbanisme et de l’architecture, comme le laissent soupçonner certains dessins qui recouvrent des plans d’architecte.

Antoine Guillot

Ainsi que les coups de cœur :

Léa Bismuth:

C’est une exposition sensorielle, immersive, qui prend comme point de départ le chef d’œuvre : « Walden ou la vie dans les bois », d’Henry David Thoreau.

Jean-François Peyret s’empare de ce livre pour une véritable installation avec une scénographie visuelle et sonore.

En tant que spectateur, on se promène dans une merveilleuse nuit !

Corinne Rondeau:

  • Ca prend, Art contemporain, cinéma et Pop culture de Fabienne Radi (Editions du Mamco)

Ce n’est pas simplement un livre raffiné, il est totalement décomplexé.

On lit ce livre sérieusement avec toute la légèreté qu’il peut avoir avec des digressions qui vont jusqu’au bout.

Roland Barthes est omniprésent. Fabienne Radi est un peu la Roland Barthes qui nous manque. Les petites choses deviennent importantes. On rit beaucoup mais avec sérieux.

  • Réjouissant, intelligent, et fantastique !*

Sans oublier, l’irremplaçable revue de presse culturelle d’Antoine Guillot

Et le coup de fil de Seham Boutata passé à Jean-Jacques Aillagon , Nouveau Président des Arts Décoratifs de Paris nommé depuis le jeudi 14 février.

Pastille introductive : Marc CHAGALL

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