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A gauche : Vue de l'exposition "Etranger résident" ; en haut à droite : affiche de "Mali Twist" ; en bas : Irving Penn

Arts plastiques : Etranger résident, Mali Twist, Irving Penn

57 min
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A gauche : Vue de l'exposition "Etranger résident" ; en haut à droite : affiche de "Mali Twist" ; en bas : Irving Penn
A gauche : Vue de l'exposition "Etranger résident" ; en haut à droite : affiche de "Mali Twist" ; en bas : Irving Penn Crédits : Marc Domage, Fondation Cartier, THE IRVING PENN FOUNDATION

Etranger résident, du 15 octobre au 21 janvier 2018 à la Maison rouge

Présentation officielle : La maison rouge poursuit son cycle d’expositions consacré aux collections privées. Après Artur Walther en 2015 et Bruno Decharme en 2014, c’est au tour de Marin Karmitz de dévoiler, pour la première fois, un ensemble important de sa collection, soit près de 400 oeuvres qui interrogent notre manière d’être au monde.

Cette collection, patiemment réalisée depuis une trentaine d’années, est la dernière réalisation et production de cet homme plus connu pour les films qu’il a aidé à mettre au monde et pour les salles de cinéma MK2 qui ont transformé les quartiers de Paris où elles se sont implantées.
Ayant commencé sa carrière comme cinéaste, c’est en cinéaste qu’il a imaginé la présentation des centaines de photographies, tableaux, sculptures, dessins, vidéos exposés à cette occasion.
L’exposition est un scénario qui entremêle plusieurs histoires. Comme toute collection, celle-ci forme un autoportrait en creux du collectionneur, chaque œuvre nous en dit un peu plus sur ses centres d’intérêts, convergents ou divergents en apparence.
Au fil du parcours, la pratique du collectionneur se révèle, le choix des artistes qui l’ont ému, la constitution patiente d’ensembles cohérents d’un même artiste qu’il soit photographe ou plasticien, le dialogue continu instauré avec certains d’entre eux.
Les œuvres évoquent également une époque (le XXème siècle et ses tragédies), des lieux (de l’Europe aux Etats-Unis) à travers différents médiums : la vidéo, la photographie, la peinture, le dessin, la sculpture et plusieurs installations de grande ampleur (Annette Messager, Christian Boltanski, Abbas Kiarostami, Chris Marker) où le noir et blanc domine sans être exclusif.
Résolument personnelle, engagée, exigeante et pas toujours aimable, cette collection montrée pour la première fois, quasi intégralement, est exceptionnelle par la qualité des œuvres et des ensembles qui la composent.
Les nombreux artistes présents ont pour point commun d’avoir été choisis et mis en scène par Marin Karmitz. Est-ce le seul ? Pendant le générique de fin, le spectateur aura tout loisir de répondre à cette question et d’imaginer sa propre histoire.

Florian Gaité :

C'est une exposition tellement émouvante qu'elle est parfois difficilement supportable.

Corinne Rondeau :

Je n'ai pas eu la sensation de voir une collection mais d'être emportée dans un musée où on retraverse non pas l'histoire, mais son fantôme.

Stéphane Correard :

C'est à la fois un autoportrait et une histoire terrible et répétitive de l'Occident au XXe siècle.

Ce n'est pas une exposition manichéenne ; elle porte un regard multiple sur les tragédies du siècle.

Irving Penn, du 21 Septembre au 29 Janvier 2018 au Grand Palais

Présentation officielle : L’année 2017 célèbre le centenaire de la naissance d’Irving Penn, l’un des plus grands photographes du XXe siècle. En partenariat avec le Metropolitan Museum of Art de New York, le Grand Palais rend hommage à cet artiste talentueux, célèbre pour ses photographies de personnalités majeures telles que Pablo Picasso, Yves Saint Laurent, Audrey Hepburn, Alfred Hitchcock, etc. Son travail se caractérise par une élégante simplicité et une rigueur remarquable, du studio jusqu’au tirage auquel Penn accorde un soin méticuleux. Resté fidèle à la photographie de studio, il crée, dans chaque portrait, une véritable intimité avec son modèle, qui constitue la signature d’Irving Penn.

Cette exposition est organisée par le Metropolitan Museum of Art et la Réunion des musées nationaux – Grand Palais, en collaboration avec The Irving Penn Foundation.

Elisabeth Franck-Dumas :

C'est une exposition élégante, sobre qui ressemble à Irving Penn, photographe de la perfection formelle.

Yasmine Youssi :

Irving Penn est d'abord un grand photographe avant d'être un photographe de mode.

Affiche de l'exposition
Affiche de l'exposition Crédits : Grand Palais

Mali Twist, du 20 octobre au 25 février 2018 à la Fondation Cartier

Présentation officielle :Malick Sidibé, Mali Twist

En 1995, la Fondation Cartier pour l’art contemporain présentait la première exposition monographique du photographe malien Malick Sidibé hors du continent africain. Un an après la disparition de l’artiste le 14 avril 2016, elle lui rend hommage avec Mali Twist*, une grande exposition rétrospective accompagnée d’un ouvrage, conçus et dirigés par André Magnin en collaboration avec Brigitte Ollier. L’exposition réunit pour la première fois ses photographies les plus exceptionnelles et emblématiques ; des tirages d’époque réalisés par lui-même de 1960 à 1980 ; un choix de « chemises » rassemblant ses prises de vue de soirées ainsi qu’un ensemble de portraits inédits d’une beauté intemporelle. Véritable plongée dans la vie de celui qui fut surnommé « l’oeil de Bamako », cet ensemble exceptionnel de photographies en noir et blanc révèle comment Malick Sidibé a su saisir, dès le début des années 1960, la vitalité de la jeunesse bamakoise et imposer son style unique, reconnu aujourd’hui dans le monde entier.

Les Soirées Nomades

Pendant toute la durée de l’exposition, les Soirées Nomades invitent des artistes, des musiciens et des penseurs maliens, toutes générations confondues, à dialoguer avec l’oeuvre de Malick Sidibé. Concerts, bals populaires, marionnettes traditionnelles, studio photo ambulant ou encore rencontres autour de la musique et de la danse viendront rythmer l’exposition comme autant de projets et de voix faisant écho à la joie de vivre qu’inspirent les photographies de Malick Sidibé.

Arnaud Laporte :

Ses photographies offrent des possibilités de bonheur : c'est un travail d'utilité publique.

Sandra Adam-Couralet :

La photographie de Sidibé est une photographie par et pour cette jeunesse africaine.

Yasmine Youssi :

C'est une exposition galvanisante à la scénographie remarquable !

Florian Gaité :

C'est une exposition qui transpire la vie ; ce n'est pas une exposition hommage.

Malick Sidibé, Un jeune gentleman, 1978
Malick Sidibé, Un jeune gentleman, 1978 Crédits : Courtesy Galerie MAGNIN-A, Paris

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