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Arts-plastiques: "Faux Guide" et "Performing Social Landscapes" & "Georgia O'Keeffe et ses amis photographes"

58 min
À retrouver dans l'émission

Dans cette dispute spectacle vivant Arnaud Laporte reçoit les critiques Frédéric Bonnet et Corinne Rondeau pour vous parler et peut être se disputer Faux Guide Yto Barrada et Performing Social Landscapes & Georgia O'Keeffe et ses amis photographes.
Deux expositions à retrouver au Carré d'Art de Nîmes jusqu'au 13 mars:
- Faux Guide de Yto Barrada

Yto Barrada
Yto Barrada

Yto Barrada est née en 1971 à Paris et vit actuellement à New York et Tanger. Ses premiers projets à la fin des années 90 étaient liés à la ville de Tanger au Maroc. Elle y révélait les processus de globalisation et les espoirs d’individus dans une émigration possible vers l’Europe. Le projet présenté à Nîmes poursuit son exploration de l’identité marocaine et la question des origines mais aussi les dispositifs de collecte et de monstration de musées d’histoire naturelle, d’ethnographie ou d’archéologie. Elle y pense le statut des archives et de l’industrie qui se développe autour des fouilles archéologiques. Une série de photographies présente un ensemble de jouets d’enfants d’Afrique du nord conservés au Musée du Quai Branly à Paris. Un autre ensemble d’œuvres fait directement référence aux fouilles archéologiques qui se déploient dans le Sahara, la découverte de fossiles mais aussi le marché florissant des faux. Le film Faux Départ est un voyage à travers des paysages des montagnes de l’Atlas et la description du travail des faussaires. C’est à la fois une réflexion sur les temps géologiques, l’histoire de notre planète mais aussi celle de la France. L’ensemble des ces objets et images nous racontent des histoires individuelles mais aussi la façon dont nous pouvons raconter la grande histoire par la collecte d’objets, la fabrication d’artefacts et leur présentation dans des dispositifs muséaux qui évoluent dans le temps

- Performing Social Landscapes de LaToya Ruby Frazier

LaToya Ruby Frazier,
LaToya Ruby Frazier,

Les photographies de LaToya Ruby Frazier (née en 1982) ont pour sujet sa ville natale, Braddock en Pennsylvanie ou plus exactement les habitants de la ville. C’est la banlieue ouvrière de Pittsburgh où était présente une importante aciérie. Depuis plusieurs années elle poursuit un travail sur ses proches en les prenant comme des témoins de la crise économique. Son travail s’inscrit dans une longue tradition de photographes engagés comme Dorothea Lange, Walker Evans et Gordon Parks. Elle s’intéresse à trois générations de femmes. On retrouve très souvent dans ses photos sa grand-mère, sa mère et des autoportraits. Dépassant le cadre de la photographie documentaire, LaToya Ruby Frazier réalise des compositions complexes qui utilisent plusieurs cadrages et mises en abyme en ayant recours au geste performatif. Dans le cadre du projet Pier 54 sur la Highline à New York, elle a réalisé une performance où elle brandit des drapeaux sur lesquels sont imprimés des photographies historiques liées à ce quai. Elle va rejouer cette série sur des drapeaux en toile de jeans (Nîmes étant la ville natale du Denim) en faisant référence à sa série Campaign for Braddock Hospital de 2011 où elle répondait à une campagne des jeans Levis réalisée à Braddock.

Extrait sonore: « arabesque » Emir BOUZAABIA

- Georgia O'Keeffe et ses amis photographes , jusqu'au 7 février au Musée de Grenoble.

Georgia O’Keeffe, Pétunias, 1925 - Fine Arts Museums of San Francisco
Georgia O’Keeffe, Pétunias, 1925 - Fine Arts Museums of San Francisco

Première monographie consacrée en France à l’artiste peintre américaine Georgia O’Keeffe, l’exposition programmée cet automne au musée de Grenoble constitue un événement exceptionnel.

Georgia O’Keeffe occupe une place singulière dans le contexte de l’art américain. Ses peintures, reconnaissables entre toutes, se distinguent par leur immédiateté, la sensualité de leurs couleurs et la clarté de motifs qui s’imposent, avec insistance, à la mémoire. La force de ces images, qui viennent questionner le visible, tient au trouble créé par des formes énigmatiques oscillant souvent entre abstraction et figuration. L’artiste se fait connaître, dans les années 1920, par des peintures de fleurs et de buildings au réalisme photographique. Elle assimile alors l’esthétique précisionniste des peintres du cercle de Stieglitz – Arthur Dove, John Marin, Charles Demuth et Marsden Hartley, pour ensuite donner corps à un répertoire formel unique, profondément marqué par sa vie dans le désert du Nouveau Mexique. A partir des années 1960, en communion spirituelle avec son environnement du Sud-Ouest, O’Keeffe peint des compositions abstraites, dont la pureté formelle et la sensualité des tons se font l’écho des travaux de Mark Rothko, Ellsworth Kelly ou Agnes Martin.

Extrait sonore: « In somebody else’s dream » JeanFrançois MORIN

Coups de coeur: Pour Frédéric Bonnet c'est Bill Culbert au Musée des Beaux-Arts de Dole, à voir jusqu'au 28 février.

Et Corinne Rondeau vous conseille Robert Capa et la couleur , jusqu'au 29 mai au Jeu de Paume - Chateau de Tours.

Concernant la revue de presse culturelle quotidienne d'Antoine Guillot, elle porte sur: L'art, ça fait du bien

  • le musée des Beaux-arts de Montréal va ouvrir l'an prochain un très vaste "atelier international d'éducation et d'art-thérapie"

  • à propos du projet belge "code Alzheimer"

  • et des initiatives des musées envers les aveugles et malvoyants

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